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Beatles Day de Mons : trente-sept éditions, un Magic Bus et Billy J. Kramer — tout sur le rendez-vous du 12 septembre 2026

Le Beatles Day 2026 se tient le samedi 12 septembre 2026, de 10 h à minuit, au Lotto Mons Expo (salle C), avenue Thomas Edison 2, à Mons, en Belgique. Il s’agit de la 37ᵉ édition du seul festival Beatles de Belgique, créé après un voyage fondateur à Liverpool en août 1987 et dont la première édition s’est tenue au Waux-Hall de Mons en septembre 1988. Le thème 2026 est « Intergeneration », illustré par l’image du Magic Bus. L’invité d’honneur est le chanteur britannique Billy J. Kramer, découvert par Brian Epstein et produit par George Martin. L’entrée coûte 30 €, 20 € en tarif réduit, et elle est gratuite pour les moins de 16 ans accompagnés.

Le Beatles Day de Mons a été fondé par Guy Noirfalise, Alain Cardon et Bernard Dutrieux après leur voyage à Liverpool en août 1987. La manifestation s’appelait initialement « Convention Beatles » et a pris le nom de « Beatles Day » en 1992, lorsque son objet a été élargi à la culture au sens large. Elle s’est tenue au Waux-Hall de 1988 à 2011, puis au Lotto Mons Expo à partir de 2012.

Billy J. Kramer, de son vrai nom William Howard Ashton, est né le 19 août 1943 à Bootle. Managé par Brian Epstein et produit par George Martin avec les Dakotas, il a interprété quatre chansons de Lennon-McCartney sur ses cinq premiers 45 tours, dont « Bad to Me » (n° 1 britannique en 1963). Son plus grand succès, « Little Children » (n° 1 en 1964), n’est en revanche pas une composition des Beatles mais un titre de Mort Shuman et J. Leslie McFarland.

Hambourg, quand les Beatles apprenaient encore à devenir les Beatles

On a tellement raconté les Beatles depuis le sommet — les costumes, les cris, les studios d’Abbey Road, les chefs-d’œuvre alignés comme des miracles — qu’on en oublie parfois la boue, le froid, les nuits trop longues et les clubs où personne ne les attendait encore. Avant d’être les quatre garçons dans le vent, ils furent cinq gamins de Liverpool jetés dans le ventre électrique de Hambourg : John Lennon, Paul McCartney, George Harrison, Stuart Sutcliffe et Pete Best, pas encore des icônes, pas encore des statues, mais un groupe en train de se fabriquer à coups d’heures de scène, de reprises américaines, de fatigue et d’insolence. L’exposition Harbour Cities – Global Stages, présentée à Hambourg, rouvre cette période décisive à travers des lettres rares, des photographies primitives et des fragments d’une histoire qui n’avait pas encore compris qu’elle deviendrait mythologique. On y retrouve Paul écrivant à son frère, John glissant son humour féroce dans la marge, George parlant des premiers enregistrements, Stuart encore vivant dans ses mots, Pete Best avant l’effacement. C’est tout l’intérêt de ces archives : elles ne célèbrent pas les Beatles figés dans la légende, elles les montrent en mouvement, fragiles, affamés, humains. Hambourg n’est pas une parenthèse dans leur parcours. C’est la forge où le groupe a appris à tenir debout avant de changer la pop mondiale.

Mersey Beat : le jour où Liverpool s’est inventé une scène

Mersey Beat : lancé le 6 juillet 1961 par Bill Harry, le journal donne un nom à la scène de Liverpool (Merseybeat) et prépare le terrain des Beatles. Gene Vincent en une, Lennon en page 2, NEMS impliqué : découvrez l’histoire.

Le 6 juillet 1961, Liverpool ne découvre pas un nouveau groupe : elle se découvre elle-même. Avec une dette minuscule, une machine à écrire et l’obstination d’un étudiant, Bill Harry lance Mersey Beat et offre à la ville un miroir imprimé. D’un coup, les caves, les bals, les listes de concerts et les rumeurs de week-end cessent d’être “du bruit” : ils deviennent une scène, un réseau, une fierté. Le geste est plus politique qu’il n’en a l’air : donner un nom, c’est donner une existence. Merseybeat naît ainsi, non pas comme un style figé, mais comme une carte qu’on déplie enfin. On y croise Bob Wooler, les centaines de groupes recensés, Hambourg en filigrane, et l’Amérique en horizon — Gene Vincent en couverture comme promesse d’ailleurs. On y trouve surtout un détail vertigineux : Lennon écrit déjà, tord le réel, fabrique sa propre légende sur la page deux, pendant qu’un autre récit s’installe en coulisses — celui du comptoir NEMS, de My Bonnie, de Raymond Jones. Avant le déclic, il y a l’infrastructure : un journal local qui rend la ferveur visible, donc inévitable. Mersey Beat n’est pas un chapitre annexe : c’est l’un des leviers qui ont permis aux Beatles de sortir de la ville sans perdre leur accent.

Raymond Jones, My Bonnie et NEMS : le comptoir où les Beatles sont devenus inévitables

Raymond Jones : a-t-il vraiment demandé “My Bonnie” chez NEMS et déclenché Epstein–Beatles ? Entre Mersey Beat, Bob Wooler et Alistair Taylor, retour sur Liverpool 1961 et la fabrication d’un mythe. Lisez l’article.

Un samedi d’octobre 1961, un nom entre dans l’Histoire comme on entre dans une boutique : Raymond Jones. Il demande « My Bonnie », et Brian Epstein, derrière le comptoir de NEMS, lève la tête. La scène a la perfection d’un prologue : un disque rare, une phrase simple, et soudain le destin des Beatles bascule. Sauf que, comme tous les mythes utiles, celui-ci est trop bien construit pour ne pas être suspect. Était-ce vraiment une révélation… ou le moment où Liverpool a rendu la ferveur “solvable” ? Car My Bonnie n’est pas exactement un disque des Beatles : c’est Hambourg, Tony Sheridan, des crédits bancals, un groupe encore “de service” qui laisse pourtant une trace matérielle. Et derrière Raymond Jones, il y a aussi Bob Wooler, Mersey Beat, la rumeur locale qui circule avant de devenir récit officiel. Plus tard, Alistair Taylor revendiquera même l’invention du nom, pendant que le “vrai” Jones proteste contre le mépris de classe caché dans un mot : scruffy. Alors on rembobine sans casser la magie : NEMS comme vitrine, Epstein comme traducteur, et un mythe fondateur qui dit moins “l’instant zéro” que la collision entre la rue et la respectabilité.

Pete Best, le Beatle oublié : gloire, chute et rédemption

Le 16 août 1962, Pete Best est brutalement évincé des Beatles, à la veille de leur ascension. De batteur adulé à homme de l’ombre, son parcours mêle succès local, exclusion douloureuse et renaissance tardive. Une trajectoire unique dans l’histoire du rock, marquée par la résilience et le pardon.

 Bob Wooler : La voix du Cavern Club et l’homme qui rapprocha les Beatles et Brian Epstein

Bob Wooler, animateur et DJ du Cavern Club, fut un acteur clé de l’essor des Beatles et du « Mersey Beat ». Il introduisit Brian Epstein au groupe, une rencontre qui changea leur destin. Défenseur passionné de la scène musicale de Liverpool, il popularisa le Cavern Club et la vague rock locale. Son humour et son charisme marquèrent l’ambiance du club, tandis que son rôle d’intermédiaire permit aux Beatles d’émerger. Son influence, bien que souvent discrète, reste essentielle dans l’histoire du rock britannique.

L’incident oublié : Quand John Lennon a failli tuer Bob Wooler

« J’étais en train de le tabasser et de le frapper avec un gros bâton, et c’est la première fois que je me suis dit que je pouvais tuer ce type. Je l’ai vu, comme sur un écran – si je le frappais encore une fois, ce serait fini ». – John Lennon Vraiment désolé Bob, STOP […]

Le secret derrière l’explosion de colère de John Lennon lors de l’anniversaire de Paul McCartney

Révélation sur l'incident de John Lennon lors de l'anniversaire de McCartney

John Lennon, connu pour son tempérament explosif, a failli mettre fin aux jours de son ami Bob Wooler, lors du 21e anniversaire de Paul McCartney. Wooler, qui a contribué à la notoriété des Beatles, avait sous-entendu que Lennon entretenait une relation amoureuse avec Brian Epstein, le manager des Beatles, ce qui a déclenché la violente […]

Le moment où John Lennon, membre des Beatles, a failli tuer son ami.

« Je le battais à mort, et je le frappais aussi avec un gros bâton, et c’est la première fois que j’ai pensé : « Je peux tuer ce type ». Je l’ai juste vu, comme sur un écran – que si je le frappais encore une fois, ça allait être fini. » – John Lennon Vraiment désolé Bob, […]

Bob Wooler : l’hommage

Bob Wooler : l'hommage

C’est le 12 Janvier dernier que s’est tenu au Pilarmonic Hall de Liverpool, un concert hommage à Bob Wooler, DJ de la Cavern, durant lequel les spectateurs ont pu entendre les prestatins suivantes : 1. Poor Boy from Liverpool. The Merseybeats 2. Don’t Ever Change. The Merseybeats 3. At 2.22 Today. Clinton Ford & The […]

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