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15 chansons pour découvrir la carrière solo de Ringo Starr

En bref — Entre mars 1970 et avril 2026, Ringo Starr — dont on peut aussi lire ici l’histoire familiale à travers ses enfants Zak, Jason et Lee Starkey — a publié vingt-deux albums studio, décroché deux numéros un américains, essuyé une décennie de naufrages commerciaux, cessé de boire, réinventé le concept de tournée nostalgique […]

« Refaisons tout » : le vœu insensé de John Lennon qui a sidéré George Martin

Un soir, dans l’appartement du Dakota, John Lennon confie à George Martin qu’il aimerait réenregistrer l’intégralité du catalogue des Beatles. Le producteur, incrédule, avance le titre qu’il croit inattaquable : « Même Strawberry Fields ? » Réponse de Lennon : « Surtout Strawberry Fields. » L’anecdote circule depuis quarante ans comme une curiosité. Elle est en réalité la clé de voûte du rapport que Lennon entretenait avec sa propre œuvre — et, accessoirement, l’explication la plus économique de tout ce que les Beatles sont devenus depuis sa mort : les remixages, les démixages, Love, Now and Then. Enquête sur une phrase que personne n’a enregistrée, à propos du disque le plus laborieusement fabriqué de l’histoire du groupe.

L’influence des Beatles sur la Britpop des années 1990 : héritiers, imitateurs et dissidents

On a beaucoup raconté la Britpop comme une seconde invasion britannique menée par des groupes qui auraient simplement remis les Beatles au goût du jour. L’image est pratique, surtout lorsqu’on pense à Oasis, aux déclarations de Noel Gallagher, à la fascination de Liam pour John Lennon ou aux clins d’œil disséminés dans les chansons. Mais elle devient vite trompeuse dès qu’on écoute vraiment les disques. Car la Britpop n’a jamais été un bloc : Blur regarde aussi vers les Kinks, XTC et le punk, Suede vers Bowie et Roxy Music, Pulp vers le glam, le Velvet Underground et la chronique sociale, tandis que les Boo Radleys, Supergrass, Cast, Kula Shaker ou The Verve prélèvent chacun une pièce différente du puzzle. L’influence des Beatles se joue donc moins dans la copie d’un son que dans une grammaire : la primauté de la mélodie, l’ambition du studio, la capacité à faire évoluer un groupe, l’art du single, l’identité collective et cette idée décisive qu’une formation venue d’une ville industrielle anglaise peut prétendre au centre du monde. Oasis en a récupéré le mythe, Blur la métamorphose, Pulp la permission sociale, les Boo Radleys l’expérimentation. Et c’est peut-être là que la Britpop devient la plus fidèle aux Beatles : non lorsqu’elle les imite, mais lorsqu’elle comprend qu’un grand groupe ne doit jamais cesser de bouger.

Les Beatles en Inde : anatomie des huit semaines de Rishikesh qui ont produit l’Album blanc et fissuré le groupe

Huit semaines. Une clairière de dix-huit acres au-dessus du Gange. Quatre-vingt-quatre huttes de pierre en forme d’igloo, une soixantaine d’élèves venus de Suède, du Danemark, d’Allemagne, des États-Unis, et un régime végétarien strict. Entre le 16 février et le 12 avril 1968 — quatre mois avant le premier des trois départs qui précéderont la séparation […]

« Across the Universe » : anatomie de la chanson que les Beatles ont mise deux ans à sortir, qui a changé trois fois de tonalité et qui a fini dans l’espace

Il existe peu de chansons des Beatles dont l’histoire soit à ce point une histoire de bandes magnétiques. « Across the Universe » n’a pas été enregistrée trois fois : elle a été enregistrée une seule fois, en février 1968, puis retouchée, accélérée, ralentie, remixée, dénudée et remixée encore, jusqu’à exister aujourd’hui sous une demi-douzaine de formes officielles qui ne sonnent pas dans la même tonalité, ne durent pas la même durée et ne contiennent pas les mêmes musiciens.

C’est aussi l’une des rares chansons du catalogue dont l’auteur ait publiquement dit à la fois qu’elle contenait ses meilleures paroles et que son groupe l’avait ratée. Et c’est la seule, à ce jour, qu’une agence spatiale ait délibérément expédiée vers une étoile.

Cet article reprend le récit courant — celui qui circule sur les réseaux sociaux et dans une bonne partie de la littérature de seconde main — et le confronte, ligne à ligne, aux journaux de séance d’Abbey Road tels que Mark Lewisohn les a établis, aux crédits officiels des rééditions et aux notes d’Anthology. Plusieurs points très répandus ne résistent pas à l’examen : la date de la première séance, l’identité de l’instrumentiste au swarmandal, la nature « purement acoustique » de la prise, la chronologie de la donation caritative, et jusqu’à l’idée que Phil Spector aurait travaillé à partir du disque du WWF. Neuf correctifs factuels sont signalés en clair dans le texte.

Antagonisme accidentel : comment une session isolée de l’été 1979 a précipité McCartney II dans un incident international

« Frozen Jap » a été enregistré en juin 1979, sept mois avant l’arrestation de McCartney à Tokyo. Chronologie exacte des sessions de McCartney II et correctifs.

Le décalage tragique du calendrier : la vraie chronologie d’avril 1962 et la mort de Stuart Sutcliffe

Il existe, dans l’histoire des Beatles, une poignée de dates qui fonctionnent comme des charnières. Le 6 juillet 1957 à Woolton. Le 6 juin 1962 au Studio Two d’Abbey Road. Le 9 février 1964 au Ed Sullivan Show. Et puis il y a le 10 avril 1962 — une date qui ne figure sur aucune […]

Les Beatles signent avec Universal Music un accord mondial de licences et de merchandising : ce que cela change vraiment avant le 3 Savile Row et les films de Sam Mendes

Le 19 août 2026, Apple Corps et Universal Music Group ont annoncé un accord mondial et exclusif portant sur le merchandising physique et numérique, les licences et le commerce en ligne des Beatles. Sur le papier, c’est un communiqué d’entreprise de plus. Dans les faits, c’est la dernière pièce d’un dispositif industriel qui se met en place depuis quatre ans et qui va culminer entre 2027 et 2028 : l’ouverture du 3 Savile Row au public, puis la sortie simultanée des quatre films de Sam Mendes.

Cet article décortique ce qui a réellement été signé, ce que l’accord ne couvre pas — et c’est au moins aussi intéressant —, la longue histoire des droits dérivés des Beatles depuis 1963, la place d’Universal dans le dossier depuis le rachat d’EMI en 2012, le paradoxe d’un catalogue exploité par Universal mais porté à l’écran par Sony, et ce que tout cela signifie concrètement pour les fans et les collectionneurs francophones. Avec, comme toujours, les correctifs factuels que la reprise en boucle des dépêches a fait passer à la trappe.

George Harrison et la guerre silencieuse des chansons : le mythe des « deux titres par album », la rupture de janvier 1969 et la réforme 4-4-4 arrivée trop tard

Enquête : la « règle des deux titres » n’a jamais existé. Décompte album par album, la rupture du 10 janvier 1969 à Twickenham, la bande de septembre 1969 où Lennon propose 4 chansons chacun, et la vraie généalogie d’All Things Must Pass.

Les Beatles en mono ou en stéréo : le guide expert du collectionneur

C’est un débat qui divise les collectionneurs : faut-il écouter les Beatles en mono ou en stereo. Nous vous livrons un début de réponse.

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