APPLE RECORDS · FRANCE · 1970

Ringo Starr : Beaucoups of Blues / Coochy-Coochy, Apple France 2C 006-04.645

Ringo Starr — « Beaucoups of Blues » / « Coochy-Coochy » : référence française 2C 006-04.645 M. Une étude du single, de sa place dans l’histoire du label des Beatles et de son identité commerciale française.

Fiche de l’édition française

Artiste : Ringo Starr. Face A : « Beaucoups of Blues ». Face B : « Coochy-Coochy ». Référence : 2C 006-04.645 M. Année : 1970. Correspondance britannique : Couplage français à comparer aux éditions américaines.

Ringo Starr fait entrer Nashville chez Apple

En 1970, Ringo Starr publie Beaucoups of Blues, album enregistré à Nashville avec des musiciens de country. La France commercialise également le titre « Beaucoups of Blues » en 45 tours avec « Coochy-Coochy » au verso, sous 2C 006-04.645 M. Le disque témoigne d’un moment où les anciens Beatles suivent des chemins personnels très différents. Ringo ne cherche pas ici à reproduire les arrangements de son ancien groupe ; il explore une musique américaine qui l’attire depuis longtemps.

Une face B qui complète la parenthèse country

« Coochy-Coochy » donne à ce single un programme propre et ne doit pas être confondu avec le simple album. La chanson met en lumière le goût de Ringo pour une écriture directe et un univers musical populaire. La présence des deux morceaux sur un 45 tours est un indice essentiel pour classer correctement l’objet parmi les sorties Apple en France.

Pourquoi cette édition mérite une fiche autonome

Le marché britannique, l’américain et le français ne suivent pas forcément la même politique de singles tirés d’albums. Les références locales et les pochettes peuvent donc différer. La référence 2C 006-04.645 M permet de rechercher un exemplaire français sans le rebaptiser d’après un numéro Capitol ou un LP britannique.

Le pressage, la pochette et les références nationales

Dans le catalogue français d’Apple Records, le préfixe et le suffixe du numéro ont leur importance. Le nom du label peut être identique à celui imprimé sur une édition britannique alors que le circuit de fabrication, la date de commercialisation, les graphismes de l’enveloppe et parfois la face B diffèrent. Pour un exemplaire réel, il faut observer les deux étiquettes, la forme du centre du disque, les indications Pathé-Marconi et les inscriptions gravées hors des sillons. Ces observations documentent la fabrication, mais ne remplacent pas une source datée pour déterminer le premier jour de mise en vente.

Une pochette imprimée à la même époque qu’un vinyle n’est pas nécessairement la pochette vendue avec lui à l’origine. Les mélanges de disques et d’enveloppes sont fréquents sur le marché de l’occasion. La présence d’un numéro étranger, d’une mention promotionnelle ou d’un couplage différent exige une description distincte. Aucune de ces particularités ne prouve à elle seule une bande inédite ou un mixage réservé au territoire français.

Pourquoi la version française compte

L’histoire d’Apple Records s’écrit dans plusieurs pays à la fois. Les références françaises offrent une manière de retrouver l’exploitation concrète des disques, de comprendre la place accordée aux artistes extérieurs aux Beatles et de suivre les premières années de leurs carrières individuelles. La fiche nationale complète donc la monographie musicale sans inventer de nouvelles versions et sans réduire l’histoire au seul catalogue britannique.

Questions fréquentes

Peut-on identifier un exemplaire avec le seul nom de la chanson ?

Non. Un single se définit par son interprète, sa référence locale, les deux faces et les mentions du support. Des éditions étrangères peuvent proposer le même titre dans un autre couplage.

La présence du logo Apple suffit-elle à dater le disque ?

Non. L’identité du label persiste dans les rééditions, tandis que les centres, pochettes et inscriptions changent. Une datation précise doit reposer sur plusieurs indices concordants.

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