À Allerton, dans le sud de Liverpool, des habitants se mobilisent pour tenter de préserver un arbre mature situé à moins de 100 mètres du 20 Forthlin Road, la maison d’enfance de Paul McCartney. Le bailleur Torus affirme que plusieurs expertises ont révélé une importante dégradation de l’arbre et recommande son abattage pour raisons de sécurité. Au-delà de cette décision, l’affaire interroge la préservation du paysage quotidien dans lequel s’est écrite une partie de l’histoire des Beatles.
Un nouveau documentaire consacré aux Hollywood Vampires dévoile des images rares de Paul McCartney enregistrant avec Johnny Depp, Alice Cooper et Joe Perry en 2014. Au cœur de cette séance : « Come and Get It », chanson écrite par McCartney en 1969 et confiée à Badfinger. Une rencontre qui relie l’histoire des Beatles, Apple Records, John Lennon et les Hollywood Vampires originaux à l’un des supergroupes les plus singuliers du rock contemporain.
On répète depuis cinquante ans que le premier album des Wings a été bâclé en trois jours. Les relevés de séance disent autre chose : du 24 juillet au 16 octobre 1971, orchestration comprise. Enquête complète sur la méthode empruntée à Dylan, le pseudonyme « Sam Browne », la naissance de Stella qui a donné son nom au groupe, « Dear Friend » adressée à Lennon — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les classements, systématiquement inversés.
Harrison a demandé à McCartney de simplifier sa partie ; McCartney a refusé. Cinq ans plus tard, Harrison déclarait publiquement préférer Willie Weeks à la basse. Enquête complète : la chanson qu’il a failli donner à Joe Cocker, les six séances de 1969, la basse réenregistrée à Olympic le 5 mai, la coda de huit minutes coupée — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les détails de matériel que rien ne documente.
Une publicité Kellogg’s entendue à la télévision de Kenwood, cinq séances à Abbey Road, six souffleurs de Sounds Incorporated, un solo joué par Paul McCartney et un collage animalier où chaque bête dévore la précédente : le dossier complet du morceau que Lennon appelait un déchet — et que les feuilles de séance contredisent. Sept idées reçues corrigées.
Une phrase empruntée à Jimmie Nicol en 1964, un piano peint, quatre séances en mars 1967, une nuit de LSD sur le toit d’Abbey Road — et, au milieu du refrain le plus joyeux de « Sgt. Pepper », un aveu de violence conjugale que Lennon revendiquera en 1980. Dossier complet, avec six idées reçues corrigées.
Enregistré le 6 novembre 1970 à New York, assemblé au montage à partir de fragments inachevés, publié en single aux seuls États-Unis le 2 août 1971 : « Uncle Albert/Admiral Halsey » devient numéro un du Billboard le 4 septembre 1971. Enquête complète sur la séance, les musiciens recrutés dans une cave du Bronx, l’oncle de Liverpool, l’amiral américain, l’orage prélevé sur une bande de film, le procès d’édition, le massacre critique de 1971 et la réhabilitation.
Base enregistrée en janvier 2012 à AIR Studios, ajouts et mixage quinze mois plus tard à Los Angeles, tous les instruments joués par un seul homme, une cosignature avec Paul Epworth — et une diffusion réservée à la seule édition japonaise de « NEW » pendant douze mois. Enquête complète sur « Struggle » : la séance, l’instrumentarium, l’économie du bonus territorial, la lignée des disques d’homme-orchestre et ce que ce titre révèle de la méthode McCartney.
Douze jours en août-septembre 1968 : pourquoi Ringo Starr a quitté les Beatles, ce que les trois autres ont enregistré sans lui, le télégramme, les fleurs de George Harrison et sa vraie rentrée.
Vingt épisodes datés, sourcés et cités, de 1960 à 2015 — et pas un seul de ceux que tout le monde répète. L’harmonica chapardé à Arnhem qu’on entend sur « Love Me Do », la plaque gravée offerte à tante Mimi, les lunettes rondes nées d’un costume de cinéma, la Phantom V repeinte pour 290 livres et revendue 2,3 millions de dollars, les glands refusés en terre consacrée, le sac de Vienne, l’accident de Golspie, le concert de Toronto répété dans l’avion, la lettre à la Reine, Nutopie et son hymne de silence, l’OVNI daté et signé sur la pochette de Walls and Bridges, cinq ans de procédure d’expulsion, un élevage de holsteins et une guitare disparue pendant un demi-siècle. Avec, en prime, cinq anecdotes célèbres qu’il faudrait cesser de répéter telles quelles.












