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15 chansons pour découvrir la carrière solo de Ringo Starr

15 chansons pour découvrir la carrière solo de Ringo Starr

En bref — Entre mars 1970 et avril 2026, Ringo Starr — dont on peut aussi lire ici l’histoire familiale à travers ses enfants Zak, Jason et Lee Starkey — a publié vingt-deux albums studio, décroché deux numéros un américains, essuyé une décennie de naufrages commerciaux, cessé de boire, réinventé le concept de tournée nostalgique avec le All-Starr Band, et fini par obtenir à quatre-vingt-quatre ans le premier album numéro un de sa carrière solo. Voici quinze chansons — une par étape décisive — pour traverser cinquante-six ans d’une discographie qu’on croit connaître et qu’on connaît mal. Le paradoxe Ringo : le Beatle dont on n’attendait rien et qui a gagné la première manche Au printemps 1970, quand les Beatles se disloquent publiquement, les paris de l’industrie sont vite faits. John Lennon a l’aura idéologique et le Plastic Ono Band.

La première tournée américaine des Beatles : 1964, le récit complet

La première tournée américaine des Beatles en 1964 : le récit complet

Le 7 février 1964, quatre musiciens de Liverpool descendent d’un Boeing à New York devant quelques milliers d’adolescentes. Six mois plus tard, ils bouclent trente-deux concerts en un mois à travers l’Amérique du Nord, encaissent plus d’un million de dollars — et font découvrir à 73 millions d’Américains, sur la grosse caisse de Ringo, le logo « Drop-T » né un an plus tôt dans une boutique de Shaftesbury Avenue et refusent de jouer devant un public séparé par la couleur de peau. Entre les deux, il y a une histoire que l’on raconte presque toujours de travers : celle d’un pays qui a refusé les Beatles pendant un an, d’une adolescente du Maryland qui a écrit à une radio, d’un cachet dérisoire échangé contre une place en tête d’affiche, et d’une clause contractuelle dont la portée réelle a été largement reconstruite après coup. Voici le dossier complet, séance par séance, ville par ville.

« Refaisons tout » : le vœu insensé de John Lennon qui a sidéré George Martin

John Lennon voulait tout réenregistrer : le vœu qui a sidéré George Martin

Un soir, dans l’appartement du Dakota, John Lennon confie à George Martin qu’il aimerait réenregistrer l’intégralité du catalogue des Beatles. Le producteur, incrédule, avance le titre qu’il croit inattaquable : « Même Strawberry Fields ? » Réponse de Lennon : « Surtout Strawberry Fields. » L’anecdote circule depuis quarante ans comme une curiosité. Elle est en réalité la clé de voûte du rapport que Lennon entretenait avec sa propre œuvre — et, accessoirement, l’explication la plus économique de tout ce que les Beatles sont devenus depuis sa mort : les remixages, les démixages, Love, Now and Then. Enquête sur une phrase que personne n’a enregistrée, à propos du disque le plus laborieusement fabriqué de l’histoire du groupe.

L’influence des Beatles sur la Britpop des années 1990 : héritiers, imitateurs et dissidents

Beatles et Britpop : comment les Fab Four ont façonné les années 1990

On a beaucoup raconté la Britpop comme une seconde invasion britannique menée par des groupes qui auraient simplement remis les Beatles au goût du jour. L’image est pratique, surtout lorsqu’on pense à Oasis, aux déclarations de Noel Gallagher, à la fascination de Liam pour John Lennon ou aux clins d’œil disséminés dans les chansons. Mais elle devient vite trompeuse dès qu’on écoute vraiment les disques. Car la Britpop n’a jamais été un bloc : Blur regarde aussi vers les Kinks, XTC et le punk, Suede vers Bowie et Roxy Music, Pulp vers le glam, le Velvet Underground et la chronique sociale, tandis que les Boo Radleys, Supergrass, Cast, Kula Shaker ou The Verve prélèvent chacun une pièce différente du puzzle. L’influence des Beatles se joue donc moins dans la copie d’un son que dans une grammaire : la primauté de la mélodie, l’ambition du studio, la capacité à faire évoluer un groupe, l’art du single, l’identité collective et cette idée décisive qu’une formation venue d’une ville industrielle anglaise peut prétendre au centre du monde. Oasis en a récupéré le mythe, Blur la métamorphose, Pulp la permission sociale, les Boo Radleys l’expérimentation. Et c’est peut-être là que la Britpop devient la plus fidèle aux Beatles : non lorsqu’elle les imite, mais lorsqu’elle comprend qu’un grand groupe ne doit jamais cesser de bouger.

Rory Storm and The Hurricanes : le groupe qui a fabriqué Ringo Starr avant les Beatles

Rory Storm and The Hurricanes : comment le groupe a formé Ringo Starr

Avant de devenir le quatrième Beatle, Ringo Starr avait déjà un nom, un public et plusieurs années de métier derrière lui. Entre 1959 et 1962, Richard Starkey fut le batteur de Rory Storm and The Hurricanes, l’un des groupes les plus populaires de Liverpool, longtemps mieux payé et mieux placé à l’affiche que les Beatles eux-mêmes. C’est au sein des Hurricanes qu’il adopte son pseudonyme, obtient son propre numéro vocal avec le « Starr Time », se forge une endurance de professionnel à Butlin’s et apprend, dans les nuits de Hambourg, à tenir un groupe malgré la fatigue, le bruit et les imprévus. L’histoire est pourtant souvent réduite à une simple transition : en août 1962, Ringo quitte Rory Storm pour remplacer Pete Best. Mais ce changement de groupe raconte bien davantage. Il éclaire la naissance du musicien que John Lennon, Paul McCartney et George Harrison connaissaient déjà, admiraient et avaient testé sur scène avant de l’engager. Retour sur l’ascension des Hurricanes, leur rivalité avec les Beatles, les mythes qui entourent leurs enregistrements et les raisons pour lesquelles ce groupe essentiel du Merseybeat resta dans l’ombre de celui auquel il avait donné son batteur.

Album blanc des Beatles : 10 faits méconnus qui changent l’écoute du double disque de 1968

Album blanc des Beatles : 10 faits méconnus sur le double disque de 1968

Il existe peu d’albums sur lesquels on ait autant écrit. Mark Lewisohn en a reconstitué les séances jour par jour dans The Complete Beatles Recording Sessions. Ian MacDonald en a disséqué les trente titres dans Revolution in the Head. Kenneth Womack en a raconté les coulisses du côté de George Martin.

Paul McCartney pressenti pour présenter Oasis au Rock & Roll Hall of Fame : ce que dit vraiment l’information

Paul McCartney pressenti pour présenter Oasis au Rock & Roll Hall of Fame : ce que dit vraiment l’information

Une information à considérer avec précaution : Paul McCartney serait préssenti pour présenter Oasis à leur intronisation au Rock’N Roll Hall Of Fame.

Vérité acoustique contre légende électrique : ce que Paul McCartney a réellement vu le 9 mai 1965

McCartney, Dylan et « Mr. Tambourine Man » : la vérité sur le 9 mai 1965

En bref Paul McCartney raconte volontiers qu’il a entendu « Mr. Tambourine Man » au Royal Albert Hall et décrit dans la foulée une première partie folk suivie d’une seconde partie électrique avec un groupe, huée par les puristes. Les deux moitiés de ce souvenir sont exactes — mais elles n’appartiennent pas à la même soirée. Le 9 mai 1965, Dylan est seul en scène : guitare acoustique, harmonica, aucun musicien. Quinze chansons en deux parties, et « Mr. Tambourine Man » referme la première.

Shea Stadium, 15 août 1965 : le concert que personne n’a entendu

Shea Stadium, 15 août 1965 : le concert des Beatles que personne n'a entendu

55 600 spectateurs, 34 minutes, 304 000 dollars de recette : le 15 août 1965, les Beatles inventent le concert de stade. Mais presque personne n’a entendu ce concert — et la bande-son que le monde connaît a été refaite en studio, en secret, le 5 janvier 1966.

Elvis et les Beatles : anatomie d’une dette, d’une rivalité et d’une trahison

Elvis et les Beatles : la vraie histoire (rencontre 1965, mémo Nixon, influence)

Q : Les Beatles ont-ils rencontré Elvis Presley ?
R : Une seule fois, le 27 août 1965, au domicile d’Elvis à Bel Air (Los Angeles). La rencontre s’est tenue sans presse, sans photographie et sans aucun enregistrement, à la demande du colonel Tom Parker et avec l’accord de Brian Epstein. George Harrison a revu Elvis seul à New York en juin 1972.

Q : Elvis Presley a-t-il critiqué les Beatles auprès de Richard Nixon ?
R : Oui. Le mémorandum rédigé le 21 décembre 1970 par Egil « Bud » Krogh consigne qu’Elvis considérait les Beatles comme une force au service d’un esprit antiaméricain. Le document, déclassifié en 1986, est conservé aux Archives nationales américaines. La démarche n’a eu aucune conséquence pour le groupe, dissous depuis huit mois.

Q : Elvis a-t-il chanté des chansons des Beatles ?
R : Cinq : « Hey Jude » (studio, janvier 1969, publié en 1972 sur Elvis Now), « Yesterday » (scène, Las Vegas, 1969), « Something » (notamment lors d’Aloha from Hawaii en 1973), « Lady Madonna » et « Get Back » (versions informelles). Quatre sont signées McCartney, une Harrison, aucune Lennon.

Q : Lennon a-t-il dit « Avant Elvis, il n’y avait rien » ?
R : Cette formule est classée comme disputée et n’a jamais été rattachée à une source primaire. La déclaration authentifiée, faite au lendemain de la rencontre de 1965 et publiée dès 1968, dit que rien ne l’avait touché avant Elvis et que sans Elvis il n’y aurait pas eu de Beatles.

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