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Beatles Day de Mons : trente-sept éditions, un Magic Bus et Billy J. Kramer — tout sur le rendez-vous du 12 septembre 2026

Le Beatles Day 2026 se tient le samedi 12 septembre 2026, de 10 h à minuit, au Lotto Mons Expo (salle C), avenue Thomas Edison 2, à Mons, en Belgique. Il s’agit de la 37ᵉ édition du seul festival Beatles de Belgique, créé après un voyage fondateur à Liverpool en août 1987 et dont la première édition s’est tenue au Waux-Hall de Mons en septembre 1988. Le thème 2026 est « Intergeneration », illustré par l’image du Magic Bus. L’invité d’honneur est le chanteur britannique Billy J. Kramer, découvert par Brian Epstein et produit par George Martin. L’entrée coûte 30 €, 20 € en tarif réduit, et elle est gratuite pour les moins de 16 ans accompagnés.

Le Beatles Day de Mons a été fondé par Guy Noirfalise, Alain Cardon et Bernard Dutrieux après leur voyage à Liverpool en août 1987. La manifestation s’appelait initialement « Convention Beatles » et a pris le nom de « Beatles Day » en 1992, lorsque son objet a été élargi à la culture au sens large. Elle s’est tenue au Waux-Hall de 1988 à 2011, puis au Lotto Mons Expo à partir de 2012.

Billy J. Kramer, de son vrai nom William Howard Ashton, est né le 19 août 1943 à Bootle. Managé par Brian Epstein et produit par George Martin avec les Dakotas, il a interprété quatre chansons de Lennon-McCartney sur ses cinq premiers 45 tours, dont « Bad to Me » (n° 1 britannique en 1963). Son plus grand succès, « Little Children » (n° 1 en 1964), n’est en revanche pas une composition des Beatles mais un titre de Mort Shuman et J. Leslie McFarland.


  • Le 37ᵉ Beatles Day se tiendra le samedi 12 septembre 2026 au Lotto Mons Expo (salle C), à Mons, dans le Hainaut belge, de 10 h à minuit.
  • L’événement est né d’un pèlerinage à Liverpool en août 1987 : trois Montois — Guy Noirfalise, Alain Cardon et Bernard Dutrieux — découvrent la Beatles Week et rentrent avec l’idée d’en créer l’équivalent belge. La première Convention Beatles a lieu au Waux-Hall de Mons en septembre 1988.
  • En 1992, la manifestation élargit son objet à « Beatles et Culture » et prend son nom actuel de Beatles Day.
  • L’invité d’honneur 2026 est Billy J. Kramer, chanteur de Liverpool découvert et managé par Brian Epstein, produit par George Martin, et à qui Lennon et McCartney ont offert quatre de ses cinq premiers 45 tours. Il sera interviewé sur scène avec traduction simultanée, donnera environ 45 minutes de concert accompagné de Clark Gilmour et du groupe Carousel, et restera disponible toute la journée pour les dédicaces.
  • Le thème 2026 est « Intergeneration », décliné autour de l’image du Magic Bus.
  • L’édition s’étale en réalité sur trois soirées : conférence de Paul Vacca au Mundaneum le jeudi 10 septembre, jam session à l’Auberge de Jeunesse du Beffroi le vendredi 11, puis le Beatles Day proprement dit le samedi 12.
  • Tarifs : 30 € en entrée générale, 20 € pour les étudiants (à partir de 16 ans), les détenteurs d’une disability card, les PMR et les bénéficiaires de l’article 60 ; gratuit pour les moins de 16 ans accompagnés.

Sommaire

Première partie — L’histoire d’une convention

Août 1987 : trois Montois à l’Adelphi Hotel

Toutes les grandes manifestations de fans commencent par un voyage. Celle de Mons commence par un article de presse.

À la fin de l’été 1987, un papier paru dans la presse nationale belge signale l’existence, à Liverpool, d’une semaine entière consacrée aux Beatles. Cette année-là, la Beatles Week célèbre les vingt ans de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, paru le 1ᵉʳ juin 1967. Trois Montois décident d’aller voir de leurs yeux : Guy Noirfalise, Alain Cardon et Bernard Dutrieux.

Ce qu’ils trouvent en arrivant n’est pas encore la ville-musée d’aujourd’hui. Liverpool, en 1987, sort à peine des années Thatcher, du chômage de masse et des émeutes de Toxteth ; le port est en pleine mutation, les docks Albert viennent d’être reconvertis, et l’industrie touristique Beatles balbutie. Mathew Street n’est pas encore la rue à selfies qu’elle est devenue. C’est précisément ce qui rend le voyage marquant : les trois Belges accomplissent un vrai Magical Mystery Tour, du Cavern Club à Penny Lane, des maisons natales de John, Paul, George et Ringo à Strawberry Field, en passant par la statue d’Eleanor Rigby et les pubs — le Philharmonic, The Grapes, The Empress.

Le point d’orgue se joue au Britannia Adelphi Hotel, ce palace édouardien fané qui accueille depuis des années la convention annuelle : des stands d’objets de collection, des groupes tribute, et surtout des témoins. C’est là que les trois Montois rencontrent Julia Baird, la demi-sœur de John Lennon — fille de Julia Lennon et de John Dykins, née en 1947, qui a partagé avec John une partie de son enfance à Blomfield Road et publiera plus tard ses propres souvenirs. Une photo, prise à l’Adelphi, immortalise le moment : Julia Baird posant entre Bernard Dutrieux, Alain Cardon et Guy Noirfalise.

Le retour vers la Belgique se fait dans une voiture pleine d’images et de sons. Et d’une idée : pourquoi pas chez nous ?

L’idée n’a rien d’évident. En 1987, les Beatles sont séparés depuis dix-sept ans, John Lennon est mort depuis sept, et la nostalgie des sixties n’a pas encore l’assise culturelle qu’elle a aujourd’hui. Le CD vient tout juste d’arriver — le catalogue Beatles n’est publié en numérique qu’à partir de février 1987, dans les mixages mono choisis par George Martin pour les quatre premiers albums. Monter une convention en province wallonne relève, à ce moment-là, du pari.

Septembre 1988 : la première Convention Beatles de Belgique

Un an plus tard, en septembre 1988, la première Convention Beatles ouvre ses portes dans les salles du Waux-Hall de Mons, ce grand bâtiment de loisirs situé à l’orée du parc, à quelques centaines de mètres de la Grand-Place.

C’est le premier rassemblement du genre en Belgique. Il est monté par des passionnés, sans structure professionnelle, avec les quelques contacts noués à Liverpool l’année précédente et un comité de bénévoles. Le succès est immédiat.

L’affiche de cette première édition dit déjà tout de la méthode montoise. On y trouve Bob Wooler, le disc-jockey historique du Cavern Club — l’homme qui présentait les Beatles à l’heure du déjeuner, qui rédigea en 1961 dans Mersey Beat le texte fondateur sur « le plus grand groupe de rock’n’roll » de Liverpool, et qui reçut de John Lennon un mémorable coup de poing lors de l’anniversaire de Paul en juin 1963. On y trouve aussi Allan Williams, le patron du Jacaranda qui envoya les Beatles à Hambourg en 1960 et se décrivit lui-même, dans le titre de ses mémoires, comme « l’homme qui a donné les Beatles ». Et l’on y trouve enfin Abbey Road, groupe cover belge.

Cette combinaison — un témoin de première main, un témoin de seconde ligne, et de la musique jouée sur scène — deviendra la formule permanente du Beatles Day. Elle n’a pratiquement pas varié en trente-sept ans.

1988-1991 : les témoins de Liverpool font le voyage

Les trois éditions suivantes confirment que le carnet d’adresses monté à l’Adelphi fonctionne.

En 1989 vient Pete Best, le premier batteur du groupe, renvoyé le 16 août 1962 dans les bureaux de NEMS à Whitechapel — un épisode dont le 64ᵉ anniversaire tombait il y a quelques jours à peine. En 1989, Best est encore loin de la réhabilitation que lui apporteront Anthology 1 et ses royalties ; il est le batteur fantôme, celui dont on parle sans l’inviter. Mons l’invite.

En 1990 vient Alf Bicknell, chauffeur et confident des Beatles entre 1964 et 1966 — l’homme au volant de la Austin Princess pendant les tournées, témoin muet de conversations que personne d’autre n’a entendues.

En 1991 vient Tony Sheridan, le rocker anglais installé à Hambourg que les futurs Beatles surnommaient « The Teacher » et qu’ils accompagnèrent sous le nom de The Beat Brothers pour les séances Polydor de juin 1961 dirigées par Bert Kaempfert. C’est le disque « My Bonnie » issu de ces séances qui, selon la légende officielle, conduisit Raymond Jones dans la boutique NEMS de Brian Epstein. Sheridan reviendra à Mons douze ans plus tard, en 2003 ; il mourra en 2013.

Trois éditions, trois maillons de la chaîne. Le Beatles Day n’a jamais fait autre chose que collecter ces maillons.

1992 : de la « Convention » au « Beatles Day »

Pour la cinquième édition, en 1992, les organisateurs prennent la décision qui change tout. Plutôt que de rester une bourse d’échange doublée de concerts — le modèle classique de la convention de fans —, ils élargissent le propos à ce qu’ils appellent « Beatles et Culture » : associer toutes les formes d’art et de culture à la musique, aux textes, à la carrière, à la vie et à la mémoire des Fab Four.

La manifestation change alors d’appellation et devient le « Beatles Day ». Au programme : expositions, bourses d’achat, ateliers (dessin, langue, informatique, vidéo, plus tard internet), invités, concerts — le tout sur le thème des Beatles.

Ce glissement sémantique mérite qu’on s’y arrête, parce qu’il explique la longévité de l’événement. Une convention s’adresse aux collectionneurs ; elle vit et meurt avec eux. Un « jour » thématique s’adresse à quiconque a une raison d’aimer les Beatles — et il y en a beaucoup, y compris chez des gens qui ne possèdent pas un seul vinyle. En ouvrant la porte à l’exposition, à l’atelier, à la conférence, Mons s’est donné trente ans d’avance sur la question qui hante aujourd’hui toutes les conventions de fans : comment ne pas vieillir avec son public ?

L’objectif affiché à partir de cette date ne changera plus : faire découvrir au grand public l’influence que le groupe anglais continue d’exercer sur la culture contemporaine.

1993-1997 : un singe, un logo et des chemises rouges

En 1993 naît le logo, dessiné par Emmanuel Mainil, enrichi graphiquement par Guy Noirfalise, puis restauré en 2008 par Olivier Dinant. Depuis 1997, il est brodé sur les chemises des membres du comité — les fameuses « chemises rouges » que les habitués repèrent à cent mètres dans la salle.

Le logo de l’ASBL réunit deux symboles, l’un local, l’autre universel.

Le premier est le Singe du Grand-Garde, la petite statuette de métal martelé encastrée dans la façade de l’Hôtel de Ville de Mons, à gauche du portail d’entrée. La tradition veut qu’on lui caresse le crâne de la main gauche pour s’attirer le bonheur. Son origine reste une énigme pour les historiens locaux : chef-d’œuvre de forgeron présenté à l’entrée dans le métier ? Pilori pour enfants délinquants ? Enseigne d’un ancien bar voisin ? Les archives restent muettes.

Le second est la silhouette des quatre Beatles en costumes de Sgt. Pepper’s, ces uniformes de fanfare victorienne conçus par la maison Berman (dont le nom apparaît parfois sous la forme « Maurice Burman » dans les documents du Beatles Day) pour la séance photo de Michael Cooper du 30 mars 1967. Le clin d’œil est direct : c’est pour les vingt ans de cet album que les trois fondateurs étaient partis à Liverpool en 1987.

Un singe montois et quatre musiciens de Liverpool sur le même écusson : difficile de résumer plus efficacement ce qu’est le Beatles Day.

Les éditions anniversaires : Grand-Place, Casemates, Théâtre Royal

L’histoire du Beatles Day se lit aussi dans sa géographie montoise. À chaque anniversaire rond, l’événement quitte sa base et s’offre un lieu.

1997, dixième édition. Le Beatles Day s’installe sous un immense chapiteau dressé sur la Grand-Place de Mons, l’une des plus belles places de Wallonie, dominée par l’Hôtel de Ville gothique — et par le singe. La même année, l’invité est Alistair Taylor, l’assistant de Brian Epstein qui se surnommait lui-même « Mr Fixit », présent dès le 9 novembre 1961 lors de la fameuse descente d’Epstein au Cavern, et licencié d’Apple en 1969 sans que Paul, John, George ou Ringo ne prenne son appel.

2002, quinzième anniversaire. L’événement occupe les Casemates 1 et 2, anciens bâtiments militaires enterrés le long de la Place Nervienne, transformés pour l’occasion en « reproduction géante » du Cavern Club. L’idée est brillante de simplicité : le Cavern était une cave de brique en voûte sous un entrepôt de fruits ; les casemates montoises offrent exactement la même acoustique de caveau. Cette année-là, l’affiche accueille The Rabeats, le tribute band d’Amiens, et Gary Gibson, sosie de John Lennon venu de Liverpool.

2007, vingtième anniversaire. Deux journées mémorables au Théâtre Royal de Mons, sur la Grand-Place, avec la sortie d’un disque particulier : des interprétations des Beatles en patois montois, portées par de nombreux artistes et par l’orchestre philharmonique de Colfontaine. C’est peut-être l’objet le plus étrange et le plus attachant produit par le Beatles Day — et une manière très wallonne de traiter la question de l’appropriation culturelle : si les Français ont eu « Laisse-moi tenir ta main », pourquoi les Montois n’auraient-ils pas leur version ?

3 octobre 2009. Le Beatles Day célèbre l’anniversaire d’Abbey Road avec une exposition consacrée au seul passage piéton du monde qui ait sa propre notice de classement — photos et dessins autour du zébra de la St John’s Wood Road, immortalisé par Iain Macmillan le 8 août 1969 en six clichés et dix minutes. Les organisateurs enregistrent alors l’un de leurs plus grands succès de foule depuis le début de l’aventure. Les invités : Freda Kelly, la secrétaire du fan-club officiel des Beatles à Liverpool, et Jean-Marie Périer, le photographe de Salut les Copains.

2010. Thème Let It Be, avec la venue de groupes canadiens et un hommage à l’armée canadienne — Mons ayant été libérée par les troupes canadiennes le 11 novembre 1918, quelques heures avant l’armistice. Invité : Horst Fascher, l’ancien boxeur devenu videur puis organisateur des premiers concerts des Beatles à Hambourg, homme du Kaiserkeller et du Star-Club.

1ᵉʳ octobre 2011. Vingt-quatrième édition, thème Imagine, célébration des premiers concerts au Cavern — et dernière édition au Waux-Hall. Invités : Gilles Verlant, Dan Lacksman (fondateur de Telex, dont les studios bruxellois ont vu passer la moitié de la pop belge) et David Bedford, l’historien liverpuldien auteur de Liddypool puis de Finding the Fourth Beatle.

14 octobre 2017, trentième anniversaire. Retour au Théâtre Royal, avec un concert public gratuit sur la Grand-Place la veille. L’invité de cette édition est peut-être le plus symbolique de tous : Rod Davis, le banjoïste des Quarrymen, présent le 6 juillet 1957 à la fête paroissiale de Woolton — c’est-à-dire le jour où John Lennon a rencontré Paul McCartney. Les Quarrymen au complet étaient déjà venus à Mons en 1999.

2012 : le déménagement au Lotto Mons Expo et le changement d’échelle

À partir de 2012, le Beatles Day quitte le Waux-Hall pour le Lotto Mons Expo, le grand hall d’exposition situé avenue Thomas Edison, à deux cents mètres de la gare et du centre commercial des Grands Prés.

Le changement paraît technique ; il est structurant. Le Waux-Hall imposait des salles cloisonnées, une jauge limitée et une logistique acrobatique. Le Lotto Mons Expo offre un volume industriel, un parking gratuit, un accès autoroutier direct par la sortie 24 de l’E19-E42, et surtout la possibilité de faire coexister au même moment une grande scène, un marché de collectionneurs, un salon d’auteurs et plusieurs expositions — sans que personne n’ait à choisir.

L’audience augmente considérablement. À partir de 2015, une foire aux vinyles s’adjoint au marché de collectionneurs, au moment précis où le vinyle amorce en Europe la remontée spectaculaire qui ne s’est plus démentie depuis. Aujourd’hui, l’organisation annonce que l’événement rassemble globalement plus de 1 300 personnes.

Un mot sur le lieu, parce qu’il compte dans l’expérience : le Lotto Mons Expo n’est pas une salle de concert. C’est un hall. La salle C, où se tient le Beatles Day, se parcourt comme un marché couvert dont la scène serait le fond. On y circule, on y revient, on y croise. Ce n’est pas un défaut, c’est le format : personne n’est assigné à un siège, et le bracelet remis à l’entrée permet de sortir et de rentrer à volonté toute la journée.

Trente-sept ans d’invités : la mémoire vivante des Beatles à Mons

Le vrai patrimoine du Beatles Day, ce n’est pas son affiche musicale. C’est sa liste d’invités. Mise bout à bout, elle constitue l’une des collections de témoignages les plus denses jamais réunies par une manifestation francophone.

Année Invité(e) Qualité
1988 Bob Wooler Disc-jockey du Cavern Club
1988 Allan Williams Premier manager/agent des Beatles
1989 Pete Best Premier batteur du groupe
1990 Alf Bicknell Chauffeur et confident des Fab Four
1991 et 2003 Tony Sheridan « The Teacher » de Hambourg
1994 Louise Harrison Sœur de George Harrison
1997 Alistair Taylor Ami et confident, bras droit d’Epstein
1999 The Quarrymen Le premier groupe de John Lennon
1999 Joe Massot Réalisateur de Wonderwall (1968)
2001 David Linx, Phil Abraham Jazzmen (Bruxelles/Paris)
2002 Gary Gibson Sosie de John Lennon (Liverpool)
2004 Michel Lemaire Seul reporter belge à avoir interviewé les Beatles en 1964
2004 Piero Kenroll Chroniqueur musical de Télé-Moustique
2005 Philippe Auliac Cinéaste, films sur George Harrison
2006 Les Lionceaux Groupe rémois des sixties, Beatles en français
2007 Sam Leach Organisateur de concerts à Liverpool
2007 Freddy Nieuwland Wallace Collection (« Daydream »)
2009 Freda Kelly Secrétaire du fan-club des Beatles
2009 Jean-Marie Périer Photographe de Salut les Copains
2010 Horst Fascher Organisateur des concerts de Hambourg
2011 Gilles Verlant, Dan Lacksman, David Bedford Journaliste, producteur, auteur
2012 et 2014 Mark Lewisohn Historien de référence des Beatles
2013 Tony Bramwell Assistant personnel de Brian Epstein
2015 Geoff Emerick Ingénieur du son d’Revolver à Abbey Road
2015 Gisèle Clark Ingénieure du son, Abbey Road Institute Paris
2016 Ken Scott Ingénieur du son (From Abbey Road to Ziggy Stardust)
2016 François Jouffa, Marc Ysaye Europe 1 ; Classic 21 / Machiavel
2017 Rod Davis Quarryman, présent à Woolton le 6 juillet 1957
2018 Philippe Manœuvre, Stan Cuesta Journalistes et auteurs rock
2018 Jessica Lee Morgan Fille de Mary Hopkin et Tony Visconti
2019 Chris Thomas Producteur, présent sur l’album blanc
2019 Brice Depasse Animateur, journaliste, auteur
2022 Dave Harries Technicien Abbey Road, présent sur le toit de Savile Row
2023 Jérôme Soligny, Arnaud Hudelot Journaliste-écrivain ; ingénieur du son et romancier
2024 Eric Krasker, François De Brigode Historien francophone des Beatles ; journaliste RTBF
2025 Antoine De Caunes Animateur et écrivain
2026 Billy J. Kramer Chanteur de l’écurie Epstein

Quelques noms méritent qu’on s’y arrête, parce qu’ils disent le sérieux du recrutement.

Mark Lewisohn, venu deux fois (2012 et 2014), est l’historien de référence absolu : auteur de The Beatles Recording Sessions, de The Complete Beatles Chronicle, puis de Tune In, premier tome d’une trilogie dont la seule première partie compte plus de 800 pages dans son édition courante. Aucune manifestation francophone ne l’a reçu aussi souvent.

Geoff Emerick (2015) avait vingt ans lorsqu’il prit la place de Norman Smith à la console d’Revolver, en avril 1966. Il est mort en octobre 2018 ; les occasions de l’avoir entendu en Europe francophone se comptent sur les doigts d’une main.

Chris Thomas (2019) fut l’assistant de George Martin sur l’album blanc à l’été 1968 — au point de superviser seul certaines séances pendant les vacances de Martin. Il produira ensuite The Dark Side of the Moon, les Pretenders, INXS et Never Mind the Bollocks des Sex Pistols.

Dave Harries (2022) est de ces techniciens EMI que le jargon maison appelait les « blouses blanches ». Il grava la première version de « Strawberry Fields Forever » et se trouvait sur le toit du 3 Savile Row le 30 janvier 1969, aux côtés de Glyn Johns, Keith Slaughter et d’un jeune Alan Parsons dont c’était le premier enregistrement live.

Tony Bramwell (2013), enfin, avait grandi dans le même quartier que George Harrison, portait les guitares au Cavern, devint l’homme des tournées et de la promotion chez NEMS puis Apple, et écrivit en 2005 le savoureux Magical Mystery Tours.

Cette liste, à elle seule, justifierait qu’on écrive l’histoire du Beatles Day. Elle explique aussi pourquoi les groupes tribute se battent pour y jouer : à Mons, ils passent parfois juste avant ou juste après quelqu’un qui était dans la pièce.

2020-2022 : les années blanches et le retour

L’arithmétique du Beatles Day intrigue toujours les nouveaux venus. Si la première convention date de septembre 1988 et que l’événement est annuel, 2026 devrait être la 39ᵉ édition. Or l’organisation annonce la 37ᵉ.

L’explication est simple : deux éditions ont sauté, en 2020 et 2021, à cause de la pandémie de covid-19. La Belgique a été l’un des pays européens où les rassemblements en intérieur ont été interdits le plus longtemps, et un événement de douze heures réunissant plus d’un millier de personnes dans un hall fermé n’était tout simplement pas envisageable. Le compte se vérifie sans peine : l’édition du 24 septembre 2022 était bien annoncée comme la 33ᵉ, et l’édition du 1ᵉʳ octobre 2011, la 24ᵉ.

Le retour de 2022 est d’ailleurs placé sous un thème qui n’a rien d’anodin : « Get Back ». Officiellement, il s’agissait de célébrer les cinquante ans de Let It Be, la séparation, le film et le documentaire de Peter Jackson sorti fin 2021. En pratique, tout le monde à Mons a compris le double sens. Cette 33ᵉ édition proposait Just Beatles (Écosse), Hamburg Beat (Angleterre), One After 909 (Pays-Bas), The Scarabïans (France, reggae), The Seastles (cinq musiciennes marseillaises), Beatles History (France), The Soundbirds (jeunes Montois) et Antoine Goudeseune, avec Dave Harries en invité d’honneur.

2023-2025 : Michelle, les amis et Help!

Les trois éditions suivantes montrent comment fonctionne la mécanique thématique du Beatles Day — un thème par an, décliné dans la programmation, les expositions et jusqu’à l’affiche.

2023, 34ᵉ édition, 23 septembre : « Michelle, ma belle ». L’année où Mons a choisi d’explorer l’influence des Beatles sur la culture et la chanson francophones. Expositions de pochettes de 45 tours de chanteurs français ayant repris les Beatles en français, panorama des reprises de « Michelle », historique des Lionceaux présenté par Alain Dumont, membre du groupe. Sur scène, un « Beatles Day All Stars Band » calqué sur le principe du All-Starr Band de Ringo Starr, monté par Antoine Goudeseune : Perry Rose, Julie Compagnon, Saule et Kévin Cools (Machiavel) en chanteurs invités, accompagnés de Xavier Bouillon aux claviers, Jules Scinta à la batterie et Loris Tils à la basse. À l’affiche également : The Cavernites (Angleterre), The Blisters (Espagne), The Low Beat (France), Les Lionceaux, 2 Of Us, 2Day, un set du CAJ-MIR de Boussu et un atelier handpan. Espace littéraire avec Michka Assayas, Arnaud Hudelot, Charles Geoffroy et Brice Depasse, en collaboration avec la librairie Scientia.

2024, 35ᵉ édition, 5 octobre : « With a Little Help from OUR Friends ». Affiche signée du graphiste maison Bruno Marchese, réunissant un panel de personnalités ayant marqué l’histoire de l’événement. Programmation internationale : The Peakles (Portugal), un All Star Band belge, She’s Leaving Home (Finlande), The Seatles (France), Carpe Diem, Heart Club Band, The Unpluggers et un « groupe mystère ». Invités : Eric Krasker, historien francophone des Beatles, en entretien avec François De Brigode, journaliste de la RTBF.

2025, 36ᵉ édition, 27 septembre : « Help! ». Le thème est présenté par les organisateurs comme un cri toujours actuel — celui d’un John Lennon de vingt-quatre ans qui, en 1965, avouait son mal-être dans une chanson de film. À l’affiche : Lowbeat, The Ladders, The Family Music, Clark Gilmour, Evy & The Waylers, Eyeful, ZLM Band, un ensemble issu du CAJ-MIR — et, pour la première fois au Beatles Day, une reprise de Creedence Clearwater Revival, Travelin’ Band. L’invité était Antoine De Caunes, dont l’organisation a retenu qu’il fut « fidèle à lui-même, accessible et intéressant, caustique et intelligent, rêveur et pro » — et exténué en fin de journée.

Retenez le nom de Clark Gilmour : il revient en 2026, et pas dans n’importe quel rôle.

Ce que le Beatles Day a inventé

Trente-sept éditions, c’est plus long que la carrière des Beatles multipliée par quatre. Comment tient-on ?

Par le statut associatif. Le Beatles Day est une ASBL portée par des bénévoles — les « chemises rouges » — et non par un opérateur culturel subsidié ou une société de production. Cela impose des budgets serrés, mais garantit une chose rare : personne ne décide de la programmation en fonction d’un rendement. Les critères annoncés chaque année pour retenir les groupes sont l’originalité et le talent, dans cet ordre.

Par la reconnaissance institutionnelle sans institutionnalisation. Le 26 janvier 2006, lors d’une cérémonie organisée à Saint-Ghislain, près de Mons, le Beatles Day a reçu la distinction « Une d’Or » 2005 dans la catégorie « Associations ». Pour une équipe de bénévoles alors âgée de dix-huit ans, c’était la reconnaissance d’un travail — pas un ticket d’entrée dans la machine culturelle.

Par le refus de la quantité. La formule employée par les organisateurs est constante : « le Beatles Day a toujours privilégié la qualité à la quantité ». Chaque année, une quarantaine de groupes internationaux se déclarent candidats pour jouer à Mons ; la plupart se sont produits au Cavern de Liverpool, ce qui constitue dans ce milieu une consécration. Le comité en retient une petite dizaine.

Par la fidélité aux personnes. Le Beatles Day entretient une page « Hommage », où sont évoqués les membres disparus du comité — Guy Maesfranckx, dit « Gouguy », parti brutalement à la veille de ses 64 ans ; Françoise Dinant, qui confectionna pendant des années des milliers de sandwiches. En 2026, une exposition entière est consacrée à la mémoire du photographe Eric Sluis. Peu de festivals font cela. Ceux qui le font durent.


Seconde partie — L’édition 2026 et pourquoi il faut y aller

« Intergeneration » : le thème et le Magic Bus

Le thème retenu pour la 37ᵉ édition tient en un mot : « INTERGENERATION » — « intergénérationnel » dans sa version française, « intergenerational » dans sa version anglaise.

L’image choisie pour le porter est celle du Magic Bus, ce car de tourisme aux couleurs criardes qui traverse Magical Mystery Tour, le film-téléfilm que les Beatles écrivirent, réalisèrent et montèrent eux-mêmes à l’automne 1967, diffusé par la BBC le lendemain de Noël dans un noir et blanc qui ruina la moitié de ses effets. Le bus de 1967 emmenait un aréopage improbable de passagers vers nulle part ; celui de 2026 emmène plusieurs générations vers la même destination.

Le texte de présentation des organisateurs est explicite : « Enfants, adolescents, adultes, famille, héritage, vieillesse : les Beatles sont présents dans toutes ces phases de notre vie. Nous sommes tous embarqués dans un même Magic Bus. »

Le choix n’est pas décoratif. Il répond à une réalité que les organisateurs observent depuis plusieurs éditions et qu’ils formulent ainsi : « L’impact sur la jeune génération est perceptible et grandissant. » L’argumentaire qu’ils déroulent tient en quatre points — le succès des tournées mondiales de Paul McCartney, les albums nouveaux de Paul et Ringo, les rééditions remasterisées du catalogue de George et de John, et le flot de films d’archives souvent inédites consacrés au groupe.

On peut y ajouter ce que les chiffres montrent depuis deux ans : la remontée régulière des Beatles dans les classements de streaming, le retour de « Hey Jude » dans le Top 30 britannique à l’été 2026 sous l’effet des chants de supporters pour Jude Bellingham, ou encore la place que le catalogue occupe désormais dans les playlists des moins de vingt-cinq ans. Le thème 2026 n’est donc pas un vœu pieux : c’est un constat.

Concrètement, l’« intergénérationnel » se traduit dans la programmation par trois dispositifs : la gratuité pour les moins de 16 ans accompagnés, la présence d’ateliers et de créations portés par des maisons de jeunes de la région, et une exposition entièrement construite autour de la transmission filiale (voir plus bas, « Pochettes 33 trs »).

Billy J. Kramer : l’invité que l’on n’attendait plus

C’est la grande nouvelle de cette édition, et elle mérite d’être expliquée à ceux qui ne verraient dans ce nom qu’une note de bas de page de la Beatlemania.

Qui est Billy J. Kramer

William Howard Ashton le 19 août 1943 à Bootle, dans la banlieue nord de Liverpool, benjamin d’une fratrie de sept enfants, il fait un apprentissage d’ajusteur aux chemins de fer britanniques et joue de la guitare rythmique le soir dans un groupe qu’il a formé lui-même, avant de passer au chant.

Le patronyme « Kramer » est tiré au hasard d’un annuaire téléphonique. Le « J » est une suggestion de John Lennon, qui trouvait que l’initiale donnerait au nom une arête plus dure. C’est, à soi seul, un excellent résumé du rapport de force entre les Beatles et le reste de l’écurie liverpuldienne au printemps 1963.

Brian Epstein, alors en pleine phase d’expansion de son catalogue d’artistes locaux, le repère au Cavern à la tête d’un groupe appelé les Coasters. Les Coasters refusent de passer professionnels. Epstein rachète le contrat de Kramer à son manager de l’époque, Ted Knibbs, et l’associe à un groupe de Manchester, les Dakotas, qui n’accepteront de le soutenir qu’à la condition d’obtenir leur propre contrat discographique. Les deux entités signent chez Parlophone, sous la direction de George Martin, et adoptent la formule « Billy J. Kramer with the Dakotas » — la préposition marquant que chacun garde son identité.

Le résultat, en dix-huit mois, tient de l’anomalie statistique. Quatre des cinq premiers 45 tours sont signés Lennon-McCartney, dont plusieurs chansons que les Beatles n’ont jamais enregistrées pour leur propre compte :

  • « Do You Want to Know a Secret » (mai 1963), n° 2 au Royaume-Uni — la première reprise d’une composition Lennon-McCartney à entrer dans les classements britanniques ;
  • « Bad to Me » (juillet 1963), n° 1 — chanson écrite par John Lennon spécifiquement pour Kramer, en partie pendant les vacances de Lennon à Torremolinos avec Epstein ;
  • « I’ll Keep You Satisfied » (novembre 1963), Top 5 ;
  • « From a Window » (1964).

Puis vient l’acte de rébellion : contre l’avis d’Epstein, qui voulait poursuivre la formule gagnante, Kramer refuse une nouvelle chanson des Beatles — « One and One Is Two » — et impose « Little Children », signée des Américains Mort Shuman et J. Leslie McFarland. Le titre devient son deuxième n° 1 britannique et son plus gros succès, ainsi que son premier vrai tube aux États-Unis, où il participe à la British Invasion et passe au Ed Sullivan Show le 7 juin 1964.

La suite est plus rude. L’arrivée de Mick Green, l’ancien guitariste des Pirates de Johnny Kidd, durcit le son des Dakotas mais ne relance pas les ventes ; Kramer et le groupe se séparent en 1967. Suivent des années difficiles, une carrière solo en demi-teinte, l’alcool, puis une reconstruction et une longue seconde vie sur le circuit américain. Installé aux États-Unis, il publie en 2016 son autobiographie, Do You Want to Know a Secret?, et continue d’enregistrer et de tourner.

Pourquoi sa venue à Mons compte

Parce que la fenêtre se referme. Billy J. Kramer aura 83 ans le 19 août 2026, soit trois semaines avant le Beatles Day. Les témoins directs de l’écurie NEMS encore capables de monter sur scène et de chanter leur propre répertoire se comptent désormais sur les doigts d’une main.

Parce qu’il incarne un pan mal raconté de l’histoire : celui des chansons que les Beatles ont données. On a beaucoup écrit sur ce que Lennon et McCartney ont gardé ; on écrit rarement sur ce qu’ils ont distribué à Kramer, aux Fourmost, à Cilla Black, à Peter and Gordon, aux Rolling Stones. Ce catalogue parallèle constitue une œuvre à part entière, et c’est ce répertoire-là que Kramer viendra chanter.

Parce qu’il a connu Brian Epstein de l’intérieur, comme employé et comme protégé — un point de vue rarissime, à distance de l’hagiographie comme du règlement de comptes.

Ce qu’il fera exactement le 12 septembre

L’organisation annonce trois formats distincts :

  1. Un entretien sur la grande scène, mené par des journalistes spécialisés, avec traduction simultanée — précision qui compte pour un public francophone et qui n’est pas systématique dans ce genre de manifestation ;
  2. Un concert d’environ 45 minutes, accompagné de Clark Gilmour (déjà présent à l’édition 2025) et du groupe Carousel, consacré à son répertoire le plus connu, largement issu de la plume de Lennon et McCartney ;
  3. Une disponibilité toute la journée : questions du public, photos, dédicaces de vinyles, CD, livres et photographies.

Ce troisième point est celui que les habitués apprécient le plus. Au Beatles Day, l’invité n’est pas une star escortée qui traverse la salle entre deux services de sécurité. Il reste.

Le concert non-stop : ce que l’on sait de l’affiche

Le cœur de la journée reste le concert non-stop, qui se déroule sur la grande scène de la salle C.

Les organisateurs annoncent « un programme une nouvelle fois exceptionnel, avec des groupes réputés dont la plupart sont invités aux quatre coins de la planète », et précisent que les musiciens retenus viennent de France, des Pays-Bas, d’Angleterre et de Belgique. Une quarantaine de formations internationales s’étaient portées candidates ; la sélection s’est faite, comme chaque année, sur l’originalité et le talent, avec un critère informel qui revient souvent dans les communiqués : avoir joué au Cavern Club de Liverpool.

Une phrase du communiqué mérite qu’on la décode, parce qu’elle contient un indice sur le contenu de l’affiche : « John, Paul, George et Ringo, mais aussi Billy, Bob, Roy, Jeff, Tom et Jim, vous garantissent de passer une splendide et inoubliable journée. » Billy, c’est évidemment Kramer. Les cinq autres prénoms — Bob Dylan, Roy Orbison, Jeff Lynne, Tom Petty et Jim Keltner — désignent sans ambiguïté les Traveling Wilburys, le supergroupe fondé par George Harrison en 1988, dont Keltner tenait la batterie sous le pseudonyme de Buster Sidebury. Il y a donc, selon toute vraisemblance, un hommage Wilburys au programme : une première pour Mons, et une manière élégante de traiter le thème intergénérationnel — les Wilburys étant précisément l’histoire de cinq générations de rockeurs réunies dans un garage de Malibu.

Le timing détaillé des prestations est publié par l’organisation sous forme d’affiche graphique, diffusée sur beatlesday.eu, sur la page Facebook de l’événement et sur les flyers. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les noms des formations n’ont pas été relayés sous forme de texte par l’organisateur : nous préférons ne pas les deviner et renvoyer nos lecteurs vers l’affiche officielle, mise à jour régulièrement.

Ce que l’on peut dire avec certitude, en revanche, tient à la structure de la journée, invariable depuis des années :

  • 10 h : ouverture des portes, du marché de collectionneurs et des expositions ;
  • 10 h – 18 h : exposants et vendeurs venus de France, des Pays-Bas et de Belgique, plus un stand de matériel hi-fi vintage ;
  • À partir de midi environ : enchaînement des sets sur la grande scène, sans temps mort significatif, généralement par tranches de 30 à 65 minutes ;
  • En milieu d’après-midi : l’heure de conférence/entretien avec l’invité d’honneur ;
  • En soirée : les formations les plus attendues, les sets les plus longs ;
  • Vers minuit : le final collectif, traditionnellement « Hey Jude », repris par la salle entière.

Le présentateur de cette 37ᵉ édition est Laurent Debeuf, voix connue de Classic 21, la chaîne rock de la RTBF, partenaire historique de l’événement.

Les expositions 2026, une par une

Le Beatles Day n’est pas seulement un festival ; c’est aussi, chaque année, un petit centre d’exposition temporaire. Voici le programme 2026 tel qu’annoncé.

« Magical Mystery Tour : un héritage », par Alain Kicq

L’exposition principale, dans la lignée directe du thème. Alain Kicq — déjà auteur de l’exposition consacrée à Rubber Soul en 2023 — y présente le parcours discographique des quatre garçons de Liverpool. L’objectif affiché par les organisateurs est constant depuis 1992 : « montrer et expliquer aux visiteurs ce que les Beatles ont apporté à la musique ». Pour un public qui découvre, c’est le meilleur point d’entrée de la journée ; pour un collectionneur, c’est l’occasion de vérifier ses propres classements.

« Billy J. Kramer et le Mersey Sound », par Alain Cardon et Gérard Lejeune

Le complément indispensable à la venue de l’invité d’honneur. L’exposition replace Kramer dans le Merseybeat — ce genre né sur les bords de la Mersey entre 1963 et 1967, où le mot « beat » désignait une nouvelle manière de jouer le rock’n’roll au Royaume-Uni. On y croisera nécessairement Gerry and the Pacemakers, les Searchers, les Fourmost, les Big Three, Cilla Black : l’écosystème complet dont les Beatles furent l’arbre le plus haut, mais pas le seul.

« Pochettes 33 trs », par Philippe Duquenois avec le soutien de David Henry

L’exposition la plus originale de l’édition, et celle qui colle le mieux au thème. Elle aborde la transmission musicale filiale à travers les pochettes de vinyles : « fils de…, fille de… ». Autrement dit, ce que les enfants des grands noms de la pop ont fait de l’héritage — un sujet qui, dans la sphère Beatles, concerne directement Julian et Sean Lennon, Dhani Harrison, James et Mary McCartney, Zak et Jason Starkey. Le hasard du calendrier veut d’ailleurs que Dhani Harrison publie le 18 septembre 2026, soit six jours après le Beatles Day, l’album Dragonflies enregistré avec Nigel Godrich sur le label fondé par son père.

Paul Coerten, photographe international

Une exposition monographique consacrée au travail de ce photographe. Le Beatles Day accorde depuis longtemps une place particulière à la photographie — de Jean-Marie Périer en 2009 aux expositions d’ateliers photo des Cours des Métiers d’Art du Hainaut.

Eric Sluis, « Hommage à une figure montoise »

Proposée par Alain Cardon, cette exposition rend hommage au photographe Eric Sluis, disparu, et à son lien avec le Beatles Day. Le texte de présentation, écrit à la première personne, dit ceci de lui : « de nature généreuse, Eric qui aimait les gens donnait autant qu’il recevait dans des échanges que nul n’oubliera. » Remerciements sont adressés à son épouse Sophie et à ses enfants. C’est le genre de séquence qui explique la fidélité du public montois.

« ART en MOI », sur le thème infini de la musique

Exposition artistique inclusive, qui met à l’honneur les talents de personnes en situation de handicap intellectuel, sur les thèmes chers aux Fab Four. La diversité humaine, comme le formulent les organisateurs. Dans un événement qui se réclame de l’intergénérationnel, l’ouverture au handicap n’est pas un supplément d’âme : c’est la même idée poussée d’un cran.

Atelier Musical Antoine, luthier à Mons

Présence d’un luthier montois, avec ce que cela suppose de démonstrations et de discussions sur les instruments. À rapprocher d’une caractéristique du public Beatles Day : on y croise autant de gens qui veulent parler d’une Höfner ou d’une Casino que de gens qui veulent parler de pochettes.

Participation d’artistes locaux et de maisons de jeunes

Le thème est également décliné sous différentes formes artistiques par des créateurs indépendants issus de maisons de jeunes de la région. C’est l’un des marqueurs les plus constants de l’événement depuis les ateliers de 1992.

Trois rendez-vous du 10 au 12 septembre

Nouveauté à ne pas manquer : en 2026, le Beatles Day n’est plus une journée mais trois soirées.

Jeudi 10 septembre, 20 h — Mundaneum : « Bienvenue dans le Beatleverse »

Conférence de Paul Vacca, essayiste et éditorialiste, sur « l’éternel metaverse des Beatles », en dialogue avec le musicien Antoine Goudeseune. Le point de départ de Vacca est un article écrit pour Rolling Stone après une exploration systématique de la présence des Beatles sur internet — un « voyage en hypernostalgie », selon son expression, dans un univers où les Beatles ne sont, en un sens, jamais séparés.

Le lieu n’est pas anodin : le Mundaneum, 76 rue de Nimy, est ce centre d’archives montois né du projet fou de Paul Otlet et Henri La Fontaine — un « Google de papier » conçu au début du XXᵉ siècle pour indexer toute la connaissance du monde sur fiches. Parler du Beatleverse dans le bâtiment qui abrite l’ancêtre du web est une idée de programmateur, et une bonne.

La conférence est ponctuée d’un concert acoustique d’Antoine Goudeseune, guitariste classique de formation (Premier Prix au Conservatoire royal de Mons en 2003 dans la classe d’Odair Assad), professeur, et auteur de trois albums d’hommage aux Beatles en fingerpicking : Fingerpicking The Beatles (2012), Abbey Road (2014) et Let It Be (2020) — le deuxième enregistré dans le Studio Two d’Abbey Road lui-même. Premier artiste belge invité à se produire au Cavern Club dans le cadre de l’International Beatle Week, il doit enregistrer cet automne un nouvel album au Cavern.

Tarif : 15 €, ou 30 € pour le « pack complet » incluant l’entrée au Beatles Day du samedi. Soit, si l’on lit bien la grille tarifaire, le prix de la seule journée du samedi — nous recommandons toutefois de confirmer ce point auprès de l’organisation au moment de réserver.

Vendredi 11 septembre, 19 h — Auberge de Jeunesse du Beffroi : jam session

Soirée d’accueil informelle à l’Auberge de Jeunesse du Beffroi, dans le haut de la ville. C’est un rendez-vous de tradition : les groupes arrivent, les habitués se retrouvent, les instruments sortent. Pour qui vient de loin et dort sur place, c’est très souvent le meilleur moment du week-end — celui où l’on discute avec les musiciens sans barrière de scène.

Samedi 12 septembre, 10 h – minuit — Lotto Mons Expo : le Beatles Day

Quatorze heures d’affilée. Voir le guide horaire plus bas.

Infos pratiques : tarifs, accès, restauration, hébergement

Tarifs

Catégorie Tarif
Entrée générale adulte 30,00 €
Étudiants (dès 16 ans), disability card, PMR, article 60 20,00 €
Enfant accompagné de moins de 16 ans Gratuit
Conférence du 10 septembre seule (Mundaneum) 15,00 €
Pack conférence + Beatles Day 30,00 €

La prévente en ligne se fait sans frais de transaction, par carte ou par virement, via la billetterie Billetweb accessible depuis beatlesday.eu. Le billet d’entrée donne accès à la salle de 10 h à minuit, avec possibilité de sortir et de revenir à volonté — un bracelet est remis en échange du ticket. Cela change tout pour qui veut aller déjeuner en ville ou souffler une heure.

Y aller

Adresse : Lotto Mons Expo, avenue Thomas Edison 2, 7000 Mons (Belgique) — salle C.

  • En train : la gare de Mons est à 200 mètres, soit cinq minutes à pied. Une passerelle relie directement la gare au hall. C’est de loin le meilleur moyen d’accès, et il rend la journée compatible avec la consommation de bière belge.
  • En bus : depuis la gare, ligne 60 du TEC Hainaut, arrêt « Mons Dubois ».
  • En voiture : autoroute E19-E42, sortie 24, qui mène directement au rond-point jouxtant l’entrée. Deux parkings publics et gratuits sont à disposition ; l’accès à la salle C se fait par le parking latéral, avenue Thomas Edison.
  • À pied : le complexe commercial des Grands Prés est à deux cents mètres.

Depuis la France, Mons est à environ une heure de Lille, une heure et demie de Valenciennes par l’autoroute, et bien desservie depuis Paris via Bruxelles. Depuis le Grand-Duché de Luxembourg et la Lorraine frontalière, l’accès se fait par autoroute ou par correspondance ferroviaire ; le rendez-vous est régulièrement présenté comme un événement de la Grande Région.

Manger et boire

Petite restauration (sandwiches garnis, gaufres de Bruxelles et de Liège, tartes, glaces, churros) et grande restauration cuisinée sur place, avec des propositions végan explicitement mentionnées pour 2026 — un point qui n’aurait fait sourire personne chez les McCartney. Bars à bières (pils et spéciales), softs, café, jus. Les éditions récentes ont proposé burgers (dont une version végétarienne), fritures, tacos, et un bar à champagne dans l’espace Lotto Club.

Dormir

Le site officiel maintient une page « Où loger ? » ; l’Auberge de Jeunesse du Beffroi (qui accueille la jam session du vendredi) est l’option la plus économique et la plus conviviale, et plusieurs hôtels sont situés face à la gare, donc à quelques minutes du hall. Réserver tôt : le second week-end de septembre est chargé à Mons.

Contacts

  • Alain Cardon, président-fondateur, programmation : +32 472 70 68 24 — [email protected]
  • Bernard Maton, vice-président : +32 496 28 24 91
  • Site : beatlesday.eu (et beatlesday.be) — Facebook : facebook.com/beatlesdaymons — Instagram : @beatlesdaymons

Dix raisons d’y aller

1. Parce que Billy J. Kramer ne repassera pas. À 83 ans, installé aux États-Unis, il fait le voyage à l’occasion d’un passage en Europe. Le nombre d’artistes vivants ayant créé une chanson inédite de Lennon-McCartney sous la direction de George Martin et le management de Brian Epstein tient aujourd’hui dans une phrase courte.

2. Parce que le rapport qualité-prix est indécent. Trente euros pour quatorze heures, une dizaine de concerts, sept expositions, un entretien traduit en simultané, un marché de collectionneurs et une foire aux vinyles. Le même budget vous achète deux places de cinéma et un paquet de pop-corn.

3. Parce que c’est le seul festival Beatles de Belgique — et l’un des rares en Europe francophone à avoir dépassé le stade de la réunion d’amateurs sans perdre l’esprit qui va avec.

4. Parce que les groupes y sont réellement sélectionnés. Quarante candidatures pour une dizaine de créneaux, avec le passage au Cavern comme référence implicite. Vous n’entendrez pas de tribute band du dimanche.

5. Parce que le marché de collectionneurs vaut le déplacement à lui seul. Exposants de France, des Pays-Bas et de Belgique, foire aux vinyles depuis 2015, plus un stand de hi-fi vintage — c’est-à-dire de quoi écouter correctement ce que vous venez d’acheter.

6. Parce que l’entrée est gratuite pour les moins de 16 ans accompagnés. Un thème « Intergeneration » qui se contenterait d’un slogan serait une escroquerie ; celui-ci a une ligne tarifaire en face.

7. Parce que le format « sortie libre » rend la journée humaine. Bracelet à l’entrée, sortie et retour à volonté : vous pouvez aller voir la Grand-Place, le beffroi classé au patrimoine mondial, la collégiale Sainte-Waudru ou le Mundaneum entre deux sets.

8. Parce que trois soirées valent mieux qu’une. Conférence au Mundaneum le jeudi, jam session le vendredi, festival le samedi : pour qui vient de loin, cela transforme un déplacement en week-end.

9. Parce que l’accès en train est ridiculement simple. Deux cents mètres de passerelle entre le quai et la salle. Peu de festivals européens peuvent en dire autant.

10. Parce qu’un événement porté par des bénévoles depuis 1988 mérite qu’on lui achète un billet. L’ASBL vit de sa billetterie. Chaque entrée finance l’édition suivante et le voyage du prochain témoin.

Comment réussir sa journée : le guide horaire

Voici, à titre indicatif, la manière dont les habitués organisent leur 12 septembre. Ce guide s’appuie sur la structure constante des dernières éditions ; le timing officiel des concerts, publié par l’organisation sous forme d’affiche, fait foi.

10 h – 11 h 30 — Le marché d’abord. Les bonnes pièces partent tôt. Si vous venez pour les pressages, les 45 tours étrangers ou les objets d’époque, faites le tour des stands avant que la salle ne se remplisse. Les vendeurs sont là jusqu’à 18 h, mais l’étalage complet, c’est le matin.

11 h 30 – 13 h — Les expositions. Moment idéal : les concerts n’ont pas encore atteint leur volume de croisière, et l’on peut lire les cartels sans crier. Commencez par « Magical Mystery Tour : un héritage » pour le fil chronologique, enchaînez sur « Billy J. Kramer et le Mersey Sound » — vous entendrez l’intéressé deux heures plus tard, l’ordre a du sens.

13 h – 15 h — Restauration et premiers sets. Les premiers groupes de l’après-midi sont souvent les plus surprenants : formations jeunes, projets locaux, lectures décalées du répertoire.

15 h – 17 h — L’entretien avec l’invité d’honneur. Placez-vous tôt. Avec traduction simultanée, l’exercice dure généralement une heure, et c’est le moment le plus dense de la journée en information.

17 h – 19 h — Dédicaces et respiration. Billy J. Kramer étant annoncé disponible toute la journée, c’est la fenêtre pour faire signer un vinyle. Si vous avez prévu un objet à dédicacer, apportez-le pochette à part et un feutre argenté : les pochettes sombres ne prennent pas l’encre noire.

19 h – 23 h — Le cœur du concert non-stop. Les sets les plus longs et les formations internationales les plus attendues. C’est aussi le moment du concert de Kramer avec Clark Gilmour et Carousel, d’après le format annoncé.

23 h – minuit — Le final. Traditionnellement « Hey Jude », chanté par tout le hall. On y voit chaque année des enfants sur les épaules de leurs parents et des gens qui étaient adolescents en 1963. Le thème 2026, à cet instant précis, cesse d’être un slogan.


Correctifs factuels

Comme toujours, nous signalons les points sur lesquels les sources se contredisent ou sur lesquels une formulation répandue mérite d’être précisée. Aucun de ces points ne remet en cause la tenue ni la qualité de l’événement.

1. « Depuis 1987 » ne désigne pas la première édition. Le site officiel titre « Les origines du Beatles Day à Mons depuis 1987 », et plusieurs annuaires de festivals indiquent « créé en 1987 ». En réalité, 1987 est l’année du voyage fondateur à Liverpool ; la première Convention Beatles s’est tenue en septembre 1988 au Waux-Hall. La nuance a son importance pour dater correctement les éditions anniversaires.

2. Pourquoi la 37ᵉ édition et non la 39ᵉ. Avec une première édition en 1988 et un rythme annuel, 2026 correspondrait mathématiquement à la 39ᵉ édition. Le décompte officiel (37ᵉ) s’explique par deux éditions annulées, en 2020 et 2021, pour cause de pandémie. Le calcul se vérifie sur les éditions documentées : 24ᵉ en 2011, 30ᵉ en 2017, 33ᵉ en 2022, 36ᵉ en 2025.

3. Attention à la date : 12 septembre, pas 12 octobre. Plusieurs relais commerciaux et publications d’hébergeurs mentionnent un « Beatles Day du 12 octobre 2026 ». C’est une erreur. La date officielle est le samedi 12 septembre 2026. Notons au passage que l’édition 2026 tombe plus tôt dans la saison que les précédentes (27 septembre en 2025, 5 octobre en 2024, 23 septembre en 2023).

4. Horaires : 10 h ou 11 h ? L’annonce initiale, publiée en novembre 2025, indiquait « de 11 h à minuit ». Toutes les communications définitives, ainsi que la billetterie, mentionnent 10 h à minuit (10 h 00 – 23 h 55 sur la plateforme de réservation). Par ailleurs, la formule « concerts non-stop de midi à minuit » que l’on lit souvent ne contredit pas l’ouverture à 10 h : le hall ouvre à 10 h (marché, expositions), les concerts sur la grande scène démarrent vers midi.

5. « Little Children » n’est pas une chanson des Beatles. Les communiqués annoncent que le répertoire de Billy J. Kramer « comportera les hits écrits par le duo Lennon-McCartney ». C’est vrai pour l’essentiel — quatre de ses cinq premiers 45 tours —, mais son plus grand succès, « Little Children » (n° 1 britannique en 1964), est signé Mort Shuman et J. Leslie McFarland. Kramer l’avait d’ailleurs imposé contre l’avis de Brian Epstein, en refusant au passage la chanson « One and One Is Two » que Lennon et McCartney lui proposaient.

6. « Do You Want to Know a Secret » n’a pas été n° 1. Le premier single de Kramer a culminé à la 2ᵉ place britannique en 1963 ; c’est « Bad to Me » qui lui a apporté son premier n° 1. Il reste que « Do You Want to Know a Secret » fut la première reprise d’une composition Lennon-McCartney à entrer dans les classements britanniques, ce qui est historiquement plus significatif qu’une place de classement.

7. Le « J » et le « Kramer » n’ont pas la même origine. On lit parfois que John Lennon aurait trouvé le nom de scène complet. En réalité, « Kramer » a été tiré au hasard d’un annuaire téléphonique ; seule l’initiale « J » est une suggestion de Lennon, destinée à donner au nom une sonorité plus dure. Le nom de naissance du chanteur est William Howard Ashton.

8. Coquilles sur la page « Origines ». Le texte officiel évoque « Bob Wooder » et « Alan William » : il faut lire Bob Wooler, disc-jockey du Cavern, et Allan Williams. Ce dernier y est également présenté comme « premier producteur des Beatles » ; il fut en réalité leur premier manager et agent de réservation — c’est lui qui organisa le départ pour Hambourg en août 1960 —, mais il ne produisit aucun de leurs disques.

9. Deux invités sont venus deux fois. La page « Ils sont venus au Beatles Day » mentionne Mark Lewisohn en 2012 et 2014 et Tony Sheridan en 1991 et 2003. Ces doublons sont exacts et non des erreurs de saisie ; nous les signalons parce qu’ils faussent le décompte du nombre d’invités distincts.

10. Le pack tarifaire mérite confirmation. La grille annoncée pour 2026 propose la conférence du 10 septembre à 15 €, ou un « pack complet » conférence + Beatles Day à 30 € — soit le prix de la seule journée du samedi. L’offre est manifestement volontaire, mais nous invitons les lecteurs à la confirmer auprès de l’organisation au moment de réserver, une erreur de grille étant toujours possible.

11. L’affiche musicale n’est pas encore publiée sous forme de texte. L’organisation diffuse le timing des concerts sous forme d’image. Nous nous refusons à restituer de mémoire ou par déduction des noms de groupes qui ne seraient pas confirmés, et renvoyons à l’affiche officielle. Seule certitude annoncée noir sur blanc : Billy J. Kramer, accompagné de Clark Gilmour et du groupe Carousel, pour environ 45 minutes.


Chronologie

Date Événement
Août 1987 Guy Noirfalise, Alain Cardon et Bernard Dutrieux à Liverpool pour les 20 ans de Sgt. Pepper ; rencontre avec Julia Baird à l’Adelphi Hotel
Septembre 1988 1ʳᵉ Convention Beatles au Waux-Hall de Mons ; Bob Wooler, Allan Williams, groupe Abbey Road
1989 Pete Best invité
1990 Alf Bicknell invité
1991 Tony Sheridan invité (1ʳᵉ venue)
1992 5ᵉ édition : élargissement à « Beatles et Culture », la Convention devient le Beatles Day
1993 Création du logo par Emmanuel Mainil
1994 Louise Harrison invitée
1997 10ᵉ édition sous chapiteau sur la Grand-Place ; Alistair Taylor invité ; logo brodé sur les chemises du comité
1999 Les Quarrymen et Joe Massot invités
2002 15ᵉ édition dans les Casemates 1 et 2, reconstitution géante du Cavern
26 janvier 2006 Le Beatles Day reçoit la « Une d’Or » 2005, catégorie Associations
2007 20ᵉ anniversaire au Théâtre Royal ; disque des Beatles en patois montois
2008 Restauration du logo par Olivier Dinant
3 octobre 2009 Anniversaire d’Abbey Road ; record d’affluence ; Freda Kelly et Jean-Marie Périer
2010 Thème Let It Be ; groupes canadiens ; hommage à la libération de Mons en 1918
1ᵉʳ octobre 2011 24ᵉ édition, thème Imagine, dernière au Waux-Hall
2012 Installation au Lotto Mons Expo ; Mark Lewisohn invité
2015 Adjonction d’une foire aux vinyles ; Geoff Emerick invité
14 octobre 2017 30ᵉ anniversaire au Théâtre Royal ; concert public sur la Grand-Place la veille ; Rod Davis invité
2020-2021 Éditions annulées (covid-19)
24 septembre 2022 33ᵉ édition, thème « Get Back » ; Dave Harries invité
23 septembre 2023 34ᵉ édition, thème « Michelle, ma belle » ; Beatles Day All Stars Band
5 octobre 2024 35ᵉ édition, thème « With a Little Help from OUR Friends » ; Eric Krasker et François De Brigode
27 septembre 2025 36ᵉ édition, thème « Help! » ; Antoine De Caunes
10 septembre 2026 Conférence Paul Vacca et concert d’Antoine Goudeseune au Mundaneum
11 septembre 2026 Jam session à l’Auberge de Jeunesse du Beffroi
12 septembre 2026 37ᵉ Beatles Day, Lotto Mons Expo, thème « Intergeneration », invité Billy J. Kramer

FAQ

Quand et où a lieu le Beatles Day 2026 ?
Le samedi 12 septembre 2026, de 10 h à minuit, au Lotto Mons Expo (salle C), avenue Thomas Edison 2, 7000 Mons, en Belgique. C’est la 37ᵉ édition.

Combien coûte l’entrée ?
30 € en entrée générale adulte ; 20 € pour les étudiants à partir de 16 ans, les détenteurs d’une disability card, les personnes à mobilité réduite et les bénéficiaires de l’article 60 ; gratuit pour les enfants de moins de 16 ans accompagnés. La prévente en ligne se fait sans frais de transaction.

Qui est l’invité d’honneur de l’édition 2026 ?
Billy J. Kramer, chanteur né à Bootle en 1943, découvert et managé par Brian Epstein, produit par George Martin, qui a placé quatre chansons inédites de Lennon-McCartney dans ses cinq premiers 45 tours. Il sera interviewé sur scène avec traduction simultanée, donnera environ 45 minutes de concert avec Clark Gilmour et le groupe Carousel, et signera des autographes toute la journée.

Quel est le thème 2026 ?
« Intergeneration » / « Intergénérationnel », décliné autour de l’image du Magic Bus de Magical Mystery Tour.

Peut-on sortir et revenir dans la journée ?
Oui. Un bracelet est remis à l’entrée en échange du billet, et permet de sortir et de revenir à volonté entre 10 h et minuit.

Comment venir sans voiture ?
En train jusqu’à la gare de Mons : le Lotto Mons Expo est à 200 mètres, reliés par une passerelle piétonne, soit environ cinq minutes de marche. À défaut, la ligne 60 du TEC Hainaut dessert l’arrêt « Mons Dubois ».

Y a-t-il un parking ?
Oui, deux parkings publics et gratuits. L’accès à la salle C se fait par le parking latéral, avenue Thomas Edison. En voiture, prendre la sortie 24 de l’E19-E42.

Depuis quand le Beatles Day existe-t-il ?
La première Convention Beatles s’est tenue au Waux-Hall de Mons en septembre 1988, un an après le voyage fondateur de trois Montois à Liverpool en août 1987. La manifestation a pris le nom de « Beatles Day » en 1992.

Pourquoi parle-t-on de 37ᵉ édition si l’événement date de 1988 ?
Parce que deux éditions ont été annulées en 2020 et 2021 en raison de la pandémie de covid-19.

Y a-t-il des activités pour les enfants ?
L’entrée est gratuite pour les moins de 16 ans accompagnés, et le thème 2026 est explicitement construit autour de la transmission entre générations, avec des créations issues de maisons de jeunes de la région et plusieurs expositions accessibles à tous.

Peut-on acheter des disques sur place ?
Oui : marché de collectionneurs et vendeurs venus de France, des Pays-Bas et de Belgique, de 10 h à 18 h, foire aux vinyles, merchandising Beatles et goodies, plus un stand de matériel hi-fi vintage.

Y a-t-il des options végétariennes ou véganes ?
Oui, l’organisation annonce explicitement des propositions véganes pour 2026, en plus de la petite et de la grande restauration.

Le Beatles Day, c’est seulement le samedi ?
Non. En 2026, trois rendez-vous sont proposés : la conférence de Paul Vacca sur le « Beatleverse » avec un concert acoustique d’Antoine Goudeseune le jeudi 10 septembre à 20 h au Mundaneum (15 €, ou 30 € en pack avec le samedi), une jam session le vendredi 11 à 19 h à l’Auberge de Jeunesse du Beffroi, et le Beatles Day le samedi 12.

Où trouver le timing exact des concerts ?
Sur le site officiel beatlesday.eu et sur la page Facebook de l’événement, où l’affiche du timing est publiée et mise à jour.


Glossaire

ASBL — Association sans but lucratif, statut juridique belge équivalent à l’association loi 1901 française. Le Beatles Day est porté par une ASBL de bénévoles.

Beatles Week / International Beatle Week — Festival annuel de Liverpool, tenu fin août, qui réunit des dizaines de groupes tribute du monde entier. C’est le modèle dont le Beatles Day de Mons s’est inspiré en 1987-1988.

Cavern Club — Cave de Mathew Street, à Liverpool, ouverte en 1957 comme club de jazz. Les Beatles y jouèrent 292 fois entre février 1961 et août 1963. Avoir joué au Cavern reste, pour un groupe tribute, une référence décisive.

Chemises rouges — Surnom donné aux membres du comité organisateur du Beatles Day, dont les chemises portent le logo brodé depuis 1997.

Dakotas (The) — Groupe originaire de Manchester, associé par Brian Epstein à Billy J. Kramer en 1963, à la condition d’obtenir son propre contrat Parlophone.

Merseybeat / Mersey Sound — Genre de rock et de pop en vogue au Royaume-Uni entre 1963 et 1967, désignant le son des groupes de Liverpool et de la région de la Mersey. Le mot « beat » y désigne une manière nouvelle de jouer le rock’n’roll.

Mundaneum — Centre d’archives montois issu du projet documentaire de Paul Otlet et Henri La Fontaine, souvent décrit comme un « Google de papier ». Il accueille la conférence d’ouverture du Beatles Day 2026.

NEMS — North End Music Stores, l’entreprise familiale de Brian Epstein à Liverpool, devenue la structure de management des Beatles et de son écurie d’artistes, dont Billy J. Kramer.

Singe du Grand-Garde — Statuette de métal encastrée dans la façade de l’Hôtel de Ville de Mons, porte-bonheur local et élément central du logo du Beatles Day.

Traveling Wilburys — Supergroupe formé en 1988 par George Harrison avec Bob Dylan, Roy Orbison, Tom Petty et Jeff Lynne, accompagnés à la batterie par Jim Keltner.

Waux-Hall — Salle de loisirs montoise, siège du Beatles Day de 1988 à 2011.


Bibliographie et note de méthode

Cet article a été construit à partir des sources primaires de l’organisation et de sources documentaires de référence.

Sources primaires de l’événement

  • beatlesday.eu, pages « Origines », « Ils sont venus au Beatles Day… », « Infos pratiques », et articles annonçant la 37ᵉ édition (17 novembre 2025, 22 juillet 2026, 29 juillet 2026)
  • Billetterie officielle Billetweb, page « Beatles Day 2026 »
  • Mons Blog (Bernard Maton, vice-président du Beatles Day), articles et archives 2022-2026
  • VisitWallonia, fiche « Festivités à Mons | Beatles Day »
  • RTBF / Classic 21, annonces de la conférence du Mundaneum

Sources documentaires

  • Mark Lewisohn, The Complete Beatles Chronicle et Tune In (The Beatles: All These Years, vol. 1)
  • Ian MacDonald, Revolution in the Head
  • Barry Miles, Paul McCartney: Many Years from Now
  • Peter Doggett, You Never Give Me Your Money
  • Billy J. Kramer, Do You Want to Know a Secret? (2016)
  • Notices discographiques et de classement (Official Charts Company, Parlophone R5105 et suivants)

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