On avait fini par s’habituer à voir Flowers in the Dirt rangé dans cette catégorie un peu commode des “très bons McCartney tardifs”, disques respectés, souvent défendus, mais rarement regardés pour ce qu’ils racontent vraiment de leur auteur. La réédition annoncée pour le 1er mai 2026, en vinyle et en CD, a au moins un mérite : elle oblige à revenir au disque lui-même, sans le confort des bonus, sans la muséographie de luxe, sans le secours des démos transformées en argument définitif. Et c’est peut-être la meilleure chose qui puisse arriver à cet album de 1989, splendide et bancal, ambitieux et vulnérable, où Paul McCartney cesse un instant d’être une légende installée pour redevenir un compositeur piqué au vif, décidé à prouver qu’il pouvait encore écrire des chansons capables de compter dans leur présent. Derrière My Brave Face, Put It There, Distractions ou That Day Is Done, il y a bien plus qu’un simple retour en forme : il y a un artiste qui se regarde dans la glace, rappelle Elvis Costello à ses côtés, ressort ses outils, et tente plusieurs renaissances à la fois. C’est précisément pour cela que Flowers in the Dirt mérite aujourd’hui mieux qu’un communiqué nostalgique.
Il y a des chansons qui ne frappent pas à la porte : elles s’installent en silence, puis elles deviennent indispensables. À l’été 1989, alors que la pop se pare de vernis et que le rock durcit ses angles, Paul McCartney choisit une autre voie : sur Flowers In The Dirt, il remet la mélodie au centre, mais sans se réfugier dans la nostalgie. This One en est la preuve la plus fine. Pas un “grand” single tapageur, plutôt une décision intime mise en musique : arrêter de remettre l’amour à plus tard, cesser la superstition du bon moment, et prononcer enfin la phrase simple, ici et maintenant. Sous son élégance, le morceau cache un pivot poétique délicieux — “this one / this swan” — où un calembour ouvre une porte contemplative, jusqu’à une imagerie hindoue rêvée, paisible, presque sacrée. En studio, la fluidité est un trompe-l’œil : Hog Hill Mill, Geoff Emerick aux manettes, textures millimétrées, harmonica chaleureux, et même ces verres accordés à l’eau, tintements fragiles comme l’instant qu’on tente de retenir sans le briser. Deux clips, deux interprétations (Tim Pope et Dean Chamberlain), puis la tournée mondiale 1989-1990 où la ballade tient debout face aux stades, avant de se fixer sur Tripping The Live Fantastic. Revisiter This One, c’est redécouvrir un McCartney adulte mais jamais tiède : un cygne qui glisse, discret, et dont le battement travaille longtemps sous la surface.
En 1989, Paul McCartney sort « This One », dont la face B cache un titre incisif : « The First Stone ». Coécrit avec Hamish Stuart, ce morceau enregistré en 1988 s’attaque aux télévangélistes américains impliqués dans des scandales. Sans les nommer, McCartney critique leur hypocrisie à travers des paroles mordantes. Resté confidentiel, ce titre a refait surface en 2022 dans The 7″ Singles Box, révélant une facette engagée du musicien.
En 1989, Paul McCartney signe un retour artistique marquant avec Flowers in the Dirt. Après des années 80 en demi-teinte, il s’entoure de producteurs prestigieux et collabore étroitement avec Elvis Costello pour retrouver sa créativité. L’album mêle modernité et nostalgie, et marque le début d’une nouvelle ère pour McCartney, saluée par la critique et le public.
Sortie en 1989 en b-side de « This One », The First Stone est une chanson percutante de Paul McCartney où il critique les télévangélistes américains à travers un groove irrésistible. Coécrite avec Hamish Stuart, la chanson mêle critique sociale et funk, tout en conservant la mélodie caractéristique de McCartney. Enregistrée dans le studio personnel de McCartney, The First Stone représente un moment audacieux dans sa carrière solo, abordant des thèmes de moralité et d’hypocrisie, tout en restant accessible à un large public.
Enregistré le 21 juillet 1987, I Wanna Cry est une rareté méconnue de Paul McCartney, dévoilée en face B du single This One. Composé en pleine effervescence créative, ce morceau exprime une sincérité poignante, entre douleur et fragilité. Loin des hits calibrés, il s’impose comme une confession musicale brute, portée par une instrumentation minimaliste et une interprétation intense. Un instant suspendu où McCartney, à la croisée du rock et du blues, livre un cri du cœur authentique et intemporel.
« Good Sign », une face B du single « This One », est une chanson souvent négligée du répertoire de Paul McCartney. Bien qu’écrite et enregistrée pendant les sessions de l’album Flowers In The Dirt, elle ne figure pas sur la version finale. Avec ses influences pop rock et son ambiance unique oscillant entre légèreté et profondeur, elle reste un trésor caché, apprécié des fans et souvent jouée en concert. Découvrez l’histoire de cette chanson qui aurait pu être un morceau phare de l’album.
Certaines des chansons de Paul McCartney sont très personnelles pour lui. Lors d’une interview, il a déclaré que l’une de ces chansons personnelles faisait partie des meilleurs morceaux qu’il ait jamais écrits. Il a notamment estimé que la chanson était au même niveau que « Hey Jude. Une des chansons de Paul McCartney des années 1980 […]
Informations sur l’album Pays : International Support : CD Promo Label : Parlophone Numéro de série : 12 R LOVE 6223A Mixage : Mono Date de publication : 01/01/1989 Track-listing de l’album This One
Informations sur l’album Pays : International Support : CD Promo Label : Capitol Numéro de série : DPRO-79743 Mixage : Mono Date de publication : 01/01/1989 Track-listing de l’album This One
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