APPLE RECORDS · FRANCE · 1970
Instant Karma! / Who Has Seen the Wind? : Apple français 2C 006-91.149
John Lennon / Yoko Ono with the Plastic Ono Band — « Instant Karma! » / « Who Has Seen the Wind? » : référence française 2C 006-91.149 M. Une étude du single, de sa place dans l’histoire du label des Beatles et de son identité commerciale française.
Fiche de l’édition française
Artiste : John Lennon / Yoko Ono with the Plastic Ono Band. Face A : « Instant Karma! ». Face B : « Who Has Seen the Wind? ». Référence : 2C 006-91.149 M. Année : 1970. Correspondance britannique : APPLES 1003.
Un single enregistré et publié dans l’urgence
« Instant Karma! » saisit John Lennon dans l’élan de ses premières publications post-Beatles. Enregistrée au début de 1970 avec une production de Phil Spector, la chanson privilégie l’énergie collective et une forme directe, presque incantatoire. L’édition française est identifiée par 2C 006-91.149 M ; le Royaume-Uni utilise APPLES 1003. La proximité des dates de création et de sortie ne permet pas pour autant d’attribuer à chaque pressage français un jour précis de fabrication.
Yoko Ono sur l’autre face
La face B, « Who Has Seen the Wind? », est liée à Yoko Ono. Elle oppose une atmosphère intime à l’urgence rythmique de la chanson de Lennon. Le disque illustre parfaitement l’alternance des voix au sein des publications du Plastic Ono Band. Cataloguer l’objet sous le seul nom de Lennon sans mentionner sa face B ferait disparaître une partie du projet artistique.
La série APPLES et la série 2C
Le préfixe britannique APPLES ne correspond pas à une particularité sonore de l’édition française. Le 45 tours 2C est un objet national dont le centre, les crédits et la pochette doivent être analysés séparément. Les différences d’étiquette ou de distribution constituent des informations historiques, pas une preuve autonome de prise alternative.
Le pressage, la pochette et les références nationales
Dans le catalogue français d’Apple Records, le préfixe et le suffixe du numéro ont leur importance. Le nom du label peut être identique à celui imprimé sur une édition britannique alors que le circuit de fabrication, la date de commercialisation, les graphismes de l’enveloppe et parfois la face B diffèrent. Pour un exemplaire réel, il faut observer les deux étiquettes, la forme du centre du disque, les indications Pathé-Marconi et les inscriptions gravées hors des sillons. Ces observations documentent la fabrication, mais ne remplacent pas une source datée pour déterminer le premier jour de mise en vente.
Une pochette imprimée à la même époque qu’un vinyle n’est pas nécessairement la pochette vendue avec lui à l’origine. Les mélanges de disques et d’enveloppes sont fréquents sur le marché de l’occasion. La présence d’un numéro étranger, d’une mention promotionnelle ou d’un couplage différent exige une description distincte. Aucune de ces particularités ne prouve à elle seule une bande inédite ou un mixage réservé au territoire français.
Pourquoi la version française compte
L’histoire d’Apple Records s’écrit dans plusieurs pays à la fois. Les références françaises offrent une manière de retrouver l’exploitation concrète des disques, de comprendre la place accordée aux artistes extérieurs aux Beatles et de suivre les premières années de leurs carrières individuelles. La fiche nationale complète donc la monographie musicale sans inventer de nouvelles versions et sans réduire l’histoire au seul catalogue britannique.
Questions fréquentes
Peut-on identifier un exemplaire avec le seul nom de la chanson ?
Non. Un single se définit par son interprète, sa référence locale, les deux faces et les mentions du support. Des éditions étrangères peuvent proposer le même titre dans un autre couplage.
La présence du logo Apple suffit-elle à dater le disque ?
Non. L’identité du label persiste dans les rééditions, tandis que les centres, pochettes et inscriptions changent. Une datation précise doit reposer sur plusieurs indices concordants.












