Il existe une version courte de cette histoire, celle que tout le monde récite : cinq géants du rock se retrouvent par hasard dans un garage de Malibu, écrivent une chanson en une journée, s’amusent tellement qu’ils en font un album, se rebaptisent frères Wilbury et vendent des millions de disques. Tout y est vrai, et presque rien n’y est exact. La journée fondatrice n’a pas eu lieu au mois de mai que l’on cite partout ; l’album n’a pas été enregistré chez Bob Dylan ; le nom du groupe a deux origines rivales, dont la plus célèbre n’est pas forcément la bonne ; le batteur que l’on prend pour un Wilbury n’en a jamais été un ; et le supergroupe le plus vendeur de la fin des années 1980 n’a jamais placé le moindre single dans le Top 20 britannique. Cet article reprend le dossier à zéro, pièce par pièce : les cinq trajectoires qui convergent au printemps 1988, la mécanique précise des séances (studios, machines, ingénieurs, micros, ordre des couches), la fiction généalogique inventée par George Harrison et Derek Taylor, les deux albums titre par titre, la mort de Roy Orbison sept semaines après la sortie du premier disque, la disparition du catalogue pendant plus d’une décennie, la réédition de 2007 et ce qu’elle contient réellement, enfin la postérité — celle du groupe, mais aussi celle, beaucoup plus concrète qu’on ne le croit, qui relie les Wilburys aux Beatles de l’Anthology.
Le 18 juin 1990, les Traveling Wilburys sortent Nobody’s Child, un single caritatif destiné à aider les orphelins roumains après la chute de Ceaușescu. Reprise d’un classique country, la chanson est enregistrée à l’initiative de George Harrison et Olivia Harrison pour financer la Romanian Angel Appeal Foundation. Si le titre connaît un succès modéré, il permet de récolter plus d’un million de livres sterling et démontre l’impact humanitaire de la musique. Un engagement sincère qui perdure à travers la réédition du Vol. 3 des Wilburys en 2007.
Beatles à Hambourg : double CD à paraître. il y a quelques jours, nous vous faisions état dans Yellow-sub de la sortie chez nos disquaires d’un double album des Beatles, retraçant leurs débuts « rock’n roll » à Hambourg. Le projet est désormais concrétisé, et sera donc réalisé par la maison de distribution allemande « Bear Familly » déjà très populaire pour avoir publié dans le commerce d’autres coffret musicaux d’artistes. La date de sortie de cette ré-édition n’est pas anodine.












