Il y a des anniversaires qui ressemblent moins à des commémorations qu’à des vertiges. Le 16 mai 2026, Pet Sounds fête ses soixante ans, et l’on mesure à nouveau l’étrangeté de ce disque paru sous le nom des Beach Boys mais rêvé, assemblé et presque porté seul par Brian Wilson. Soixante ans plus tard, l’affaire n’a rien perdu de sa charge : treize chansons, à peine plus d’une demi-heure, et pourtant l’impression persistante d’entendre la pop basculer d’un monde à l’autre. Car Pet Sounds n’est pas seulement le grand disque mélancolique d’un jeune Californien épuisé par les tournées et fasciné par Rubber Soul ; c’est aussi l’une des pièces centrales du dialogue le plus fécond de l’histoire du rock, cette conversation à distance entre Los Angeles et Londres qui mènera bientôt les Beatles vers Sgt. Pepper’s. En 1966, Brian Wilson voulait répondre aux Beatles. Un an plus tard, Paul McCartney reconnaîtrait que les Beatles avaient tenté, à leur tour, d’atteindre la hauteur de Pet Sounds. Entre ces deux gestes, il y a des chiens qui aboient, des basses qui chantent, des clavecins, des prières, des bandes magnétiques et l’effondrement annoncé de SMiLE. Soixante ans après, et quelques mois après la mort de Wilson, Pet Sounds demeure ce miracle fragile : le moment où la pop adolescente devint un art adulte sans perdre son tremblement.
Le 20 Août dernier, Brian Wilson, et son épouse Melinda, étaient les invités de l’émission de Larry King, « Larry King Live » diffusée sur CNN. A l’occasion de ce talk-show, l’ex-leader charismatique des Beach Boys est revenu sur sa collaboration avec Paul Mccartney sur son dernier album, et notamment sur le titre « A friend like You ». […]
Le poète et écrivain Stephen Kalinich a écrit non pas une mais deux chansons du nouvel album de Brian Wilson : « Getting in Over My head », et l’une de ses deux chansons est un duo entre Brian et Paul McCartney. La chanson interprétée par les deux géants de la musique est intitulée « A friend […]












