Avant de devenir le quatrième Beatle, Ringo Starr avait déjà un nom, un public et plusieurs années de métier derrière lui. Entre 1959 et 1962, Richard Starkey fut le batteur de Rory Storm and The Hurricanes, l’un des groupes les plus populaires de Liverpool, longtemps mieux payé et mieux placé à l’affiche que les Beatles eux-mêmes. C’est au sein des Hurricanes qu’il adopte son pseudonyme, obtient son propre numéro vocal avec le « Starr Time », se forge une endurance de professionnel à Butlin’s et apprend, dans les nuits de Hambourg, à tenir un groupe malgré la fatigue, le bruit et les imprévus. L’histoire est pourtant souvent réduite à une simple transition : en août 1962, Ringo quitte Rory Storm pour remplacer Pete Best. Mais ce changement de groupe raconte bien davantage. Il éclaire la naissance du musicien que John Lennon, Paul McCartney et George Harrison connaissaient déjà, admiraient et avaient testé sur scène avant de l’engager. Retour sur l’ascension des Hurricanes, leur rivalité avec les Beatles, les mythes qui entourent leurs enregistrements et les raisons pour lesquelles ce groupe essentiel du Merseybeat resta dans l’ombre de celui auquel il avait donné son batteur.
La reprise de Summertime par Paul McCartney sur l’album Choba B CCCP en 1991 fusionne l’héritage du jazz avec l’énergie du rock, offrant une interprétation personnelle et intimiste de ce classique de Gershwin. Ce projet, enraciné dans un contexte géopolitique particulier, est une célébration de la musique comme langage universel. McCartney, à travers son approche respectueuse et novatrice, transforme ce standard en une œuvre intemporelle, prouvant que la musique transcende les frontières du temps et des genres.












