Lennon, McCartney, Harrison, Starr : les dix meilleurs albums solo des Beatles, classés selon cinq critères, avec dates, producteurs, classements, coulisses et correctifs. Et les dix grands absents.
Le 9 septembre 1971 paraissait « Imagine ». Ce que l’histoire a oublié : l’album a été tourné en même temps qu’il était enregistré. Enquête sur le long métrage réalisé et monté par John Lennon et Yoko Ono — tournage jour par jour, équipe, segments, mutilations vidéo et restauration.
On répète depuis cinquante ans que le premier album des Wings a été bâclé en trois jours. Les relevés de séance disent autre chose : du 24 juillet au 16 octobre 1971, orchestration comprise. Enquête complète sur la méthode empruntée à Dylan, le pseudonyme « Sam Browne », la naissance de Stella qui a donné son nom au groupe, « Dear Friend » adressée à Lennon — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les classements, systématiquement inversés.
Jouée devant les Beatles le 14 janvier 1969 et laissée de côté, enregistrée à New York en octobre 1970, orchestrée par le Philharmonique et mixée six semaines en Californie : histoire complète du final de « Ram », du single britannique à trente-neuvième place et de la phrase où John Lennon a cru se reconnaître. Sept idées reçues corrigées.
Enregistré le 6 novembre 1970 à New York, assemblé au montage à partir de fragments inachevés, publié en single aux seuls États-Unis le 2 août 1971 : « Uncle Albert/Admiral Halsey » devient numéro un du Billboard le 4 septembre 1971. Enquête complète sur la séance, les musiciens recrutés dans une cave du Bronx, l’oncle de Liverpool, l’amiral américain, l’orage prélevé sur une bande de film, le procès d’édition, le massacre critique de 1971 et la réhabilitation.
Il existe, quelque part dans la mémoire d’un homme de quatre-vingt-six ans installé au pied de la Sierra Nevada espagnole puis en Californie, le souvenir d’une feuille de papier. Sur cette feuille, dictée par John Lennon dans une maison géorgienne du Berkshire, figuraient les titres de toutes les chansons des Beatles. En face de chaque titre, il fallait écrire un nom : le sien, ou celui de Paul McCartney. Cette liste n’a jamais été retrouvée.
Le 10 avril 1970, un communiqué de presse glissé dans les exemplaires promotionnels de l’album McCartney apprend au monde que Paul McCartney ne travaille plus avec les Beatles. La légende retient de cette date une porte qui claque, quatre hommes qui se tournent le dos et vingt-cinq ans de silence jusqu’à l’Anthology. C’est une belle histoire. Elle est fausse.
Le 25 mai 2026, sur BBC Radio 2, Paul McCartney a refermé une émission de dix chansons par le titre le plus célèbre de John Lennon — et par une phrase que la plupart des reprises de presse ont escamotée. Enquête sur une confidence de trente secondes, sur la chanson qu’elle vise, et sur les quarante-cinq ans de silence qui séparent les deux hommes. I. L’émission : dix cases pour une vie Un format, et pourquoi McCartney l’a accepté en 2026 Tracks Of My Years est l’un des formats les plus anciens et les plus stables de BBC Radio 2 : un invité choisit dix chansons qui ont accompagné sa vie, et les commente. Le principe est proche de celui de Desert Island Discs sur Radio 4, mais le ton y est plus léger, plus conversationnel, et le dispositif de diffusion plus fragmenté : l’entretien intégral est programmé une fois, puis découpé en séquences quotidiennes insérées dans la matinale de l’animateur.
Le 3 août 1971, McCartney présentait un groupe encore sans nom. Wings, de Wild Life au Kingdome : formation, ruptures, chronologie et correctifs factuels.
Genèse, chronologie de studio, records du Billboard et défense de l’amour sincère : dossier documenté sur « Silly Love Songs », la réponse musicale de Paul McCartney à ses détracteurs.












