Sous ses airs de petite chanson enjouée, « Average Person » est un piège à empathie. Sur Pipes of Peace, Paul McCartney ressort sa loupe et la pose sur ceux qu’on traverse sans les voir : le boxeur qui regrette quelques centimètres, la serveuse qui a rêvé d’Hollywood, le cheminot qui s’imagine dompteur de lions. En quelques tableaux, il rappelle que l’« ordinaire » n’existe pas : il n’y a que des vies compressées, des désirs camouflés, des rôles sociaux portés comme des costumes. Le déclic viendrait même d’un jeu télé où l’on devine le métier des invités : une mécanique toute simple, mais assez forte pour fissurer nos certitudes sur les passants. Dans cet article, on remonte le fil de cette galerie de portraits — de Penny Lane à Eleanor Rigby — en passant par l’ombre du music-hall et le goût britannique pour les histoires racontées en souriant. Pourquoi ce morceau, souvent relégué au rang d’interlude, mérite-t-il qu’on s’y attarde ? Parce qu’il transforme le trottoir en scène, qu’il fait parler les inconnus, et qu’il vous renvoie à votre propre reflet : celui qu’on croit banal, jusqu’au moment où quelqu’un prend enfin le temps de regarder.
Avec « Average Person », extrait de Pipes of Peace (1983), Paul McCartney explore les rêves et désillusions des gens ordinaires, dans une veine proche du music-hall britannique. Inspiré par son enfance à Liverpool, il dresse des portraits attachants et teintés d’humour, portés par une orchestration soignée de George Martin. Ce morceau méconnu, jamais interprété sur scène, témoigne de la capacité unique de McCartney à capturer l’humanité dans ses compositions.
À la croisée du rock et du music hall, « If I Were Not Upon The Stage » est un bref interlude scénique que Paul McCartney a intégré à sa tournée mondiale de 1989-1990. Inspiré d’une chanson de 1947, ce morceau d’une trentaine de secondes rend hommage aux traditions du spectacle vivant et crée un lien inattendu entre le passé et le présent. Placé en ouverture de « Hey Jude », il symbolise la capacité de McCartney à fusionner humour, nostalgie et modernité dans ses performances live, tout en influençant ses propres compositions comme Average Person.
Paul McCartney affirme que sa chanson « Average Person », qui figure dans l’album Pipes of Peace de 1983, ressemble à What’s My Line. Elle lui rappelle également son père, Jim McCartney. Paul McCartney pense que « Average Person » ressemble à « What’s My Line ». Dans The Lyrics : 1956 to the Present, Paul a écrit que What’s My […]












