De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.
Le 26 avril 1982, Tug Of War sort enfin et, au milieu de ses élégances signées George Martin, un morceau déboule comme une porte qu’on claque : What’s That You’re Doing?. Six minutes et des poussières où Paul McCartney lâche la posture du grand compositeur pour redevenir un musicien qui transpire, qui répond, qui suit un riff au lieu de le dompter. Face à lui, Stevie Wonder n’est pas l’invité prestige : c’est le moteur. À Montserrat, dans l’AIR Studios planté au milieu des Caraïbes, il allume le Yamaha CS-80, pose une boucle et fait tourner la machine jusqu’à l’hypnose. Paul passe à la batterie, la basse rebondit, les chœurs (Wonderlove, Linda) transforment le duo en bande, et le Lyricon d’Andy Mackay glisse une étrangeté nocturne dans le décor. Derrière la question répétée du titre, on entend surtout deux hommes en mouvement : l’un qui cherche un nouveau centre de gravité après Lennon, l’autre qui apporte le groove comme une évidence. Dans cet article, on remonte la naissance du morceau, on décortique son architecture secrète, ses timbres et ses machines, et on suit sa seconde vie jusqu’au remix Twin Freaks. Un “bonus” sur le papier, un cœur battant dans les enceintes.
Il y a des artistes qu’on ne devrait pas comparer, tant ils ont déjà faussé la balance. Les Beatles sont de ceux-là, hors concours par définition, et Paul McCartney le sait mieux que quiconque : le mythe est immense, mais il n’a jamais été une armure. Chez lui, l’admiration reste un réflexe d’artisan, une façon de rester vivant en reconnaissant, chez les autres, ce qui le dépasse. Et s’il y a un nom qui revient avec une insistance presque enfantine dans sa bouche, c’est Stevie Wonder, ce “monstre musical” capable de cacher des harmonies de jazz derrière un groove qui claque. Ici, on remonte le fil : la période 1972–1976 où Wonder transforme la pop en continent sophistiqué ; la rencontre aux AIR Studios de Montserrat pendant les sessions de Tug of War, quand George Martin redevient le traducteur idéal de McCartney ; puis les deux faces de leur collaboration. D’un côté, Ebony and Ivory, tube planétaire et slogan assumé, à la candeur désarmante. De l’autre, What’s That You’re Doing, jam électrique qui transpire la vérité, où deux géants cessent d’être des icônes pour redevenir des musiciens qui se répondent. Une histoire de studio, de risque pop, et d’héritage Beatles qui se mesure moins en trophées qu’en curiosité.
Paul McCartney est reconnu pour son génie mélodique, mais son talent rythmique est souvent sous-estimé. De son jeu de basse innovant chez les Beatles à ses explorations solo, il a toujours cherché la perfection. Dans les années 1980, il s’entoure de musiciens exceptionnels, dont Steve Gadd et Stanley Clarke, qu’il considère comme la meilleure section rythmique avec laquelle il ait travaillé. Leur contribution à l’album Tug of War illustre la quête de McCartney pour un groove parfait, mêlant pop, jazz et funk avec une précision inégalée.
Informations sur l’album Pays : International Support : 33 Tours Label : Parlophone Numéro de série : 311 3001 Mixage : Mono Date de publication : 14/06/2005 Track-listing de l’album Really Love You Long Haired Lady Rinse the Raindrops Darkroom Live And Let Die Temporary Secretary What’s That You’re Doing Oh Woman Oh Why Mumbo […]
Informations sur l’album Pays : International Support : 33 Tours Label : Parlophone Numéro de série : PCTC 259 Mixage : Mono Date de publication : 28/04/1982 Track-listing de l’album Face A Tug Of War Take It Away Somebody Who Cares What’s That You’re Doing Here Today Face B Ballroom Dancing The Pound Is Sinking […]












