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« My Brave Face » : Costello, la Höfner et le veto sur les harmonies de Lennon — anatomie de la chanson qui a relancé Paul McCartney

Le 23 octobre 1987, McCartney et Elvis Costello enregistrent une démo acoustique à Hog Hill Mill. Dix-neuf mois plus tard, « My Brave Face » relance une carrière — et signe le dernier Top 40 américain de McCartney pendant vingt-cinq ans. Séances, crédits, pressages, classements et correctifs factuels.

Live in Japan : il y a 34 ans, George Harrison offrait son dernier chant de scène

34 ans après sa sortie, retour sur Live in Japan, la tournée japonaise de 1991 avec Eric Clapton, la voix de Harrison et les rééditions de ce disque testamentaire.

This One, le cygne de McCartney : 1989 et l’art de dire “je t’aime” maintenant

Il y a des chansons qui ne frappent pas à la porte : elles s’installent en silence, puis elles deviennent indispensables. À l’été 1989, alors que la pop se pare de vernis et que le rock durcit ses angles, Paul McCartney choisit une autre voie : sur Flowers In The Dirt, il remet la mélodie au centre, mais sans se réfugier dans la nostalgie. This One en est la preuve la plus fine. Pas un “grand” single tapageur, plutôt une décision intime mise en musique : arrêter de remettre l’amour à plus tard, cesser la superstition du bon moment, et prononcer enfin la phrase simple, ici et maintenant. Sous son élégance, le morceau cache un pivot poétique délicieux — “this one / this swan” — où un calembour ouvre une porte contemplative, jusqu’à une imagerie hindoue rêvée, paisible, presque sacrée. En studio, la fluidité est un trompe-l’œil : Hog Hill Mill, Geoff Emerick aux manettes, textures millimétrées, harmonica chaleureux, et même ces verres accordés à l’eau, tintements fragiles comme l’instant qu’on tente de retenir sans le briser. Deux clips, deux interprétations (Tim Pope et Dean Chamberlain), puis la tournée mondiale 1989-1990 où la ballade tient debout face aux stades, avant de se fixer sur Tripping The Live Fantastic. Revisiter This One, c’est redécouvrir un McCartney adulte mais jamais tiède : un cygne qui glisse, discret, et dont le battement travaille longtemps sous la surface.

Ain’t That A Shame : Paul McCartney, Fats Domino et la fidélité à la première étincelle

Ain’t That A Shame : en 1987, Paul McCartney rallume l’étincelle du rock ’n’ roll en reprenant Fats Domino pour Choba B CCCP. Histoire, contexte URSS, version live… Plongez dans ce retour aux sources et écoutez-le autrement.

En 1987, alors que les années 80 l’ont souvent enfermé dans un vernis pop impeccable, Paul McCartney s’échappe par une porte dérobée : deux jours à Hog Hill Mill, une poignée de vieux 45-tours en tête, et l’envie de rejouer le rock ’n’ roll comme au premier matin. Sa version de « Ain’t That A Shame » n’est pas une relique polie au chiffon : c’est un morceau qui roule, qui rebondit, qui sourit en disant la peine, à la manière de Fats Domino. Derrière la reprise, il y a tout un fil invisible : La Nouvelle-Orléans et le piano qui a fondé un langage, Liverpool et l’apprentissage obsessionnel des Beatles, puis ce détour inattendu par l’URSS avec Choba B CCCP, album de racines devenu objet rare avant de conquérir le reste du monde. Pourquoi ce standard de 1955 colle-t-il si bien à la voix de McCartney mûrie ? Comment évite-t-il le fétichisme vintage pour retrouver l’élan du live ? Et que raconte cette chanson, sur scène, dans Tripping The Live Fantastic, quand un stade se transforme soudain en club ?

« Inner City Madness » : L’improvisation live magistrale de Paul McCartney

Issu de l’album Tripping The Live Fantastic, Inner City Madness est un instrumental spontané, capté lors d’un soundcheck le 2 janvier 1990 au NEC Arena de Birmingham. Fruit d’une synergie parfaite entre Paul McCartney et son groupe, ce morceau illustre l’improvisation maîtrisée et l’excellence musicale d’un artiste en perpétuelle recherche sonore. Énergique et urbain, il témoigne de l’esprit live de McCartney et de sa capacité à transformer un simple test de son en un moment de grâce musicale.

« Tripping The Live Fantastic » : Le Voyage Musical Inoubliable de Paul McCartney

« Sally », interprétée lors d’un soundcheck à Wembley en 1990, incarne l’authenticité et la magie du live. Ce moment unique, capturé dans Tripping The Live Fantastic, témoigne de la passion de McCartney pour la scène. Loin d’une performance perfectionnée, il s’agit d’une immersion brute dans l’univers du groupe. En revisitant ce morceau du cinéma des années 30, McCartney crée un pont entre passé et présent, offrant une expérience musicale sincère et émotive.

« Don’t Let The Sun Catch You Crying » : La reprise émouvante de McCartney

En 1990, Paul McCartney revisite Don’t Let The Sun Catch You Crying lors de sa tournée mondiale. Enregistrée en répétition à Montréal et incluse dans Tripping The Live Fantastic, cette reprise du classique de Ray Charles dévoile une interprétation intimiste et émotive. Accompagné de son groupe, McCartney insuffle une nouvelle vie à ce morceau, entre hommage au passé et sincérité musicale.

Paul Is Live : McCartney défie la rumeur et brille sur scène

Sorti en novembre 1993, Paul Is Live est le troisième album live de Paul McCartney, capturant l’énergie de sa tournée mondiale New World Tour en soutien à Off The Ground. À travers une setlist mêlant classiques des Beatles, titres de Wings et morceaux récents, l’album propose une expérience authentique du McCartney live. Clin d’œil à la rumeur « Paul is dead », il joue avec son héritage tout en affirmant sa vitalité sur scène. Bien que sa réception commerciale ait été modeste, il demeure un témoignage précieux de la magie scénique de l’ex-Beatle.

« If I Were Not Upon The Stage » : Paul McCartney et l’héritage du music hall

À la croisée du rock et du music hall, « If I Were Not Upon The Stage » est un bref interlude scénique que Paul McCartney a intégré à sa tournée mondiale de 1989-1990. Inspiré d’une chanson de 1947, ce morceau d’une trentaine de secondes rend hommage aux traditions du spectacle vivant et crée un lien inattendu entre le passé et le présent. Placé en ouverture de « Hey Jude », il symbolise la capacité de McCartney à fusionner humour, nostalgie et modernité dans ses performances live, tout en influençant ses propres compositions comme Average Person.

Paul McCartney en live : Tripping The Live Fantastic, un concert légendaire !

Sorti en 1990, Tripping The Live Fantastic est le premier album live solo de Paul McCartney, capturant l’intensité et l’énergie de sa tournée mondiale de 1989/90. Enregistré sur 83 concerts à travers 13 pays, cet album sans overdubs propose une sélection rigoureuse de performances mythiques, mêlant classiques des Beatles, titres de Wings et succès solo. Loin d’être un simple enregistrement, il se veut un véritable témoignage de la magie du live, avec des moments d’improvisation et des soundchecks révélant la complicité du groupe et la passion intacte de McCartney pour la scène.

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