De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.
De « Some People Never Know » à « Getting Closer » : vingt titres pour comprendre les Wings, le groupe de Paul McCartney, ses sept formations et ses dix années (1971-1981).
Cela faisait dix ans que Paul McCartney n’avait plus vraiment affronté l’Amérique sur une scène. Dix ans depuis les derniers concerts des Beatles, les cris plus forts que les amplis, la fin d’un monde avalé par sa propre mythologie. Le 3 mai 1976, à Fort Worth, il revient pourtant là où tout avait basculé, mais il ne revient pas seul, ni en survivant poli d’un miracle disparu. Il revient avec Wings, ce groupe longtemps moqué, souvent réduit à une fantaisie conjugale, parfois regardé comme une note de bas de page dans l’histoire du plus grand groupe du monde. Sauf qu’en 1976, Paul McCartney n’a plus grand-chose à prouver sur disque : Band on the Run, Venus and Mars et At the Speed of Sound ont transformé la convalescence post-Beatles en nouvelle machine à tubes. Il lui reste à conquérir la scène américaine, à faire tenir dans un même souffle les fantômes de Yesterday, la flamboyance de Live and Let Die, la ferveur de Maybe I’m Amazed et l’insolence mélodique de Silly Love Songs. Wings Over America n’est pas un album live de plus. C’est le moment où McCartney cesse d’être prisonnier de son passé et comprend qu’il peut le jouer sans s’y dissoudre. Il n’a pas besoin de tuer les Beatles pour continuer à vivre. Il lui fallait simplement des ailes.
Après Band on the Run, Paul McCartney avance sur une crête : triompher, oui, mais sans rejouer le même miracle. Venus and Mars (1975) est cet album charnière où la pression du mythe cesse d’écraser la musique, parce qu’elle se transforme en décor. McCartney n’essaie plus de « prouver » : il met en scène. Nouveau line-up, frictions, puis un équilibre enfin trouvé — et soudain Wings respire comme un vrai groupe, avec des poumons multiples. Le détour par la Nouvelle-Orléans, la chaleur de Sea-Saint, l’ombre joyeuse de Mardi Gras : tout ne se traduit pas en accents locaux, mais tout colore la matière, assouplit le groove, ouvre l’espace. Et surtout, il y a cette méthode de scénariste, ce disque pensé comme une traversée : ouverture cosmique, rideau qui se lève, tubes solaires, fissures plus sombres, tendresse finale. De “Rock Show” à “Listen to What the Man Said”, Venus and Mars déroule un cinéma pop où l’humour n’annule jamais l’émotion. Un monde complet, cohérent parce qu’il ose le mouvement.
Sorti en 1983 sur Pipes of Peace, The Man est une collaboration entre Paul McCartney et Michael Jackson, souvent éclipsée par Say Say Say. Ce titre, aux multiples interprétations, a connu une genèse complexe avec des sessions entre Londres et Los Angeles. Initialement prévu en single en 1984, il fut annulé après une controverse judiciaire impliquant McCartney. Produit par George Martin, ce morceau met en lumière une alchimie vocale unique, marquant l’apogée avant la rupture entre les deux légendes.
Sorti en 1975, Listen To What The Man Said s’impose comme l’un des grands succès de Wings. Né d’un enregistrement aux Sea Saint Studios de La Nouvelle-Orléans et sublimé par un solo de saxophone improvisé par Tom Scott, ce titre illustre le talent d’arrangeur et de compositeur de Paul McCartney. Premier single extrait de Venus And Mars, la chanson atteint rapidement la première place des charts américains et devient un classique du répertoire de McCartney.
Le 3 novembre 2025, des photos inédites des Beatles prises lors des tournages de « A Hard Day’s Night » et « Help! » seront mises aux enchères à Lichfield. Issues du fonds du technicien Ted Tucker, ces huit images rares dévoilent les coulisses du travail sur les plateaux et offrent un regard documentaire unique sur la fabrication de deux films emblématiques de la Beatlemania.
« The Man », titre issu de l’album Pipes of Peace (1983), est une collaboration fascinante entre Paul McCartney et Michael Jackson. Moins connu que « Say Say Say », ce morceau mêle pop, soul et gospel tout en abordant des thèmes d’ambiguïté et de spiritualité. Enregistrée entre Londres et Los Angeles, la chanson devait sortir en single en 1984, mais l’idée fut abandonnée. Aujourd’hui, « The Man » demeure un titre sous-estimé, témoignant d’une époque d’expérimentation pour McCartney et de l’alchimie unique entre les deux légendes.
Sorti en 1983, Pipes of Peace incarne la renaissance artistique de Paul McCartney après la perte de John Lennon et la fin de Wings. Fruit d’un processus de création etalant sur pres de trois ans sous la houlette de George Martin, l’album marie habilement nostalgie et modernite. Grâce à des collaborations d’exception, dont celle avec Michael Jackson, il fusionne pop, funk et rock pour offrir une odyssee sonore chargee d’emotion. Ses textes prononcent paix, reconcilation et espoir, reinventant l’heritage intemporel des Beatles. Un chef-d’oeuvre pop alliant emotion, histoire et modernite. a fond!
En 1975, Paul McCartney surprend en choisissant « Letting Go » comme deuxième single de Venus and Mars. Moins radiophonique que son prédécesseur, le morceau dévoile une facette plus sombre et soul de Wings, avec des arrangements cuivrés influencés par la Nouvelle-Orléans. S’il connaît un succès modéré dans les classements, il s’impose sur scène comme un moment fort des concerts, notamment pendant la tournée Wings Over the World. Réhabilité dans les années 2010, il demeure une pièce essentielle de l’univers McCartney.
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