Le 25 mai 2026, sur BBC Radio 2, Paul McCartney a refermé une émission de dix chansons par le titre le plus célèbre de John Lennon — et par une phrase que la plupart des reprises de presse ont escamotée. Enquête sur une confidence de trente secondes, sur la chanson qu’elle vise, et sur les quarante-cinq ans de silence qui séparent les deux hommes. I. L’émission : dix cases pour une vie Un format, et pourquoi McCartney l’a accepté en 2026 Tracks Of My Years est l’un des formats les plus anciens et les plus stables de BBC Radio 2 : un invité choisit dix chansons qui ont accompagné sa vie, et les commente. Le principe est proche de celui de Desert Island Discs sur Radio 4, mais le ton y est plus léger, plus conversationnel, et le dispositif de diffusion plus fragmenté : l’entretien intégral est programmé une fois, puis découpé en séquences quotidiennes insérées dans la matinale de l’animateur.
Rubber Soul ou Revolver ? Duel expert : chronologie, technologie studio, ventes, presse d’époque, classements et verdict en sept critères.
De « Don’t Bother Me » à « Something » : comment George Harrison est passé de cadet toléré à auteur majeur des Beatles. Chronologie, chansons, sources.
34 ans après sa sortie, retour sur Live in Japan, la tournée japonaise de 1991 avec Eric Clapton, la voix de Harrison et les rééditions de ce disque testamentaire.
Via cet article, découvrez un panorama complet des chansons des Beatles et plongez avec nous dans cette oeuvre fabuleuse, inégalée.
Après la séparation des Beatles, George Harrison s’émancipe en lançant All Things Must Pass. Son parcours solo, entre spiritualité, engagements humanitaires et musique sincère, le consacre comme une conscience du rock. Loin des projecteurs, il construit une œuvre lumineuse et apaisée, jusqu’à son dernier souffle.
Il y a dans la petite pique de Paul McCartney à l’adresse de Bob Dylan quelque chose de bien plus vaste qu’une remarque de vieux camarade sur une soirée de concert déroutante. Quand l’ancien Beatle explique qu’il a payé sa place et qu’il aimerait reconnaître les chansons qu’il est venu entendre, il ne parle pas seulement en spectateur amusé. Il parle en homme qui sait ce que pèsent les hymnes, en artisan du refrain partagé, en survivant d’un monde où une chanson pouvait encore devenir un bien commun. Face à lui, Dylan continue de défendre son vieux droit à la fuite : transformer, brouiller, défigurer ses propres monuments pour ne jamais finir prisonnier de sa légende. Entre McCartney, qui rallume Hey Jude comme on ouvre les portes d’une maison familiale, et Dylan, qui repeint Mr Tambourine Man dans la pénombre, se dessine l’une des plus belles querelles du rock vieillissant. Que doit un artiste à son public quand ses chansons ne lui appartiennent plus tout à fait ? Faut-il offrir les classiques tels qu’on les attend, ou les sauver de la naphtaline en les rendant méconnaissables ? Derrière cette divergence polie entre deux géants, c’est toute l’histoire du concert populaire qui revient nous regarder.
Il y a des interviews qui ne changent pas l’histoire officielle, mais qui déplacent subtilement la manière dont on regarde une légende. Celle accordée par Paul McCartney au podcast The Rest Is Entertainment, dans le décor presque trop symbolique d’Abbey Road, appartient à cette catégorie rare. On n’y découvre pas un vieux sage venu distribuer ses aphorismes depuis le sommet de la montagne, ni un monument fatigué par sa propre statue, mais un homme qui continue de rire, de douter, de regarder la télévision, d’écrire des chansons sur ses parents et de refuser les selfies parce qu’il préfère encore une vraie conversation à une image volée. À l’occasion de la sortie de The Boys of Dungeon Lane, McCartney revient sur Liverpool, la classe ouvrière, les panneaux de rue subtilisés par les fans, les chansons qui vieillissent mieux que leurs auteurs, les nouvelles qui tombent dans le trou noir des concerts, et cette étrange discipline qui consiste à rester normal quand le monde entier vous traite depuis soixante ans comme un artefact culturel. De l’anecdote du singe de Saint-Tropez à la puissance fédératrice de Hey Jude dans une Amérique fracturée, l’entretien dessine moins le portrait d’une icône que celui d’un homme qui a compris, mieux que quiconque, que la fête ne vaut que si elle se partage.












