Le 10 avril 1970, un communiqué de presse glissé dans les exemplaires promotionnels de l’album McCartney apprend au monde que Paul McCartney ne travaille plus avec les Beatles. La légende retient de cette date une porte qui claque, quatre hommes qui se tournent le dos et vingt-cinq ans de silence jusqu’à l’Anthology. C’est une belle histoire. Elle est fausse.
On lui a collé une étiquette dont il n’a jamais voulu — “le cinquième Beatle” — et cette étiquette a produit un effet pervers : elle a réduit soixante ans de travail à huit années de collaboration. Comme si George Martin était né en juin 1962 dans le studio deux d’Abbey Road et mort en avril 1970 avec le medley d’Abbey Road. C’est faux dans les deux sens. Avant les Beatles, Martin dirigeait depuis sept ans un label et avait déjà inventé, dans le laboratoire improbable du disque comique, la moitié des procédés qui feraient plus tard la réputation de Revolver et de Sgt.
Il y a quarante ans jour pour jour, le 25 août 1986, paraissait aux États-Unis un disque que la plupart des discographies de Paul McCartney franchissent en courant. Press to Play : dix titres sur vinyle, treize sur compact disc, une pochette en noir et blanc léchée comme un portrait de studio hollywoodien, et un producteur star chargé de faire entrer le plus célèbre mélodiste vivant dans la décennie du réverbe numérique et de la boîte à rythmes. L’affaire s’est mal passée. Press to Play est le plus mauvais vendeur de la carrière solo de McCartney à cette date : 250 000 exemplaires aux États-Unis, une trentième place au Billboard 200, un huitième rang britannique sans durée, un disque d’or de la BPI et rien d’autre.
Avant le communiqué du 10 avril 1970, trois Beatles avaient déjà quitté le groupe : Ringo Starr en août 1968, George Harrison en janvier 1969, John Lennon en septembre 1969. Enquête sur les trois démissions que l’histoire officielle a longtemps rangées au rayon des anecdotes.
De « Wah-Wah » (1970) à « Marwa Blues » (2002) : 15 chansons pour traverser 31 ans de carrière solo de George Harrison. Enregistrements, classements, le procès My Sweet Lord et correctifs factuels.
Secretly Canadian réédite le 18 septembre 2026 It’s Alright (I See Rainbows) de Yoko Ono : premier vinyle depuis 1982, deux bonus, et l’histoire du disque.
Enquête sur le solo de David Gilmour pour Paul McCartney en 1984 : la vraie guitare, la vraie séance, le cachet reversé — et dix erreurs corrigées.
Le 23 juillet 1969, les Beatles captent la voix d’« Oh! Darling », doublent « Come Together » et enregistrent « The End ». Récit complet de la séance.
L’information est tombée le mercredi 22 juillet 2026, relayée en quelques heures par l’ensemble de la presse musicale anglo-saxonne, de Rolling Stone à Stereogum, de Consequence au Line of Best Fit, en passant par SPIN, Glide Magazine, Far Out et Rock Cellar. Deux noms, une association que personne n’attendait : Dhani Harrison, fils unique de George Harrison, musicien, compositeur et patron de Dark Horse Records ; et Nigel Godrich, producteur britannique dont le nom est indissociable de Radiohead depuis OK Computer. Le projet s’appelle Dragonflies. Il ne s’agit pas d’un album solo de l’un produit par l’autre — configuration qui aurait été prévisible et, disons-le, un peu attendue — mais d’un groupe, avec un nom propre, une identité graphique, et un premier disque éponyme.
Naissance du crédit Lennon-McCartney, Northern Songs, ATV, Michael Jackson, Sony, la bataille de McCartney pour ses droits, l’inversion des noms et les chansons disputées : dossier complet.












