Rock Show ouvre Venus and Mars (1975) et a lancé tous les concerts de la grande tournée de Wings, mais Paul McCartney la trouve un peu embarrassante. De La Nouvelle-Orléans et du piano d’Allen Toussaint à Jimmy McCulloch ivre derrière la batterie, du single absent des classements britanniques au film Rockshow : l’histoire complète.
Cela faisait dix ans que Paul McCartney n’avait plus vraiment affronté l’Amérique sur une scène. Dix ans depuis les derniers concerts des Beatles, les cris plus forts que les amplis, la fin d’un monde avalé par sa propre mythologie. Le 3 mai 1976, à Fort Worth, il revient pourtant là où tout avait basculé, mais il ne revient pas seul, ni en survivant poli d’un miracle disparu. Il revient avec Wings, ce groupe longtemps moqué, souvent réduit à une fantaisie conjugale, parfois regardé comme une note de bas de page dans l’histoire du plus grand groupe du monde. Sauf qu’en 1976, Paul McCartney n’a plus grand-chose à prouver sur disque : Band on the Run, Venus and Mars et At the Speed of Sound ont transformé la convalescence post-Beatles en nouvelle machine à tubes. Il lui reste à conquérir la scène américaine, à faire tenir dans un même souffle les fantômes de Yesterday, la flamboyance de Live and Let Die, la ferveur de Maybe I’m Amazed et l’insolence mélodique de Silly Love Songs. Wings Over America n’est pas un album live de plus. C’est le moment où McCartney cesse d’être prisonnier de son passé et comprend qu’il peut le jouer sans s’y dissoudre. Il n’a pas besoin de tuer les Beatles pour continuer à vivre. Il lui fallait simplement des ailes.
Il y a des retours qui ont l’air, vus de loin, d’une simple ligne dans un calendrier de tournée. Un lundi soir de mai, un centre de conventions au Texas, un ancien Beatle qui remonte sur une scène américaine après dix ans d’absence, sa femme aux claviers, un groupe encore regardé avec méfiance, quelques lasers, des cuivres, de la fumée et une trentaine de chansons pour répondre à une question que tout le monde se posait sans toujours l’avouer : Paul McCartney pouvait-il exister, vraiment, en dehors des Beatles ? Le 3 mai 1976, à Fort Worth, la réponse ne fut pas théorique. Elle passa par la basse, les refrains, les harmonies, les morceaux de Wings imposés au public avant que les fantômes de Liverpool ne soient invités à la table. Ce soir-là, McCartney ne revint pas mendier la nostalgie américaine. Il vint défendre son présent, son groupe, Linda, Denny Laine, Jimmy McCulloch, Joe English, et cette idée presque insolente qu’une seconde vie pouvait être autre chose qu’un appendice à la première. Avant Madison Square Garden, avant l’album live Wings Over America, avant la preuve gravée, il y eut cette nuit de Fort Worth : celle où l’Amérique attendait les Beatles et découvrit que Wings savait voler.
Après Band on the Run, Paul McCartney avance sur une crête : triompher, oui, mais sans rejouer le même miracle. Venus and Mars (1975) est cet album charnière où la pression du mythe cesse d’écraser la musique, parce qu’elle se transforme en décor. McCartney n’essaie plus de « prouver » : il met en scène. Nouveau line-up, frictions, puis un équilibre enfin trouvé — et soudain Wings respire comme un vrai groupe, avec des poumons multiples. Le détour par la Nouvelle-Orléans, la chaleur de Sea-Saint, l’ombre joyeuse de Mardi Gras : tout ne se traduit pas en accents locaux, mais tout colore la matière, assouplit le groove, ouvre l’espace. Et surtout, il y a cette méthode de scénariste, ce disque pensé comme une traversée : ouverture cosmique, rideau qui se lève, tubes solaires, fissures plus sombres, tendresse finale. De “Rock Show” à “Listen to What the Man Said”, Venus and Mars déroule un cinéma pop où l’humour n’annule jamais l’émotion. Un monde complet, cohérent parce qu’il ose le mouvement.
En 1975, Paul McCartney surprend en choisissant « Letting Go » comme deuxième single de Venus and Mars. Moins radiophonique que son prédécesseur, le morceau dévoile une facette plus sombre et soul de Wings, avec des arrangements cuivrés influencés par la Nouvelle-Orléans. S’il connaît un succès modéré dans les classements, il s’impose sur scène comme un moment fort des concerts, notamment pendant la tournée Wings Over the World. Réhabilité dans les années 2010, il demeure une pièce essentielle de l’univers McCartney.
Nos économies vont être mis en souffrance en cette fin d’année ! Après l’annonce de la publication du méga-coffret de John Lennon, de l’Anthology des Beatles, c’est au tour de Paul McCartney de dégainer ses atouts, et non des moindres ! Alors qu’il nous avait promis un nouvel album, c’est plutôt du côté de sa carrière avec les Wings qu’il faudra regarder ! En effet, le 7 novembre, seront éditées une série d’albums destinés à mettre en avant ce groupe, bien trop souvent sous-estimé.
En 1975, après le triomphe de Band On The Run, Paul McCartney et Wings sortent Venus And Mars, un album ambitieux enregistré entre Londres, La Nouvelle-Orléans et Los Angeles. Intégrant de nouveaux membres, dont Jimmy McCulloch et Joe English, le groupe explore un son éclectique mêlant rock, ballades et influences jazzy. Malgré quelques tensions internes et critiques contrastées, l’album est un succès commercial, porté par le hit Listen To What The Man Said, et sert de tremplin à la tournée triomphale Wings Over The World.
« Rock Show » de Wings, extrait de l’album Venus And Mars (1975), incarne l’esprit flamboyant des concerts de rock des années 70. Ce morceau, malgré les réticences de McCartney, capture l’excitation des grandes arènes et l’énergie brute des performances live. Après des mois d’enregistrement, la chanson devient un hymne incontournable de la scène de Wings, jouée lors des tournées mondiales et immortalisée sur l’album Wings Over America.
En 1975, Paul McCartney signe avec Venus and Mars un album flamboyant et ambitieux avec Wings. Cinquante ans plus tard, une réédition somptueuse et deux vidéos live inédites ravivent l’éclat d’un moment crucial de sa carrière post-Beatles.
En 1975, Paul McCartney & Wings dévoilent Rock Show, un morceau vibrant célébrant l’énergie du rock live. Pensé comme une ode aux grandes tournées, il évoque les mythiques Madison Square Garden et Hollywood Bowl. Malgré une genèse en studio tumultueuse, le titre s’impose sur scène, notamment lors du Wings Over The World Tour. S’il ne connaît pas un succès commercial éclatant, Rock Show devient un classique incontournable, témoin de l’effervescence des concerts et de la passion de McCartney pour le live.
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