On dit que les Beatles ont déplacé la pop comme une plaque tectonique : après eux, tout vibre autrement. Mais on oublie souvent qu’ils ont eux-mêmes été des enfants appliqués, nourris de vinyles américains et de riffs appris à l’oreille. Dans cette histoire de filiations, George Harrison tient un rôle à part : le discret qui parle avec les mains, l’horloger des accords, celui qui fait tenir une chanson sur une couleur. Son héros n’était pas un virtuose flamboyant, mais Carl Perkins, artisan du rockabilly et inventeur d’un langage de guitare sec, percussif, immédiatement dansant. De Liverpool à Hambourg — où George se faisait parfois appeler “Carl” — jusqu’aux reprises gravées par les Beatles (Honey Don’t, Matchbox, Everybody’s Trying to Be My Baby), cette admiration laisse des traces partout, jusque dans le fameux “Perkins lick” caché en plein jour. Et quand le maître disparaît, Harrison répond sans discours : trois coups sur le cercueil, comme une dernière mesure. Retour sur la dette la plus tendre des Beatles, et sur la manière dont un riff du Sud des États-Unis a contribué à redessiner le monde.
Dans l’Angleterre encore grise de l’après-guerre, Elvis Presley surgit pour Paul McCartney comme une décharge : un corps à la télévision, une voix qui fait basculer l’idée même d’avenir. Mais l’histoire la plus intéressante ne s’arrête pas au choc du King. Très vite, le futur Beatle apprend à trier, à écouter derrière la star, à remonter la chaîne jusqu’aux artisans. À Hambourg, au milieu des sets interminables, les chansons d’Elvis côtoient celles qui ont fabriqué le rockabilly — et Carl Perkins s’impose comme une révélation de musicien : l’élégance du peu, l’autorité d’un riff, l’intro “plus classe” de Blue Suede Shoes. De là, tout s’éclaire : les reprises des Beatles (Matchbox, Honey Don’t, Everybody’s Trying to Be My Baby) ne sont pas des parenthèses, mais un aveu de filiation. Et quand McCartney invite Perkins en 1981 autour de Tug of War, l’ombre rejoint la lumière : Get It, puis My Old Friend, cette phrase simple qui fissure Paul et réveille le fantôme de Lennon. Entre couronne et atelier, voici comment McCartney a appris à écrire des tubes… en pensant comme un guitariste.
Le 13 septembre 1969, John Lennon se produit avec le Plastic Ono Band au Toronto Rock ‘n’ Roll Revival Festival, marquant son premier concert solo post-Beatles. La performance inclut une reprise énergique de « Blue Suede Shoes » de Carl Perkins, interprétée avec Eric Clapton, Klaus Voormann et Alan White. L’enregistrement de ce concert, brut et instinctif, est publié sur « Live Peace in Toronto ». Ce concert, signe de rupture artistique, témoigne de l’authenticité musicale de Lennon à cette période.
« Everybody’s Trying To Be My Baby » clôt l’album Beatles For Sale avec une touche rockabilly énergique portée par George Harrison. Ce titre, initialement écrit par Rex Griffin en 1936, fut popularisé par Carl Perkins en 1957 avant d’être adopté par les Beatles. Enregistré en une seule prise en octobre 1964, il témoigne de l’admiration d’Harrison pour Perkins. Présent dans leurs concerts et émissions BBC, il symbolise la manière dont les Beatles ont modernisé le rock’n’roll en intégrant les racines du rockabilly dans leur style unique.
Chaque guitariste a envie d’un petit défi à chaque fois qu’il entre en studio. Ce n’est jamais amusant de jouer les mêmes accords à répétition sur chaque chanson, et John Lennon savait qu’il y avait beaucoup plus à explorer en sortant du cadre blues typique des Beatles. Mais même lorsqu’il est revenu sur ses anciens […]
Aucun artiste ne peut prétendre être parfait. Certains peuvent faire la meilleure musique possible, mais même dans ce cas, il n’y a aucune chance qu’ils parviennent à créer un morceau qui plaise à 100 % à tout le monde et qui veuille le louer. Bien que les Beatles soient peut-être les artistes les plus proches […]
De nombreux artistes qui tentent leur chance dans l’écriture de chansons pop vont probablement être influencés par Paul McCartney sans vraiment le savoir. Même si vous ne vous considérez pas comme fan de quoi que ce soit que les Beatles aient jamais fait, il y a de fortes chances que leur innovation en coulisses et […]
Informations sur l’album Track-listing de l’album Description de l’album Let It Be est le dernier album publié par les Beatles. Enregistré avant Abbey Road, Let It Be ne paraît que le 8 mai 1970, soit plus dun an après son enregistrement. Au moment de sa sortie, le groupe était déjà officiellement séparé, depuis une annonce […]












