APPLE RECORDS · FRANCE · 1970
Jackie Lomax : How the Web Was Woven, Apple français 2C 006-91.115
Jackie Lomax — « How the Web Was Woven » / « Thumbing a Ride » : référence française 2C 006-91.115 M. Une étude du single, de sa place dans l’histoire du label des Beatles et de son identité commerciale française.
Fiche de l’édition française
Artiste : Jackie Lomax. Face A : « How the Web Was Woven ». Face B : « Thumbing a Ride ». Référence : 2C 006-91.115 M. Année : 1970. Correspondance britannique : APPLE 23.
Une dernière étape de Jackie Lomax chez Apple
« How the Web Was Woven » paraît chez Apple en 1970, alors que Jackie Lomax tente de prolonger la carrière entamée avec « Sour Milk Sea ». La version française porte 2C 006-91.115 M et reprend « Thumbing a Ride » en face B. Le Royaume-Uni identifie son édition par APPLE 23. Ce single mérite une entrée propre afin de ne pas confondre trois épisodes successifs de l’artiste chez Apple.
Une composition au-delà des liens avec Harrison
Lomax a bénéficié de l’attention de George Harrison, mais ses choix artistiques ne peuvent être réduits à l’étiquette de « protégé des Beatles ». La face A privilégie une écriture mélodique plus posée, tandis que la face B ramène une autre facette de son répertoire. Leur association fournit un indice de classement plus précis que le seul nom d’Apple imprimé sur la rondelle.
La relation avec le single New Day
« Thumbing a Ride » figurait déjà en face B du single français « New Day » de 1969. Sa réapparition doit être relevée, sans faire croire que les deux singles seraient le même disque ni qu’un retirage posséderait nécessairement un titre inédit. La référence française complète permet de distinguer 90.373 de 91.115.
Le pressage, la pochette et les références nationales
Dans le catalogue français d’Apple Records, le préfixe et le suffixe du numéro ont leur importance. Le nom du label peut être identique à celui imprimé sur une édition britannique alors que le circuit de fabrication, la date de commercialisation, les graphismes de l’enveloppe et parfois la face B diffèrent. Pour un exemplaire réel, il faut observer les deux étiquettes, la forme du centre du disque, les indications Pathé-Marconi et les inscriptions gravées hors des sillons. Ces observations documentent la fabrication, mais ne remplacent pas une source datée pour déterminer le premier jour de mise en vente.
Une pochette imprimée à la même époque qu’un vinyle n’est pas nécessairement la pochette vendue avec lui à l’origine. Les mélanges de disques et d’enveloppes sont fréquents sur le marché de l’occasion. La présence d’un numéro étranger, d’une mention promotionnelle ou d’un couplage différent exige une description distincte. Aucune de ces particularités ne prouve à elle seule une bande inédite ou un mixage réservé au territoire français.
Pourquoi la version française compte
L’histoire d’Apple Records s’écrit dans plusieurs pays à la fois. Les références françaises offrent une manière de retrouver l’exploitation concrète des disques, de comprendre la place accordée aux artistes extérieurs aux Beatles et de suivre les premières années de leurs carrières individuelles. La fiche nationale complète donc la monographie musicale sans inventer de nouvelles versions et sans réduire l’histoire au seul catalogue britannique.
Questions fréquentes
Peut-on identifier un exemplaire avec le seul nom de la chanson ?
Non. Un single se définit par son interprète, sa référence locale, les deux faces et les mentions du support. Des éditions étrangères peuvent proposer le même titre dans un autre couplage.
La présence du logo Apple suffit-elle à dater le disque ?
Non. L’identité du label persiste dans les rééditions, tandis que les centres, pochettes et inscriptions changent. Une datation précise doit reposer sur plusieurs indices concordants.












