Le 11 septembre 2001, Paul McCartney est bloqué dans un avion sur le tarmac de JFK et voit les tours fumer. Trente-neuf jours plus tard, il clôt le Concert for New York City au Madison Square Garden en créant Freedom. Témoignages datés, organisation du concert, enregistrement, classements, Super Bowl, retrait de la chanson : le dossier complet, vingt-cinq ans après.
Pire classement de sa carrière, seize titres, deux semaines d’enregistrement : pourquoi Driving Rain de Paul McCartney mérite d’être réécouté en 2026.
Le 11 septembre 2001, Paul McCartney n’est pas devant sa télévision : il est à New York, coincé dans un avion sur le tarmac de JFK. Par le hublot, les Twin Towers fument, et l’époque bascule en direct. Dans cette zone irréelle où l’on voit sans comprendre puis où l’on comprend trop vite, McCartney ne cherche pas la formule juste : il fait ce qu’il a toujours fait. Il écrit. De ce choc naît Freedom, chanson-panique, pansement posé à chaud, présentée quelques semaines plus tard au Concert for New York City, au Madison Square Garden. Un geste de solidarité immédiat, mais aussi l’un des objets les plus discutés de sa carrière tardive : hymne nécessaire pour les uns, slogan trop simple pour les autres. Et puis il y a l’après, quand le mot « liberté » se charge, se durcit, se fait récupérer, au point que McCartney lui-même finira par ranger la chanson, comme on range une lettre écrite dans l’urgence. Raconter Freedom, c’est suivre ce fil tendu entre la pop et l’Histoire : la sidération, la scène comme refuge, la tournée comme thérapie collective, et la question qui reste, vingt-cinq ans après : que peut une chanson quand le monde se brise ?
On a souvent raconté l’après-Beatles comme une dispersion, quatre routes qui s’éloignent sans se regarder. Pourtant, il suffit de suivre un fil pour voir la constellation tenir encore : celui d’Eric Clapton. Ami fraternel de George Harrison, couteau rock chez Lennon, touche de blues chez McCartney, complice de studio de Ringo, le guitariste apparaît — fait rarissime — sur les disques solos des quatre. De « While My Guitar Gently Weeps » au Concert for Bangladesh, de Toronto 1969 à « Freedom » sur Driving Rain, sa six-cordes revient comme un témoin, parfois discret, parfois incandescent. Derrière la statistique se cache une histoire de loyautés, de fissures, d’ego contenus et de morceaux où une note suffit à faire taire une pièce entière. Comment Clapton a-t-il pu circuler ainsi sans jamais devenir un simple featuring de luxe ? Et que révèle cette présence sur ce que furent, vraiment, les années d’après ? Et quand George disparaît, c’est encore lui qui tient la veillée musicale au Royal Albert Hall, entouré de Paul et Ringo, comme si la boucle devait se refermer sur un solo. Fidélité splendide, mais jamais lisse : dépendances, dérapages, contradictions, tout ce que le rock traîne avec lui. C’est justement ce mélange qui rend l’histoire électrique.
Sorti en novembre 2001, Driving Rain a souvent l’étiquette facile : « album de transition ». Mais c’est surtout un disque pris en flagrant délit d’humanité. Trois ans après la mort de Linda, Paul McCartney n’essaie pas de fabriquer un monument ; il enregistre comme on reprend la route sous la pluie, pare-brise brouillé, phares courts, instinct en bandoulière. Avec David Kahne, il privilégie la prise, l’air, le groupe dans une pièce : Abe Laboriel Jr. qui cogne droit, Rusty Anderson qui donne du grain, et un Paul qui accepte d’être moins « brillant » que vrai. On y entend le deuil sans grands effets, la joie maladroite d’un nouveau départ, et cette époque qui bascule – jusqu’à Freedom, greffée dans l’onde de choc du 11 septembre. Même la pochette, capturée à la montre Casio, dit la même chose : l’instant plutôt que la pose. Réévaluer Driving Rain, c’est regarder McCartney sans l’ombre écrasante du mythe Beatles : un musicien qui se remet en marche, parfois inégal, souvent touchant, et terriblement vivant.
Le coffret « Power To The People (Super Deluxe Edition) », disponible le 10 octobre 2025, explore la période militante de John Lennon et Yoko Ono entre 1969 et 1972. Sur 12 disques et avec 90 inédits, il retrace leur engagement artistique et politique à New York, entre concerts, happenings, et enregistrements intimes. Supervision de Sean Ono Lennon, remixes soignés, documents rares et un livre de 204 pages renforcent l’immersion dans cette phase essentielle et controversée du duo.
En 2002, Paul McCartney retrouve la scène avec la tournée Driving USA, marquée par l’émotion du deuil et le contexte post-11 septembre. L’album live Back In The US, sorti en novembre, capture cette ferveur à travers un mélange de classiques des Beatles, de morceaux de Wings et de titres récents. Porté par une formation solide, cet enregistrement témoigne de la puissance scénique de McCartney et de sa capacité à fédérer plusieurs générations autour de son immense héritage musical.
En 2002, Brian Ray est propulsé sur scène avec Paul McCartney lors du Super Bowl XXXVI, une audition à haute tension retransmise en direct. Ce moment décisif marque le début de plus de vingt ans de collaboration fidèle avec le Beatle, où Ray alterne guitare et basse avec humilité et professionnalisme. Une trajectoire guidée par le talent, le timing… et une dose de chance.
TLDR : En 1984, la chanson « Freedom » du groupe Wham! a empêché le hit de Paul McCartney « No More Lonely Nights » d’atteindre la première place des classements. Malgré cela, McCartney a par la suite collaboré avec George Michael, membre de Wham!, démontrant ainsi l’absence de rancœur. La plupart des amateurs de musique ne confondraient pas […]
TLDR : Découvrez pourquoi « No More Lonely Nights » de Paul McCartney n’a pas atteint la 1ère place à cause de « Freedom » de Wham!, et la collaboration avec David Gilmour. L’une des chansons les plus cinématiques de Paul McCartney n’a pas atteint la première place du hit-parade à cause de « Freedom » de Wham ! L’ancien Beatle […]












