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Ringo Starr : bon 86eme anniversaire !!!!

Ringo Starr, le batteur des Beatles, fête aujourd’hui son 86eme anniversaire ! Retour sur une carrière singulière, rythmée pas ce véritable métronome humain !

Ringo Starr annonce dix nouvelles dates américaines avec son All Starr Band pour l’automne 2026

Ringo Starr pourrait tranquillement regarder passer les années depuis le confortable fauteuil des légendes intouchables. Mais ce serait bien mal connaître l’ancien batteur des Beatles, qui n’a jamais vraiment semblé goûter aux joies de l’immobilité. À la veille de son rituel annuel du 7 juillet autour de son désormais indissociable message « Peace & Love », Ringo annonce une nouvelle série de concerts américains avec son All Starr Band, dix dates concentrées sur la côte Est entre le 24 septembre et le 7 octobre 2026. On y retrouvera la formule qui fait depuis longtemps le charme de ces tournées : Ringo au centre, bien sûr, mais entouré de musiciens qui ne sont pas là pour jouer les figurants, de Steve Lukather à Colin Hay, en passant par Hamish Stuart et Gregg Bissonette. L’étape la plus chargée en émotion aura lieu au Forest Hills Stadium, où Ringo n’a plus joué depuis les concerts des Beatles d’août 1964. Plus de soixante ans plus tard, la boucle promet d’être belle : un peu de mémoire, beaucoup de camaraderie rock, et ce mélange de légèreté et de fidélité qui fait encore battre le tempo chez Ringo Starr.

Give Peace a Chance (1969) : crédit contesté, genèse d’un hymne et anatomie d’un partenariat à son crépuscule

John Lennon explique pourquoi il a attribué par erreur Give Peace a Chance à McCartney. Un éclairage sur Lennon, Yoko Ono et la création musicale des Beatles.

John Lennon a admis regretter d’avoir crédité Paul McCartney pour Give Peace a Chance, une chanson qu’il avait créée avec Yoko Ono. Ce choix, issu d’un accord moral adolescent Lennon–McCartney et non d’un contrat légal, reflète les tensions, les rituels du duo et la transition vers sa carrière solo avec Yoko. L’évolution des crédits montre que la paternité musicale peut être fluide et que la musique transcende toujours les noms imprimés.

Lennon face à Beethoven : autodidactisme, doute créateur et redéfinition de la grandeur musicale

John Lennon, malgré sa stature d’icône, a longtemps douté de la valeur de son œuvre face aux géants comme Beethoven. À travers des titres comme Give Peace a Chance ou Because, il interroge la notion de génie et redéfinit la grandeur musicale.

John Lennon, malgré sa stature d’icône, a longtemps douté de la valeur de son œuvre face aux géants comme Beethoven. À travers des titres comme Give Peace a Chance ou Because, il interroge la notion de génie et redéfinit la grandeur musicale.

Ringo Starr, Long Long Road : le vieux cowboy de Liverpool reprend la route et revient dans le Top 10

On croyait connaître Ringo Starr par cœur : le batteur affable des Beatles, le survivant solaire, l’homme des “peace and love” lancés comme des cartes postales à une planète qui en aurait bien besoin. Mais voilà que l’éternel sous-estimé de Liverpool reprend la route avec Long Long Road, nouvel album country produit par T Bone Burnett, et revient tranquillement dans le Top 10 du Top Album Sales américain. À 85 ans, Ringo ne cherche pas à rejouer la Beatlemania, ni à maquiller son âge sous des artifices de studio. Il fait beaucoup mieux : il chante depuis l’endroit exact où il se trouve, avec cette voix courte, cabossée, immédiatement humaine, qui semble avoir enfin trouvé dans l’Americana le paysage idéal. Autour de lui, Sheryl Crow, Billy Strings, Molly Tuttle, Sarah Jarosz ou St. Vincent ne viennent pas décorer une légende, mais accompagner un musicien qui n’a jamais eu besoin d’en faire trop pour être essentiel. Derrière ce succès discret mais symbolique, c’est toute la trajectoire country de Ringo qui se redessine, de Act Naturally à Beaucoups of Blues, jusqu’à ce disque tardif qui ressemble moins à un épilogue qu’à une confirmation lumineuse : le vieux cowboy de Liverpool n’a pas fini de tenir le tempo.

Tony Wilson est mort : quand Hot Chocolate naissait dans l’ombre incandescente des Beatles

Il y a des groupes dont la légende commence par un tube, une silhouette, un refrain que tout le monde croit connaître depuis toujours. Hot Chocolate appartient évidemment à cette catégorie-là, avec You Sexy Thing, Emma ou Brother Louie, ces chansons qui ont fini par quitter leurs auteurs pour entrer dans la mémoire collective. Mais avant les costumes blancs, les plateaux télé et les miracles proclamés sur les pistes de danse, il y eut une cassette, une porte frappée chez Apple Corps et la bénédiction inattendue de John Lennon. La mort de Tony Wilson, cofondateur, bassiste et artisan essentiel de Hot Chocolate, oblige à revenir à ce moment fondateur où l’histoire des Beatles, déjà en train de se défaire, offrit à deux musiciens caribéens une première chance. Wilson n’a jamais occupé la lumière avec l’évidence solaire d’Errol Brown, mais il fut là dès l’origine, dans l’atelier secret des chansons, au cœur de cette alchimie qui fit passer le groupe d’une reprise reggae de Give Peace a Chance à l’un des plus beaux catalogues pop-soul britanniques des années 70. Voici donc l’histoire d’un musicien discret, d’un groupe plus étrange qu’il n’y paraît, et d’un miracle pop né dans les couloirs d’Apple Records.

Ringo Starr, une longue route entre Liverpool, Nashville et les fantômes des Beatles

On a souvent regardé Ringo Starr comme le Beatle le plus simple à comprendre, ce qui est sans doute la meilleure manière de passer à côté de lui. Parce qu’il n’a jamais cherché à dominer la conversation, parce qu’il a préféré le battement juste au grand geste spectaculaire, parce qu’il a porté la légèreté comme une élégance et non comme une fuite, on a trop longtemps sous-estimé ce qu’il représentait vraiment : le cœur humain des Beatles, leur respiration, leur point d’équilibre. Avec Long Long Road, nouvel album produit par T Bone Burnett, Ringo ne vient pas réclamer une revanche tardive ni dresser son propre monument. Il reprend la route, simplement. Celle qui part de Liverpool, des disques américains rapportés par les marins, des boîtes de conserve transformées en tambours, des rêves de Texas abandonnés devant des formulaires administratifs, et qui passe par Hambourg, Abbey Road, Nashville, les excès, la sobriété, les retrouvailles et les fantômes apprivoisés. Ce disque country n’est ni un caprice de vétéran ni un testament sous cellophane. C’est le retour naturel d’un musicien qui a toujours su écouter avant de jouer, et qui, à quatre-vingt-cinq ans, continue d’avancer avec cette obstination désarmante : peace, love, et quelques kilomètres de plus.

Il y a 44 ans, Paul McCartney tirait sur la corde : Tug of War et le sens d’un anniversaire

Il y a des anniversaires qui ressemblent à de simples prétextes, et d’autres qui finissent par éclairer une œuvre mieux que toutes les rééditions du monde. Tug of War, publié par Paul McCartney le 26 avril 1982, appartient clairement à cette seconde famille. Quarante-quatre ans plus tard, le disque n’a rien perdu de son étrange gravité : il demeure ce moment suspendu où l’ancien Beatle, sorti de Wings, encore sonné par l’assassinat de John Lennon, retrouve George Martin pour remettre de l’ordre dans le chaos et donner une forme pop à ce qui, dans sa vie, menace de se défaire. On a souvent résumé l’album à Ebony and Ivory, son énorme succès avec Stevie Wonder, ou à Here Today, la lettre bouleversante adressée à Lennon. Ce serait oublier le reste : la majesté de Wanderlust, l’élan de Take It Away, la tendresse de Somebody Who Cares, la finesse de production d’un disque qui tire dans toutes les directions sans jamais rompre. À l’heure où McCartney appartient désormais au temps long de la musique populaire, Tug of War se réécoute moins comme un retour nostalgique que comme l’un de ses grands albums de résistance intime : celui d’un homme qui continue, parce que la chanson reste encore sa meilleure manière de tenir debout.

Sean Ono Lennon, John et Yoko : anatomie d’une fausse ironie

Il suffit parfois d’une vieille photo pour rallumer les vieux procès. Pas une archive sonore, pas une chanson retrouvée, pas une nouvelle révélation sur les Beatles ou la période Plastic Ono Band : une simple image de John Lennon et Yoko Ono dans une chambre d’hôtel, pendant qu’une femme de chambre refait le lit du Bed-In for Peace. Et voilà que ressurgit, en avril 2026, l’accusation commode : ces deux pacifistes de luxe auraient prêché la paix depuis le confort d’une suite, servis par ceux que l’histoire ne regarde jamais. Sean Ono Lennon a répondu avec une formule aussi sèche qu’efficace : ses parents ne protestaient pas contre le service de chambre. Ils protestaient contre la guerre. Derrière la saillie, il y a plus qu’une défense familiale. Il y a une mise au point sur notre manière de juger les images, de confondre malaise social et ironie, contradiction et imposture, contexte et punchline. Car le Bed-In d’Amsterdam, en mars 1969, n’était ni un monastère ni une retraite de saints : c’était un happening médiatique, absurde, naïf, brillant, pensé pour vendre la paix comme on vend un refrain. Et cette photo, loin de tout résumer, mérite mieux que le ricanement facile.

George Martin et Paul McCartney : l’autre vie d’un tandem après les Beatles

George Martin et Paul McCartney après les Beatles : de Ram à Flaming Pie, découvrez toutes leurs collaborations, albums, orchestrations et retrouvailles. Une histoire essentielle pour comprendre la seconde vie de leur tandem.

On résume souvent la relation entre George Martin et Paul McCartney à un seul bloc de légende : les Beatles, Abbey Road, puis le grand silence. Mais l’histoire réelle est plus subtile, et bien plus belle que ce récit trop commode. Car après 1970, Paul n’a jamais complètement cessé de revenir vers celui qui avait si souvent su donner à ses chansons leur juste écrin. Pas par nostalgie, ni pour rejouer le passé, mais parce que George Martin restait l’un des très rares hommes capables de comprendre ce que McCartney cherchait vraiment lorsqu’une mélodie appelait davantage qu’un simple bon enregistrement : une architecture, un souffle, une élégance, une mise en scène. De Ram à Live and Let Die, de Tug of War à Flaming Pie, en passant par Pipes of Peace, Broad Street, Put It There, Calico Skies ou Beautiful Night, se dessine ainsi une seconde vie du tandem Martin-McCartney. Une histoire fragmentée, intermittente, parfois discrète, mais décisive. C’est cette cartographie complète que retrace cet article : celle d’une fidélité sans routine, d’une complicité qui réapparaît chaque fois qu’une chanson de Paul réclame plus de hauteur, plus de clarté, ou simplement ce mélange unique de tact, de science harmonique et de goût qui faisait de George Martin bien plus qu’un ancien producteur.

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