On a beaucoup raconté la Britpop comme une seconde invasion britannique menée par des groupes qui auraient simplement remis les Beatles au goût du jour. L’image est pratique, surtout lorsqu’on pense à Oasis, aux déclarations de Noel Gallagher, à la fascination de Liam pour John Lennon ou aux clins d’œil disséminés dans les chansons. Mais elle devient vite trompeuse dès qu’on écoute vraiment les disques. Car la Britpop n’a jamais été un bloc : Blur regarde aussi vers les Kinks, XTC et le punk, Suede vers Bowie et Roxy Music, Pulp vers le glam, le Velvet Underground et la chronique sociale, tandis que les Boo Radleys, Supergrass, Cast, Kula Shaker ou The Verve prélèvent chacun une pièce différente du puzzle. L’influence des Beatles se joue donc moins dans la copie d’un son que dans une grammaire : la primauté de la mélodie, l’ambition du studio, la capacité à faire évoluer un groupe, l’art du single, l’identité collective et cette idée décisive qu’une formation venue d’une ville industrielle anglaise peut prétendre au centre du monde. Oasis en a récupéré le mythe, Blur la métamorphose, Pulp la permission sociale, les Boo Radleys l’expérimentation. Et c’est peut-être là que la Britpop devient la plus fidèle aux Beatles : non lorsqu’elle les imite, mais lorsqu’elle comprend qu’un grand groupe ne doit jamais cesser de bouger.
Une information à considérer avec précaution : Paul McCartney serait préssenti pour présenter Oasis à leur intronisation au Rock’N Roll Hall Of Fame.
Morning Glory d’Oasis dépasse Sgt. Pepper au classement OCC des 70 ans. Ce que « album studio le plus vendu » veut vraiment dire, et où sont les Beatles.
Le 4 septembre 1995, McCartney, Weller et Noel Gallagher enregistrent « Come Together » à Abbey Road en une journée. Récit, crédits et guide d’écoute comparé.
Emprunts, « plus grands que les Beatles », riposte de Harrison et McCartney : pourquoi la dévotion d’Oasis irrite les fans des Fab Four.
Il y a des chansons qui prolongent une époque, et d’autres qui l’ouvrent en deux. Tomorrow Never Knows appartient évidemment à la seconde catégorie. Enregistré au printemps 1966 pour Revolver, ce morceau de John Lennon ne ressemble à rien de ce que les Beatles avaient publié jusque-là : un seul accord, une batterie traitée comme […]
Manchester, enfin. Le 28 février 2026, les Brit Awards ont déserté Londres pour le Co-op Live, et la pop anglaise a soudain repris son accent du Nord : celui des villes qui n’attendent pas qu’on leur ouvre la porte. Dans cette arène neuve, l’histoire s’est invitée sans frapper, avec les Gallagher en filigrane et, au centre, Noel, couronné Songwriter of the Year. Fidèle à sa ligne de défense — sourire en coin, pique prête à partir — il a remercié tout en sabotant la solennité, rappelant qu’une chanson n’existe vraiment que lorsqu’un groupe la fait transpirer. Puis le feuilleton a basculé sur X : Liam, absent, a dégainé l’hyperbole qui met l’Angleterre en ébullition, plaçant son frère juste derrière Lennon et McCartney. Provocation ? Déclaration d’amour ? Un peu des deux. Car derrière le cirque, reste l’essentiel : ces refrains d’Oasis devenus rites populaires, ravivés par le retour sur scène en 2025, et capables, trente ans après, de transformer une salle en chœur. Ce Brit mancunien raconte surtout cela : la puissance d’un songwriting qui survit à son époque. Entrez, on rembobine.
Noel Gallagher, admirateur assumé des Beatles, a pourtant qualifié John Lennon et Paul McCartney d’« arseholes ». Une sortie provocatrice en 2002 qui interroge sur la séparation entre l’œuvre et l’homme. Derrière l’insulte, un vrai respect musical et un héritier qui revendique le droit à l’irrévérence pour mieux honorer ses influences.
Le 6 septembre 2025, au Rose Bowl Stadium de Pasadena, Paul McCartney assiste incognito au concert d’Oasis. Leonardo DiCaprio raconte l’instant unique où tout le stade se retourne pour applaudir l’ex-Beatle. Filmant la scène comme un fan parmi les fans, McCartney incarne un respect mutuel entre deux générations de pop britannique. Ce moment d’émotion scelle un lien musical de trente ans entre Oasis et les Beatles.
Le 6 septembre 2025, Paul McCartney assiste au concert d’Oasis au Rose Bowl de Pasadena. Capté en train de filmer « Little by Little » et qualifiant la soirée de « Fabulous », il offre une reconnaissance symbolique au groupe, renouant avec l’héritage britpop dans une séquence émotive relayée massivement.












