APPLE RECORDS · DISCOGRAPHIE · PRESSAGES ET COLLECTION

Apple en Australie : les labels 1968–1982, droits et pochettes

En Australie, la pomme Apple apparaît sur les albums des Beatles à partir de la fin de 1968 et reste employée jusqu’au début des années 1980. Contrairement à l’idée d’une étiquette immuable, plusieurs indices de droits et de présentation permettent de distinguer les générations.

Une histoire australienne plus longue que les Beatles en groupe

L’étiquette Apple s’installe dans les catalogues australiens à l’époque du double album blanc en décembre 1968. Elle demeure utilisée sur de nombreuses publications des Beatles jusqu’à son remplacement par une étiquette Parlophone noire au printemps 1982. Cette longévité signifie qu’un vinyle australien Apple n’est pas nécessairement un pressage de 1968–1970.

Il faut conserver les numéros nationaux comme PCSO 7067 pour une édition stéréo du double album blanc ou les références de la famille PMCO pour les éditions mono, plutôt que leur attribuer automatiquement les matrices britanniques. Les deux marchés sont liés mais ne partagent pas toujours une fabrication.

1968 : des mentions de droits au bord de l’étiquette

Sur plusieurs premières étiquettes Apple australiennes, les informations de redevances apparaissent à gauche du trou central. Elles sont utiles pour dater une génération de papier, notamment lorsque la même pochette a été réutilisée plusieurs années. Une photographie du seul logo ne permet pas d’observer cet indice.

Le collectionneur doit relever toute mention spécifique de droits et son emplacement. Comme en Grande-Bretagne pour la formule « Sold in U.K. », le changement d’un texte commercial ne prouve pas à lui seul une date exacte de pressage, mais il offre une fenêtre chronologique documentable.

Juillet 1969 : une modification graphique

Les études des étiquettes australiennes indiquent un changement à partir de juillet 1969 : les mentions de redevances à gauche du centre disparaissent et sont remplacées par la vitesse « 33 1/3 R.P.M. » et un numéro de matrice de face. Ce détail distingue nettement des labels qui peuvent sembler identiques au premier regard.

Pour comparer deux albums, on photographiera les étiquettes à la même échelle. L’indication de vitesse et la présence du numéro de matrice imprimé sont des caractéristiques de papier ; la véritable gravure se lit toujours dans la cire morte.

Les compilations rouge et bleue de 1973

La publication australienne des compilations « The Beatles 1962–1966 » et « The Beatles 1967–1970 » entraîne l’emploi d’étiquettes personnalisées : fond rouge pour la première et bleu clair pour la seconde. Ces designs apparaissent à partir de 1973 et demeurent en usage jusqu’à l’adoption ultérieure d’étiquettes Apple standards pour certaines rééditions.

Il serait fautif de dater une copie uniquement grâce à la couleur de sa compilation : certaines étiquettes colorées ont été utilisées pendant plusieurs années. Le programme sonore, le numéro et les matrices doivent compléter l’observation.

La fin de l’époque Apple australienne

Le passage à Parlophone en avril 1982 concerne les présentations de label utilisées pour les albums australiens. Il ne signifie pas que la discographie mondiale Apple cesse d’exister à cette date. Les rééditions australiennes doivent donc être classées à part des originaux 1968–1970 même lorsque la couverture et les chansons sont les mêmes.

La coexistence de matériel de pochette ancien et d’une nouvelle rondelle est un élément normal de nombreuses transitions industrielles. On ne peut pas dénoncer un disque comme contrefaçon du seul fait que son emballage et son étiquette renvoient à des générations différentes.

Relever les éléments de preuve

Pour le double album blanc, « Yellow Submarine », « Abbey Road », « Let It Be » et les deux compilations de 1973, la notice doit conserver le numéro australien, les informations de droits, la vitesse, les matrices imprimées et gravées, la présentation des pochettes et les éventuels inserts.

Une chronologie des variantes devient utile lorsque toutes ces données sont réunies. L’objectif n’est pas de déclarer que chaque différence d’encre représente une nouvelle édition musicale, mais de distinguer de façon contrôlable les pressages australiens au sein du réseau international Apple.

Poursuivre la collection Apple Records

Poursuivre l’exploration Apple Records