En 2018, Paul McCartney a soixante-seize ans, une discographie longue comme plusieurs vies et, sur le papier, plus grand-chose à prouver. C’est pourtant à ce moment précis qu’il choisit de repartir en voyage avec Egypt Station, son dix-septième album solo, publié cinq ans après New. Conçu par étapes entre Los Angeles, le Sussex, Abbey Road et São Paulo, le disque avance comme un train qui s’arrêterait dans des gares aux paysages très différents : ballades acoustiques, rock garage, pop contemporaine, longues suites en plusieurs mouvements et échappées orchestrales s’y croisent sans jamais tout à fait se heurter. Aux commandes, Greg Kurstin agit moins comme un directeur autoritaire que comme un miroir attentif, laissant McCartney puiser dans soixante ans de savoir-faire tout en l’entraînant vers des sonorités plus actuelles. Autour de l’album, la campagne de teasing, le retour à Liverpool, le Carpool Karaoke avec James Corden et le concert surprise au Philharmonic Dining Rooms prolongent cette idée de voyage à travers les lieux et la mémoire. Numéro un aux États-Unis dès sa sortie, Egypt Station n’est ni un disque-testament ni une simple démonstration de longévité : c’est l’œuvre d’un musicien qui, à l’âge où d’autres regardent les trains passer, préfère encore monter dedans.
Avec Opening Station, Paul McCartney ouvre son album Egypt Station sur une ambiance immersive et contemplative. Inspiré par l’idée d’un voyage musical, il mélange chœurs mystiques, sons ferroviaires et manipulations analogiques pour plonger l’auditeur dans un univers onirique. Cette introduction, à la fois moderne et ancrée dans son héritage Beatles, prépare le terrain pour une odyssée sonore riche et variée.
Cinq ans après « NEW », Paul McCartney signe un retour triomphal avec « Egypt Station », un album-concept ambitieux mêlant introspection, audace pop et engagement. Numéro 1 aux USA, il illustre la vitalité créative de McCartney à 76 ans, porté par une production moderne et un fil narratif inspiré d’un tableau de l’artiste.












