Après Band on the Run, Paul McCartney avance sur une crête : triompher, oui, mais sans rejouer le même miracle. Venus and Mars (1975) est cet album charnière où la pression du mythe cesse d’écraser la musique, parce qu’elle se transforme en décor. McCartney n’essaie plus de « prouver » : il met en scène. Nouveau line-up, frictions, puis un équilibre enfin trouvé — et soudain Wings respire comme un vrai groupe, avec des poumons multiples. Le détour par la Nouvelle-Orléans, la chaleur de Sea-Saint, l’ombre joyeuse de Mardi Gras : tout ne se traduit pas en accents locaux, mais tout colore la matière, assouplit le groove, ouvre l’espace. Et surtout, il y a cette méthode de scénariste, ce disque pensé comme une traversée : ouverture cosmique, rideau qui se lève, tubes solaires, fissures plus sombres, tendresse finale. De “Rock Show” à “Listen to What the Man Said”, Venus and Mars déroule un cinéma pop où l’humour n’annule jamais l’émotion. Un monde complet, cohérent parce qu’il ose le mouvement.
Sortie en 1975 sur Venus and Mars, Medicine Jar se distingue par son énergie brute et son histoire singulière. Composée par Jimmy McCulloch et Colin Allen, cette chanson au texte poignant sur la dépendance apporte une dimension rock percutante à l’album. Son enregistrement, marqué par des influences variées, témoigne de la diversité musicale de Wings. Bien que son succès commercial ait été modéré, elle demeure un titre emblématique du groupe, notamment grâce à ses performances live enflammées.
En 1975, après le triomphe de Band On The Run, Paul McCartney et Wings sortent Venus And Mars, un album ambitieux enregistré entre Londres, La Nouvelle-Orléans et Los Angeles. Intégrant de nouveaux membres, dont Jimmy McCulloch et Joe English, le groupe explore un son éclectique mêlant rock, ballades et influences jazzy. Malgré quelques tensions internes et critiques contrastées, l’album est un succès commercial, porté par le hit Listen To What The Man Said, et sert de tremplin à la tournée triomphale Wings Over The World.
Sorti en 1975 sur Venus And Mars, Medicine Jar est un morceau unique de Wings, chanté par le guitariste Jimmy McCulloch et écrit sans Paul McCartney. Porté par un riff accrocheur et une énergie brute, il délivre un message sombre sur les dangers de la drogue, un avertissement tragiquement prophétique puisque McCulloch succombera à une overdose en 1979. Enregistré entre Londres, La Nouvelle-Orléans et Los Angeles, le titre devient un favori des fans malgré l’absence de single, notamment grâce à ses performances électrisantes en live.












