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« No vibrato ! » : comment Paul McCartney et George Martin ont réinventé la ballade pop

Le 14 juin 1965, en fin de soirée, dans le Studio Two d’Abbey Road, Paul McCartney s’assoit seul devant un micro avec une guitare acoustique désaccordée d’un ton. En deux prises, il enregistre une chanson que le groupe vient de déclarer injouable à quatre. Trois jours plus tard, quatre musiciens de séance londoniens entrent dans […]

18 août 1962 : Hulme Hall, Port Sunlight, la nuit où les Beatles deviennent officiellement les Beatles

Il y a des dates qui s’imposent d’elles-mêmes dans la grande mythologie des Beatles : les débuts chez EMI, la sortie de Love Me Do, l’Amérique conquise en une soirée, les cris de la Beatlemania, les studios d’Abbey Road devenus laboratoire du monde moderne. Et puis il y a des dates plus discrètes, moins spectaculaires en apparence, mais peut-être plus décisives encore. Le 18 août 1962 appartient à cette famille-là. Ce soir-là, au Hulme Hall de Port Sunlight, devant quelques centaines de spectateurs venus pour un bal horticole, les Beatles ne deviennent pas encore les rois du monde. Ils deviennent quelque chose de plus fondamental : eux-mêmes. Deux jours après l’éviction brutale de Pete Best, Ringo Starr prend officiellement place derrière la batterie de John Lennon, Paul McCartney et George Harrison. Rien n’est encore joué, tout reste fragile, mais la formule est là. Le carré magique vient de trouver son quatrième point cardinal. Derrière cette soirée presque ordinaire se cache l’un des grands basculements de l’histoire pop : la naissance officielle des Fab Four.

George Harrison : le Japon réédite le mystique discret des Beatles en 13 SHM-CD essentiels

Il y a toujours eu chez George Harrison une manière de se tenir légèrement à l’écart de sa propre légende. Même lorsqu’il écrivait des chansons immortelles, même lorsqu’il remplissait les stades avec les Beatles, même lorsqu’il publiait All Things Must Pass comme on ouvre enfin les vannes d’une vie trop longtemps contenue, George semblait déjà regarder ailleurs. C’est précisément ce qui rend cette nouvelle salve japonaise si troublante : treize albums réédités en SHM-CD, avec pochettes mini-LP, livrets, traductions et ce soin presque liturgique que le Japon réserve aux grands objets musicaux. Le prétexte est double — les soixante ans de la venue des Beatles au Budokan en 1966, les trente-cinq ans de la tournée japonaise de George avec Eric Clapton en 1991 — mais l’enjeu dépasse largement la commémoration. De All Things Must Pass à Brainwashed, de Cloud Nine aux Traveling Wilburys, de la prière pop au retrait tropical, c’est toute une vie de passages que ces rééditions permettent de traverser à nouveau. Non pas le parcours lisse d’un ancien Beatle enfin réhabilité, mais le chemin plus cabossé, plus attachant, d’un musicien qui a cherché la lumière dans les marges, les guitares slide, les silences et les contradictions.

Vérité acoustique contre légende électrique : ce que Paul McCartney a réellement vu le 9 mai 1965

En bref Paul McCartney raconte volontiers qu’il a entendu « Mr. Tambourine Man » au Royal Albert Hall et décrit dans la foulée une première partie folk suivie d’une seconde partie électrique avec un groupe, huée par les puristes. Les deux moitiés de ce souvenir sont exactes — mais elles n’appartiennent pas à la même […]

Elvis et les Beatles : anatomie d’une dette, d’une rivalité et d’une trahison

Q : Les Beatles ont-ils rencontré Elvis Presley ?
R : Une seule fois, le 27 août 1965, au domicile d’Elvis à Bel Air (Los Angeles). La rencontre s’est tenue sans presse, sans photographie et sans aucun enregistrement, à la demande du colonel Tom Parker et avec l’accord de Brian Epstein. George Harrison a revu Elvis seul à New York en juin 1972.

Q : Elvis Presley a-t-il critiqué les Beatles auprès de Richard Nixon ?
R : Oui. Le mémorandum rédigé le 21 décembre 1970 par Egil « Bud » Krogh consigne qu’Elvis considérait les Beatles comme une force au service d’un esprit antiaméricain. Le document, déclassifié en 1986, est conservé aux Archives nationales américaines. La démarche n’a eu aucune conséquence pour le groupe, dissous depuis huit mois.

Q : Elvis a-t-il chanté des chansons des Beatles ?
R : Cinq : « Hey Jude » (studio, janvier 1969, publié en 1972 sur Elvis Now), « Yesterday » (scène, Las Vegas, 1969), « Something » (notamment lors d’Aloha from Hawaii en 1973), « Lady Madonna » et « Get Back » (versions informelles). Quatre sont signées McCartney, une Harrison, aucune Lennon.

Q : Lennon a-t-il dit « Avant Elvis, il n’y avait rien » ?
R : Cette formule est classée comme disputée et n’a jamais été rattachée à une source primaire. La déclaration authentifiée, faite au lendemain de la rencontre de 1965 et publiée dès 1968, dit que rien ne l’avait touché avant Elvis et que sans Elvis il n’y aurait pas eu de Beatles.

16 août 1962 : le matin où Pete Best a cessé d’être un Beatle

Le 16 août 1962, à 10 heures, Brian Epstein annonce à Pete Best qu’il n’est plus un Beatle. Récit heure par heure, causes réelles, correctifs factuels et postérité d’un licenciement devenu mythe.

« Personne ne fait plus ça » : l’homme qui a rendu la bande Decca des Beatles à Paul McCartney

Le 1ᵉʳ janvier 1962, les Beatles enregistrent quinze titres en une heure dans les studios Decca de West Hampstead. Le label les refuse au profit de Brian Poole and the Tremeloes. C’est l’une des décisions les plus commentées de l’histoire du disque. Deux bobines de report sont remises à Brian Epstein. L’une d’elles a fini, […]

Paul McCartney, le perfectionnisme avant tout

Comment Paul McCartney a fait du travail, de la remise en question et des collaborations une méthode. De Hambourg à Andrew Watt, enquête sur un perfectionnisme.

Les bandes du White Album : « Blackbird », ou l’anatomie d’un perfectionnisme mal compris

Trente-deux prises, onze complètes, une bande de répétition de quarante et une minutes, un pied qui bat la mesure, un merle enregistré dans un jardin de banlieue trois ans plus tôt. Le 11 juin 1968, Paul McCartney a passé une soirée entière seul dans le Studio Two à polir deux minutes et dix-neuf secondes de […]

11 août 1969 : le jour où John Lennon a enregistré sa dernière note de Beatle

Le 11 août 1969, les Beatles achèvent « I Want You (She’s So Heavy) ». Ce jour-là, John Lennon enregistre sa dernière note pour un disque du groupe.

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