Jouée devant les Beatles le 14 janvier 1969 et laissée de côté, enregistrée à New York en octobre 1970, orchestrée par le Philharmonique et mixée six semaines en Californie : histoire complète du final de « Ram », du single britannique à trente-neuvième place et de la phrase où John Lennon a cru se reconnaître. Sept idées reçues corrigées.
l y a des disques qui arrivent trop tôt, et Ram fait partie de ceux-là. Quand Paul McCartney le publie en mai 1971, à peine un an après l’implosion officielle des Beatles, le monde n’a pas envie d’entendre un ex-Beatle chanter la campagne écossaise, l’amour conjugal, les enfants, les béliers et les petites joies domestiques. La critique attend de lui une grande déclaration, une revanche, un manifeste. Elle reçoit un album bizarre, libre, brinquebalant, tendre, parfois féroce, où les mélodies les plus lumineuses croisent le nonsense britannique, les orchestrations grandioses, les attaques à peine voilées contre Lennon et une forme de bonheur familial que le rock de l’époque juge presque suspecte.
On sait aujourd’hui à quel point le malentendu fut immense. Derrière sa pochette de gentleman-farmer et ses airs de récréation à deux voix avec Linda, Ram cache l’un des sommets de McCartney : un disque de reconstruction, d’invention et de liberté, enregistré entre New York, Los Angeles et les souvenirs humides du Kintyre. Méprisé en 1971, il est devenu avec le temps une pierre fondatrice de l’indie pop, une matrice pour des générations de musiciens qui y ont reconnu ce que les contemporains n’avaient pas voulu entendre : la beauté étrange d’un artiste refusant de devenir le monument qu’on exigeait de lui.
On a longtemps rangé Thrillington dans la catégorie commode des curiosités maccartneyiennes : un disque pour collectionneurs, un canular de studio, une plaisanterie orchestrale signée sous le nom improbable de Percy “Thrills” Thrillington. C’est aller un peu vite, car derrière ce masque de gentleman fictif se cache l’un des gestes les plus passionnants de Paul McCartney dans les années 70. En reprenant Ram sans les voix, sans Linda au micro, sans la présence immédiatement identifiable de Paul, Thrillington ne retire pas l’âme du disque : il en révèle la charpente. Enregistré dès 1971 à Abbey Road avec les arrangements de Richard Hewson, puis publié en 1977 sous pseudonyme, l’album transforme les chansons de Ram en fantômes de music-hall, en miniatures lounge, en génériques de films anglais jamais tournés. Ce qui pouvait passer pour une blague devient alors une démonstration éclatante : McCartney n’est pas seulement un mélodiste prodigieux, il est un metteur en scène, un constructeur de mondes, un homme capable de faire vivre ses chansons sous un autre costume. Et derrière Percy Thrillington, c’est peut-être le vrai Paul que l’on entend le mieux.
Il y a chez Paul McCartney une façon bien à lui de disparaître sans jamais vraiment quitter la pièce. Quand Lennon transforme le masque en règlement de comptes et Bowie en théâtre permanent, Paul préfère les fausses identités bricolées avec le sérieux d’une plaisanterie anglaise : des noms improbables, des biographies de poche, des doubles qui lui permettent de respirer à l’écart du vacarme Beatles. Percy “Thrills” Thrillington est sans doute le plus délicieux de ces fantômes. Faux dandy, faux chef d’orchestre, faux mondain sorti d’un salon où le champagne aurait tiédi depuis 1938, il signe pourtant en 1977 un vrai disque : la version instrumentale et orchestrale de RAM, enregistrée dès 1971 à Abbey Road sous l’œil de McCartney et les arrangements de Richard Hewson. Longtemps resté dans l’ombre, Thrillington n’est pas une simple curiosité lounge ni un caprice luxueux. C’est un miroir déformant tendu à l’un des albums les plus étranges, les plus mal compris et les plus féconds de Paul. En retirant sa voix, il révèle la charpente. En inventant Percy, il raconte autre chose de lui-même : l’art de fuir son propre nom pour mieux faire entendre ses chansons.
Plongez dans l’histoire fascinante de « The Back Seat Of My Car », un morceau emblématique de l’album solo Ram de Paul McCartney. Né durant les sessions Get Back et réinventé grâce à une orchestration grandiose signée George Martin, ce titre allie l’influence des Beach Boys et l’esprit rebelle des Beatles. Malgré un succès commercial modeste, il s’impose aujourd’hui comme un chef-d’œuvre intemporel mêlant passion adolescente et audace musicale.
Paul McCartney, célèbre pour sa voix caméléon, a exploré une incroyable palette vocale tout au long de sa carrière. Des cris rauques de « Helter Skelter » aux ballades délicates comme « Yesterday », il a prouvé sa capacité à incarner des émotions variées. L’album RAM illustre parfaitement son génie vocal et sa créativité musicale, avec des pépites comme « The Back Seat of My Car », où puissance et mélodrame s’entrelacent. Si critiqué à sa sortie, RAM est aujourd’hui un classique, confirmant McCartney comme une figure incontournable de la musique post-Beatles.
Le 14 janvier 1969, Paul McCartney entre dans les studios de Twickenham, en grande partie vides, pour continuer à travailler sur le projet The Beatles Get Back. Lors d’une conversation avec un membre de l’équipe de tournage, filmée dans la série documentaire The Beatles : Get Back, McCartney explique que les chansons et les mélodies vont et viennent tout simplement dans sa tête. À titre d’exemple, McCartney a joué une chanson qu’il venait de commencer à écrire le matin même : « The Back Seat of My Car. ‘Back Seat Of My Car’ est très romantique », a déclaré McCartney à Mojo en 2001.
Informations sur l’album Track-listing de l’album Description de l’album Let It Be est le dernier album publié par les Beatles. Enregistré avant Abbey Road, Let It Be ne paraît que le 8 mai 1970, soit plus dun an après son enregistrement. Au moment de sa sortie, le groupe était déjà officiellement séparé, depuis une annonce […]
Informations sur l’album Pays : International Support : CD Promo Label : Apple Numéro de série : R 5914 Mixage : Mono Track-listing de l’album Face A The Back Seat Of My Car Face B Heart Of The Country
Commander la version vinyle mono | Commander la version Double vinyle | Commander la version Standard 1 CD | Commander la version Double CD | Commander la version 4 CD + 1 DVD Après « Donner%20un%20nom%20à%20votre%20lienBand On the Run » , « Donner%20un%20nom%20à%20votre%20lienMcCartney », et « Donner%20un%20nom%20à%20votre%20lienMcCartney II », c’est au tour de « RAM », mythique album de Paul McCartney de bénéficier d’une réédition et remasterisation, qui sera disponible dès le 22 Mai prochain. Les différentes réédition de l’album RAM de Paul McCartney Comme pour les rééditiopns des albums précédents, Paul Mccartney a décidé d’offrir à ses fans des remasterisations de qualité, et de s’adapter aux désirs de ces derniers. Voici les différents formats dans lesquels le disque RAM va être disponible : Standard Edition : elle comporte 1 CD avec 12 titres remasterisés Special Edition : elle comporte le CD présent dans la version standard, ainsi qu’un album de bonus, rarities et Faces B de 8 titres, parmi lesquels « Another Day » Deluxe Edition Box Set : ce coffret/livre comporte un set de 4 CD et un DVD. il permet en outre de télécharger l’ensemble des chansons du coffret en version digitale.












