Il y a des albums que l’on écoute d’abord de travers, parce qu’ils arrivent au mauvais moment, avec le mauvais costume, et qu’ils refusent obstinément de répondre à ce qu’on attend d’eux. McCartney, premier album solo de Paul McCartney, appartient à cette famille de disques mal compris sur le moment, puis lentement réhabilités jusqu’à devenir des bornes secrètes de l’histoire pop. En avril 1970, le monde ne veut pas entendre un Beatle bricoler des chansons chez lui, jouer tous les instruments, chanter Linda, la solitude, les objets abandonnés et les petits miracles domestiques. Le monde veut comprendre qui a tué les Beatles. Paul, lui, branche un magnétophone à Cavendish Avenue et invente presque malgré lui une autre manière d’être une superstar : seul, imparfait, intime, débarrassé du grand théâtre. Derrière les esquisses, les instrumentaux et les bouts de chansons laissés volontairement à nu, il y a pourtant des merveilles absolues, de Junk à Every Night, jusqu’à ce sommet qu’est Maybe I’m Amazed. Plus qu’un album de rupture, McCartney est le son d’un homme qui se reconstruit à voix basse, au milieu de sa maison, de sa famille et des décombres encore chauds du plus grand groupe du monde.
Sorti en avril 1970 sur son premier album solo, Man We Was Lonely reflète l’état d’esprit de Paul McCartney après la séparation des Beatles. Composée et enregistrée en une seule journée, la chanson oscille entre mélancolie et espoir, traduisant sa douleur tout en marquant un nouveau départ aux côtés de Linda McCartney. Avec des harmonies simples mais poignantes, ce morceau témoigne de la transition musicale et personnelle de McCartney, entre solitude et résilience.
À la fin des années 1960, tout a tourné au vinaigre. Après des années de tournées incessantes et de travail en studio encore plus incessant, les Beatles ont commencé à se séparer. Alors que la première moitié de leur carrière ensemble avait été définie par l’amitié, ils avaient commencé à affirmer leurs propres agendas personnels […]
Mettons les choses au clair : heureusement, avant la mort de John Lennon et, quelques décennies plus tard, de George Harrison, les Beatles avaient largement réglé leurs différends. Il est possible qu’il y ait eu quelques inflexions ou interprétations gênantes, une rancune tenace ou un pont qui couve et qui n’a pas pu être traversé, […]
Informations sur l’album Pays : International Support : 33 Tours Label : Apple Numéro de série : PCS 7102 Mixage : Mono Date de publication : 19/04/1970 Track-listing de l’album Face A The Lovely Linda That Would Be Something Valentine Day Every Night Hot As Sun Glasses Junk Man We Was Lonely Face B Oo […]












