APPLE RECORDS · FRANCE · 1970
My Sweet Lord / Isn’t It a Pity : George Harrison, Apple France 2C 006-04.692
George Harrison — « My Sweet Lord » / « Isn’t It a Pity » : référence française 2C 006-04.692 M. Une étude du single, de sa place dans l’histoire du label des Beatles et de son identité commerciale française.
Fiche de l’édition française
Artiste : George Harrison. Face A : « My Sweet Lord ». Face B : « Isn’t It a Pity ». Référence : 2C 006-04.692 M. Année : 1970. Correspondance britannique : R 5884, avec What Is Life en face B.
Le premier grand succès solo de George Harrison
À la fin de 1970, « My Sweet Lord » devient l’une des chansons les plus marquantes de l’après-Beatles. La France publie le morceau sur Apple 2C 006-04.692 M avec « Isn’t It a Pity » en face B. Les deux compositions proviennent de l’univers de l’album All Things Must Pass, où Harrison affirme enfin une ampleur créatrice restée partiellement contenue au sein des Beatles. La référence française constitue un témoignage de ce début de carrière solo.
Une différence décisive avec le Royaume-Uni
Le 45 tours britannique R 5884, paru en janvier 1971, associe « My Sweet Lord » à « What Is Life » plutôt qu’à « Isn’t It a Pity ». Cette divergence impose de ne pas recopier un couplage anglais dans la notice française. Les enregistrements relèvent du même répertoire artistique, mais les deux objets commerciaux ne sont pas identiques : la face B en change la portée.
La chanson spirituelle et la mélancolie réunies
La face A exprime les préoccupations religieuses de Harrison, nourries de ses rencontres et de son intérêt pour les traditions indiennes. La face B adopte un ton plus méditatif, lié aux tensions et aux regrets de la fin des Beatles. Ensemble, elles racontent une étape fondatrice de son identité solo. L’examen des étiquettes, des matrices et de la pochette doit conserver cette association française.
Le pressage, la pochette et les références nationales
Dans le catalogue français d’Apple Records, le préfixe et le suffixe du numéro ont leur importance. Le nom du label peut être identique à celui imprimé sur une édition britannique alors que le circuit de fabrication, la date de commercialisation, les graphismes de l’enveloppe et parfois la face B diffèrent. Pour un exemplaire réel, il faut observer les deux étiquettes, la forme du centre du disque, les indications Pathé-Marconi et les inscriptions gravées hors des sillons. Ces observations documentent la fabrication, mais ne remplacent pas une source datée pour déterminer le premier jour de mise en vente.
Une pochette imprimée à la même époque qu’un vinyle n’est pas nécessairement la pochette vendue avec lui à l’origine. Les mélanges de disques et d’enveloppes sont fréquents sur le marché de l’occasion. La présence d’un numéro étranger, d’une mention promotionnelle ou d’un couplage différent exige une description distincte. Aucune de ces particularités ne prouve à elle seule une bande inédite ou un mixage réservé au territoire français.
Pourquoi la version française compte
L’histoire d’Apple Records s’écrit dans plusieurs pays à la fois. Les références françaises offrent une manière de retrouver l’exploitation concrète des disques, de comprendre la place accordée aux artistes extérieurs aux Beatles et de suivre les premières années de leurs carrières individuelles. La fiche nationale complète donc la monographie musicale sans inventer de nouvelles versions et sans réduire l’histoire au seul catalogue britannique.
Questions fréquentes
Peut-on identifier un exemplaire avec le seul nom de la chanson ?
Non. Un single se définit par son interprète, sa référence locale, les deux faces et les mentions du support. Des éditions étrangères peuvent proposer le même titre dans un autre couplage.
La présence du logo Apple suffit-elle à dater le disque ?
Non. L’identité du label persiste dans les rééditions, tandis que les centres, pochettes et inscriptions changent. Une datation précise doit reposer sur plusieurs indices concordants.












