Le 1er janvier 1962, les Beatles enregistrent quinze chansons pour Decca. Trois compositions Lennon-McCartney, des Coasters, du Chuck Berry, du Buddy Holly et des standards d’avant-guerre choisis par Brian Epstein. Qui chante quoi, d’où vient chaque titre, ce qu’il est devenu, où l’écouter légalement : le guide complet des chansons de l’audition Decca.
En février 1967, Paul McCartney lit dans le Daily Mail la disparition de Melanie Coe, 17 ans. Il en tire She’s Leaving Home sans savoir qu’il l’avait déjà rencontrée quatre ans plus tôt sur le plateau de Ready Steady Go!. Enquête sur la vraie fugue, sur ce que la chanson invente, sur ce qui s’est passé dix jours plus tard — et sur la femme qui ne peut toujours pas écouter le morceau.
Apple Records a mis en ligne le 14 septembre 2026 un enregistrement inédit de Norwegian Wood (This Bird Has Flown), premier extrait du coffret Rubber Soul: Special Edition attendu le 2 octobre. Décryptage de cette prise du 21 octobre 1965 et histoire complète de la chanson : écriture à Saint-Moritz, liaison cachée, sitar de George Harrison, réception et postérité.
Gerry and the Pacemakers, Billy J. Kramer, Cilla Black, les Fourmost, le Big Three, Tommy Quickly, Sounds Incorporated, les Silkie, les Moody Blues, les Cyrkle : enquête complète sur l’écurie d’artistes que Brian Epstein dirigeait à côté des Beatles. Histoire, discographies vérifiées, citations, chronologie, correctifs factuels et postérité.
Le 12 septembre 2005, Paul McCartney publiait Chaos and Creation in the Backyard, l’un des albums les plus singuliers de sa carrière solo. Produit par Nigel Godrich, recommandé par George Martin, le disque naît d’une collaboration parfois tendue : pour une fois, McCartney accepte qu’un producteur conteste ses choix, écarte son groupe et lui demande de jouer presque tous les instruments. Vingt et un ans plus tard, retour sur les séances, les chansons, les musiciens, les chiffres, les Grammy Awards et les secrets d’un disque devenu une référence de son œuvre tardive.
Écrite vers 1957, enregistrée sans conviction le 5 mars 1963 puis abandonnée, ressortie en janvier 1969 et publiée dans la seule prise jouée sur le toit d’Apple : histoire complète de « One After 909 », avec les dates de séance, le personnel, les mixages et huit correctifs factuels — à commencer par sa place réelle sur « Let It Be ».
Il existe une version courte de cette histoire, celle que tout le monde récite : cinq géants du rock se retrouvent par hasard dans un garage de Malibu, écrivent une chanson en une journée, s’amusent tellement qu’ils en font un album, se rebaptisent frères Wilbury et vendent des millions de disques. Tout y est vrai, et presque rien n’y est exact. La journée fondatrice n’a pas eu lieu au mois de mai que l’on cite partout ; l’album n’a pas été enregistré chez Bob Dylan ; le nom du groupe a deux origines rivales, dont la plus célèbre n’est pas forcément la bonne ; le batteur que l’on prend pour un Wilbury n’en a jamais été un ; et le supergroupe le plus vendeur de la fin des années 1980 n’a jamais placé le moindre single dans le Top 20 britannique. Cet article reprend le dossier à zéro, pièce par pièce : les cinq trajectoires qui convergent au printemps 1988, la mécanique précise des séances (studios, machines, ingénieurs, micros, ordre des couches), la fiction généalogique inventée par George Harrison et Derek Taylor, les deux albums titre par titre, la mort de Roy Orbison sept semaines après la sortie du premier disque, la disparition du catalogue pendant plus d’une décennie, la réédition de 2007 et ce qu’elle contient réellement, enfin la postérité — celle du groupe, mais aussi celle, beaucoup plus concrète qu’on ne le croit, qui relie les Wilburys aux Beatles de l’Anthology.
« Day Tripper » : la bande de travail de Kenwood, le riff qui n’existait pas encore, et l’histoire complète du single le plus mal compris des Beatles En bref — Le 26 août 2026, Apple Corps a mis en ligne Day Tripper (Songwriting Work Tape), un enregistrement domestique réalisé chez John Lennon, à Kenwood (Weybridge, Surrey), pendant la période Rubber Soul. On y entend Lennon et Paul McCartney fabriquer la chanson à voix haute, rire, se moquer l’un de l’autre, tester des lignes — et surtout : le riff, celui que le monde entier reconnaît en trois notes, n’y est pas encore. C’est la première fois en soixante et un ans qu’un document de travail de « Day Tripper » sort des archives d’EMI. La bande figurera sur l’édition spéciale de Rubber Soul attendue le 2 octobre 2026.
On raconte volontiers l’histoire des Beatles comme celle d’une génération spontanée : deux adolescents de Liverpool se rencontrent lors d’une fête paroissiale, décident d’écrire des chansons, et le vingtième siècle musical bascule. C’est une belle histoire. C’est aussi une histoire fausse — ou plutôt, une histoire amputée de sa première moitié. Avant d’être des auteurs, John Lennon et Paul McCartney ont été des lecteurs.
Le 2 octobre 2026, Apple Corps et Universal publieront l’édition Super Deluxe de Rubber Soul. Sur le disque de séances, à la deuxième plage, une ligne que personne n’attendait vraiment : « Run For Your Life (Takes 1-5 – instrumental backing track) ». Après soixante et un ans d’absence totale des archives officielles — rien sur Anthology 1, 2, 3, ni sur Anthology 4 paru en novembre 2025 — la chanson que John Lennon a passé quinze ans à renier sort enfin du coffre. Et elle en sort dépouillée de ce qui l’a condamnée.












