On lui a collé une étiquette dont il n’a jamais voulu — “le cinquième Beatle” — et cette étiquette a produit un effet pervers : elle a réduit soixante ans de travail à huit années de collaboration. Comme si George Martin était né en juin 1962 dans le studio deux d’Abbey Road et mort en avril 1970 avec le medley d’Abbey Road. C’est faux dans les deux sens. Avant les Beatles, Martin dirigeait depuis sept ans un label et avait déjà inventé, dans le laboratoire improbable du disque comique, la moitié des procédés qui feraient plus tard la réputation de Revolver et de Sgt.
Pour ses 72 ans, retour sur la carrière d’Elvis Costello et sa collaboration majeure avec Paul McCartney, de Veronica aux maquettes de Flowers in the Dirt.
Il y a quarante ans jour pour jour, le 25 août 1986, paraissait aux États-Unis un disque que la plupart des discographies de Paul McCartney franchissent en courant. Press to Play : dix titres sur vinyle, treize sur compact disc, une pochette en noir et blanc léchée comme un portrait de studio hollywoodien, et un producteur star chargé de faire entrer le plus célèbre mélodiste vivant dans la décennie du réverbe numérique et de la boîte à rythmes. L’affaire s’est mal passée. Press to Play est le plus mauvais vendeur de la carrière solo de McCartney à cette date : 250 000 exemplaires aux États-Unis, une trentième place au Billboard 200, un huitième rang britannique sans durée, un disque d’or de la BPI et rien d’autre.
On raconte volontiers l’histoire des Beatles comme celle d’une génération spontanée : deux adolescents de Liverpool se rencontrent lors d’une fête paroissiale, décident d’écrire des chansons, et le vingtième siècle musical bascule. C’est une belle histoire. C’est aussi une histoire fausse — ou plutôt, une histoire amputée de sa première moitié. Avant d’être des auteurs, John Lennon et Paul McCartney ont été des lecteurs.
« George et moi rivalisions pour la meilleure parole » : enquête sur le pont de Free as a Bird, écrit à quatre mains en 1994 par McCartney et Harrison — et sur les tensions que la formule dissimule.
Le vendredi 21 août 2026, à la veille de l’International Beatleweek, le site du magasin NEMS de Whitechapel a reçu sa plaque du Liverpool Music Heritage Trail. Enquête sur le commerce de disques qui a changé la trajectoire des Beatles — et sur ce que la plaque raconte de travers.
Zak, Jason et Lee Starkey, les beaux-enfants Gregorini, les huit petits-enfants : le dossier complet sur les enfants de Ringo Starr, avec dates vérifiées, citations et correctifs factuels.
En bref — Le 5 janvier 1967, entre 19 h et 0 h 15, dans le Studio Two d’Abbey Road, les quatre Beatles enregistrent une pièce de 13 minutes et 48 secondes sans mélodie, sans paroles et sans rythme, sous le titre provisoire Untitled. Elle sera jouée deux fois en public, au Roundhouse de Chalk Farm, les 28 janvier et 4 février 1967, dans le cadre d’un événement baptisé The Million Volt Light and Sound Rave — aussi annoncé sous le nom de Carnival of Light Rave. Puis plus rien. Soixante ans plus tard, la bande n’a jamais été publiée, jamais piratée, jamais entendue en dehors d’un cercle de moins de vingt personnes.
De « Some People Never Know » à « Getting Closer » : vingt titres pour comprendre les Wings, le groupe de Paul McCartney, ses sept formations et ses dix années (1971-1981).
De « Maybe I’m Amazed » à « Find My Way » : vingt chansons commentées, avec dates de séances, classements et correctifs, pour entrer dans la carrière solo de Paul McCartney.












