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« Give My Regards to Broad Street » : anatomie du film que Paul McCartney a écrit, produit, financé — et que personne n’a voulu voir

Give My Regards to Broad Street (1984) : genèse, synopsis, distribution, bande son titre par titre, box-office, critiques et postérité du film écrit par Paul McCartney. Analyse experte et 12 correctifs factuels.

Les 10 plus belles chansons d’amour de Paul McCartney : anatomie d’un métier, de « Things We Said Today » à « Maybe I’m Amazed »

Il existe une accusation qui poursuit Paul McCartney depuis un demi-siècle, et il a eu l’élégance de la transformer en numéro un mondial : celle d’écrire des chansons d’amour idiotes. L’accusation est fausse pour une raison très simple, que ce classement voudrait démontrer pas à pas — non pas parce que les chansons seraient plus […]

20 chansons pour découvrir les Wings

De « Some People Never Know » à « Getting Closer » : vingt titres pour comprendre les Wings, le groupe de Paul McCartney, ses sept formations et ses dix années (1971-1981).

20 chansons pour découvrir Paul McCartney en solo

De « Maybe I’m Amazed » à « Find My Way » : vingt chansons commentées, avec dates de séances, classements et correctifs, pour entrer dans la carrière solo de Paul McCartney.

Il y a 55 ans, Paul McCartney annonçait un groupe qui n’avait pas encore de nom

Le 3 août 1971, McCartney présentait un groupe encore sans nom. Wings, de Wild Life au Kingdome : formation, ruptures, chronologie et correctifs factuels.

C’est l’été : 20 chansons pour découvrir Paul McCartney

De « Maybe I’m Amazed » à « Home to Us » avec Ringo Starr : vingt titres solo et Wings, en cinq actes, pour découvrir la carrière post-Beatles de Paul McCartney.

« Silly Love Songs » Paul McCartney, la guerre des critiques et le droit revendiqué à la chanson d’amour

Genèse, chronologie de studio, records du Billboard et défense de l’amour sincère : dossier documenté sur « Silly Love Songs », la réponse musicale de Paul McCartney à ses détracteurs.

Wings Over America : quand Paul McCartney a cessé de demander pardon aux Beatles

Cela faisait dix ans que Paul McCartney n’avait plus vraiment affronté l’Amérique sur une scène. Dix ans depuis les derniers concerts des Beatles, les cris plus forts que les amplis, la fin d’un monde avalé par sa propre mythologie. Le 3 mai 1976, à Fort Worth, il revient pourtant là où tout avait basculé, mais il ne revient pas seul, ni en survivant poli d’un miracle disparu. Il revient avec Wings, ce groupe longtemps moqué, souvent réduit à une fantaisie conjugale, parfois regardé comme une note de bas de page dans l’histoire du plus grand groupe du monde. Sauf qu’en 1976, Paul McCartney n’a plus grand-chose à prouver sur disque : Band on the Run, Venus and Mars et At the Speed of Sound ont transformé la convalescence post-Beatles en nouvelle machine à tubes. Il lui reste à conquérir la scène américaine, à faire tenir dans un même souffle les fantômes de Yesterday, la flamboyance de Live and Let Die, la ferveur de Maybe I’m Amazed et l’insolence mélodique de Silly Love Songs. Wings Over America n’est pas un album live de plus. C’est le moment où McCartney cesse d’être prisonnier de son passé et comprend qu’il peut le jouer sans s’y dissoudre. Il n’a pas besoin de tuer les Beatles pour continuer à vivre. Il lui fallait simplement des ailes.

3 mai 1976 : le soir où Paul McCartney reconquit l’Amérique avec Wings

Il y a des retours qui ont l’air, vus de loin, d’une simple ligne dans un calendrier de tournée. Un lundi soir de mai, un centre de conventions au Texas, un ancien Beatle qui remonte sur une scène américaine après dix ans d’absence, sa femme aux claviers, un groupe encore regardé avec méfiance, quelques lasers, des cuivres, de la fumée et une trentaine de chansons pour répondre à une question que tout le monde se posait sans toujours l’avouer : Paul McCartney pouvait-il exister, vraiment, en dehors des Beatles ? Le 3 mai 1976, à Fort Worth, la réponse ne fut pas théorique. Elle passa par la basse, les refrains, les harmonies, les morceaux de Wings imposés au public avant que les fantômes de Liverpool ne soient invités à la table. Ce soir-là, McCartney ne revint pas mendier la nostalgie américaine. Il vint défendre son présent, son groupe, Linda, Denny Laine, Jimmy McCulloch, Joe English, et cette idée presque insolente qu’une seconde vie pouvait être autre chose qu’un appendice à la première. Avant Madison Square Garden, avant l’album live Wings Over America, avant la preuve gravée, il y eut cette nuit de Fort Worth : celle où l’Amérique attendait les Beatles et découvrit que Wings savait voler.

Paul McCartney : le n°1 discret qui réhabilite enfin Wings

Paul McCartney succès documentaire Man On The Run

Il y a des victoires qui prennent toute la place et d’autres qui s’installent plus silencieusement, avec cette élégance un peu étrange des événements que l’on pourrait croire mineurs si l’on oubliait de les replacer dans une histoire longue. Le nouveau n°1 décroché par Paul McCartney au Royaume-Uni appartient à cette seconde famille. Sur le papier, Man on the Run n’est “que” la bande originale d’un documentaire consacré aux années Wings, un disque d’accompagnement venu se glisser dans un classement spécialisé. Dans les faits, c’est beaucoup plus troublant que cela. Car ce succès modeste en apparence raconte quelque chose de beaucoup plus vaste : la manière dont une époque entière de la vie de McCartney est enfin en train d’être réentendue sans les vieux réflexes de condescendance. Longtemps traités comme un appendice embarrassant de l’après-Beatles, Wings reviennent ici au centre du récit, non plus comme une transition commode, mais comme le lieu même de la reconstruction artistique, affective et populaire de Paul. Et c’est tout l’intérêt de cette affaire : derrière les chiffres, c’est une mémoire qui se répare, une décennie qui reprend sa place, et un groupe trop souvent mal raconté qui retrouve enfin la lumière qu’il méritait.

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