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La vidéographie de Paul McCartney après les Beatles : cinquante-six ans de films, de clips et de captations (1970-2026)

Films, clips, concerts filmés et documentaires de Paul McCartney depuis 1970 : Rockshow, Broad Street, Rupert, McCartney 3,2,1, Man on the Run. Inventaire complet et correctifs.

Les 10 plus belles chansons d’amour de Paul McCartney : anatomie d’un métier, de « Things We Said Today » à « Maybe I’m Amazed »

Il existe une accusation qui poursuit Paul McCartney depuis un demi-siècle, et il a eu l’élégance de la transformer en numéro un mondial : celle d’écrire des chansons d’amour idiotes. L’accusation est fausse pour une raison très simple, que ce classement voudrait démontrer pas à pas — non pas parce que les chansons seraient plus […]

20 chansons pour découvrir les Wings

De « Some People Never Know » à « Getting Closer » : vingt titres pour comprendre les Wings, le groupe de Paul McCartney, ses sept formations et ses dix années (1971-1981).

20 chansons pour découvrir Paul McCartney en solo

De « Maybe I’m Amazed » à « Find My Way » : vingt chansons commentées, avec dates de séances, classements et correctifs, pour entrer dans la carrière solo de Paul McCartney.

C’est l’été : 20 chansons pour découvrir Paul McCartney

De « Maybe I’m Amazed » à « Home to Us » avec Ringo Starr : vingt titres solo et Wings, en cinq actes, pour découvrir la carrière post-Beatles de Paul McCartney.

D’Apple Studio à AIR Studios : les métamorphoses décisives de Paul McCartney (1969-1975)

De janvier 1969 à Band on the Run : comment Paul McCartney s’est reconstruit studio par studio après la séparation des Beatles. Récit détaillé et analyse.

Il y a 55 ans sortait RAM de Paul McCartney !

l y a des disques qui arrivent trop tôt, et Ram fait partie de ceux-là. Quand Paul McCartney le publie en mai 1971, à peine un an après l’implosion officielle des Beatles, le monde n’a pas envie d’entendre un ex-Beatle chanter la campagne écossaise, l’amour conjugal, les enfants, les béliers et les petites joies domestiques. La critique attend de lui une grande déclaration, une revanche, un manifeste. Elle reçoit un album bizarre, libre, brinquebalant, tendre, parfois féroce, où les mélodies les plus lumineuses croisent le nonsense britannique, les orchestrations grandioses, les attaques à peine voilées contre Lennon et une forme de bonheur familial que le rock de l’époque juge presque suspecte.

On sait aujourd’hui à quel point le malentendu fut immense. Derrière sa pochette de gentleman-farmer et ses airs de récréation à deux voix avec Linda, Ram cache l’un des sommets de McCartney : un disque de reconstruction, d’invention et de liberté, enregistré entre New York, Los Angeles et les souvenirs humides du Kintyre. Méprisé en 1971, il est devenu avec le temps une pierre fondatrice de l’indie pop, une matrice pour des générations de musiciens qui y ont reconnu ce que les contemporains n’avaient pas voulu entendre : la beauté étrange d’un artiste refusant de devenir le monument qu’on exigeait de lui.

Londres, 15 mai 1967 : la naissance de la plus belle histoire d’Amour du Rock

Il faut parfois qu’un destin tienne à presque rien : un club de Soho, une table trop étroite, un homme qui se lève au mauvais moment, une jeune femme blonde qui tente de passer, et quelques mots d’une banalité désarmante lancés dans le brouhaha d’un concert. Le 15 mai 1967, Paul McCartney vient de sortir des dernières célébrations de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, au sommet absolu de son pouvoir créatif, quand il croise au Bag O’Nails Linda Eastman, photographe new-yorkaise déjà rompue aux coulisses du rock. Lui ne sait pas encore qu’elle deviendra la femme de sa vie ; elle ne sait pas encore qu’elle partagera avec lui la fin des Beatles, la naissance de Wings, RAM, Band on the Run, les fermes écossaises, le végétarisme militant, les enfants, les tournées, les disputes, les chansons et les deuils. Rien, dans cette première rencontre, ne ressemble à une scène écrite pour la légende. Et c’est précisément ce qui la rend si bouleversante. Car de cette maladresse minuscule naîtra l’une des histoires d’amour les plus longues, les plus attaquées et les plus fécondes de la culture rock : celle d’un Beatle qui cherchait un sol, et d’une photographe qui sut lui apprendre à regarder autrement.

Paul McCartney en concert à Singapour : la rumeur qui ferait entrer un dernier territoire dans la légende

Il y a des rumeurs qui ne devraient être que des rumeurs et qui, pourtant, se mettent aussitôt à produire de l’histoire. Celle qui envoie aujourd’hui Paul McCartney vers le Grand Prix de Singapour 2026 appartient à cette catégorie trouble : rien n’est officiel, rien n’a été annoncé par son entourage, mais une phrase lâchée à la télévision par Eddie Rayner, suivie d’un acquiescement de Neil Finn, suffit à rallumer une carte longtemps restée blanche. Car Singapour n’est pas une destination comme une autre dans la géographie mccartneyienne. Les Beatles y sont passés le 2 juillet 1964, le temps d’une escale chaotique à Paya Lebar, devant des milliers de fans privés de concert. Paul, lui, n’y a jamais vraiment joué. Le voir débarquer à Marina Bay, à 84 ans, dans le décor nocturne et futuriste de la Formule 1, aurait donc la beauté étrange des rendez-vous très tardifs : non pas un simple concert de prestige, mais la possibilité qu’une ville aperçue sans être entendue reçoive enfin sa soirée. Il faut rester prudent, bien sûr. Mais chez McCartney, les détails ont souvent la vie longue, et cette rumeur singapourienne ressemble déjà à un chapitre que l’on brûle de voir s’écrire.

Paul McCartney, Liverpool dans la peau : « Ne sous-estimez pas la classe ouvrière »

Il y a chez Paul McCartney une façon de revenir à Liverpool qui ne ressemble ni à une visite guidée de sa propre légende, ni à l’exercice attendri d’un monument venu caresser le bronze de sa statue. Alors que The Boys of Dungeon Lane s’annonce comme son premier nouvel album solo depuis plus de cinq ans, l’ancien Beatle semble remonter vers la source, non pour s’y réfugier, mais pour rappeler d’où vient cette musique qui a fini par parler à la planète entière. Speke, Forthlin Road, les pianos de salon, l’humour d’après-guerre, les familles modestes où l’intelligence circulait sans diplôme ni fanfare : tout cela n’est pas un décor dans son histoire, mais une grammaire intime. Quand McCartney lance qu’il ne faut pas sous-estimer la classe ouvrière, il ne sort pas un slogan de circonstance. Il désigne le monde qui l’a formé, celui qui a donné aux Beatles leur vitesse, leur insolence, leur art de parler directement aux gens. À 83 ans, Paul ne contemple pas seulement Liverpool depuis le sommet de sa gloire : il y retrouve le garçon aux jumelles, l’enfant qui observait les oiseaux sur Dungeon Lane et qui, sans le savoir encore, apprenait déjà à saisir une apparition avant qu’elle ne disparaisse en chanson.

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