Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.
De Denny Seiwell à Abe Laboriel Jr., une vingtaine de musiciens ont accompagné Paul McCartney sur scène depuis les Beatles. Cinq batteurs de Wings, la reconstruction de 1989 avec Hamish Stuart et Robbie McIntosh, les trente-sept ans de Paul « Wix » Wickens, le groupe le plus durable de sa vie depuis 2002 et les Hot City Horns depuis 2018. Enquête complète, correctifs factuels, chronologie et guide d’écoute — et la question que pose la rumeur d’un départ d’Abe Laboriel Jr. vers Pearl Jam : McCartney reconstruira-t-il un groupe une fois de plus, à quatre-vingt-quatre ans ?
De « Some People Never Know » à « Getting Closer » : vingt titres pour comprendre les Wings, le groupe de Paul McCartney, ses sept formations et ses dix années (1971-1981).
De « Maybe I’m Amazed » à « Find My Way » : vingt chansons commentées, avec dates de séances, classements et correctifs, pour entrer dans la carrière solo de Paul McCartney.
Le 3 août 1971, McCartney présentait un groupe encore sans nom. Wings, de Wild Life au Kingdome : formation, ruptures, chronologie et correctifs factuels.
Naissance du crédit Lennon-McCartney, Northern Songs, ATV, Michael Jackson, Sony, la bataille de McCartney pour ses droits, l’inversion des noms et les chansons disputées : dossier complet.
Panorama professionnel des carrières solo de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr entre 1970 et 1980 : albums, tournées, chiffres, sources et citations.
Le 21 août 1966, sous une pluie battante à St. Louis, Paul McCartney déclare que les Beatles ne tourneront plus. Exténués par les cris, les risques techniques et les tensions politiques, le groupe quitte la scène après 1 400 concerts. Ce retrait ouvre l’âge d’or du studio avec Sgt. Pepper, bouleverse les standards du rock live et inspire une génération d’artistes à réinventer la création musicale hors des estrades. En 1976, Wings triomphera avec un retour maîtrisé. Mais tout commence par une averse et un cri du cœur : « J’en peux plus ! »
En été 1972, Paul McCartney part en tournée européenne avec Wings à bord d’un bus psychédélique, sans promo ni hôtels réservés, pour retrouver la liberté scénique. Entre setlists audacieuses, vie de famille sur la route et concerts improvisés, cette tournée marque la transition post-Beatles de McCartney et pose les bases de Wings Over America, tout en offrant un été de liberté unique avant la gloire mondiale.
l y a des disques qui arrivent trop tôt, et Ram fait partie de ceux-là. Quand Paul McCartney le publie en mai 1971, à peine un an après l’implosion officielle des Beatles, le monde n’a pas envie d’entendre un ex-Beatle chanter la campagne écossaise, l’amour conjugal, les enfants, les béliers et les petites joies domestiques. La critique attend de lui une grande déclaration, une revanche, un manifeste. Elle reçoit un album bizarre, libre, brinquebalant, tendre, parfois féroce, où les mélodies les plus lumineuses croisent le nonsense britannique, les orchestrations grandioses, les attaques à peine voilées contre Lennon et une forme de bonheur familial que le rock de l’époque juge presque suspecte.
On sait aujourd’hui à quel point le malentendu fut immense. Derrière sa pochette de gentleman-farmer et ses airs de récréation à deux voix avec Linda, Ram cache l’un des sommets de McCartney : un disque de reconstruction, d’invention et de liberté, enregistré entre New York, Los Angeles et les souvenirs humides du Kintyre. Méprisé en 1971, il est devenu avec le temps une pierre fondatrice de l’indie pop, une matrice pour des générations de musiciens qui y ont reconnu ce que les contemporains n’avaient pas voulu entendre : la beauté étrange d’un artiste refusant de devenir le monument qu’on exigeait de lui.












