APPLE RECORDS · VARIANTES · COLLECTION · 1968–1974

Mary Hopkin : Que Sera, Sera entre APPLE 16, APPLE 27 et Apple 1823

« Que Sera, Sera » de Mary Hopkin possède une histoire de numérotation singulière : sortie britannique APPLE 16 en 1969, référence APPLE 27 associée à 1970 et édition américaine Apple 1823. Les catalogues ne s’accordent pas toujours sur le statut commercial du second numéro britannique.

Une chanson célèbre enregistrée pour Apple

Mary Hopkin reprend « Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) », la chanson connue grâce à Doris Day, avec « Fields of St. Etienne » sur l’autre face. Dans le contexte d’Apple Records, la reprise s’inscrit dans une carrière qui ne se limite pas à « Those Were the Days » ou « Goodbye ». Les choix de producteurs et les différentes éditions nationales doivent être distingués des interprétations existantes de la même composition.

Le disque attire aussi l’attention parce que son histoire britannique et américaine n’emprunte pas exactement le même calendrier. La publication du même enregistrement dans plusieurs pays ne signifie pas que toutes les étiquettes portent la même année.

APPLE 16 : une première sortie britannique

La première référence britannique du single est APPLE 16, liée à septembre 1969. Le couple de chansons « Que Sera, Sera » / « Fields of St. Etienne » figure alors au catalogue du label. Les premières rondelles appartiennent à la période où les mentions légales britanniques viennent d’évoluer, ce qui rend la comparaison des papiers et des matrices particulièrement utile.

La référence APPLE 16 ne doit pas être effacée sous prétexte qu’APPLE 27 apparaît ensuite dans certaines discographies. Elle témoigne d’une véritable étape de publication et donne la base de l’identification des premières copies britanniques.

APPLE 27 : réédition ou référence non diffusée ?

Le numéro APPLE 27 est également associé au même couplage. Certains catalogues le présentent comme une nouvelle mise en vente de 1970 ; d’autres le rangent parmi les références programmées mais non publiées normalement. Cette divergence impose une formulation prudente : il faut vérifier l’existence d’exemplaires commerciaux attribuables à ce numéro avant d’affirmer une sortie de magasin.

Un numéro de liste ou une publicité ne vaut pas nécessairement preuve de pressage. Inversement, l’existence d’un exemplaire original avec un numéro et des matrices concordantes peut faire progresser la documentation. La fiche doit distinguer clairement le fait établi — la présence d’APPLE 27 dans les catalogues — de son statut encore discuté selon les inventaires.

L’édition américaine Apple 1823

Aux États-Unis, le disque paraît sous Apple 1823 en juin 1970, avec le même couple « Que Sera, Sera » / « Fields of St. Etienne ». Les étiquettes américaines connues portent la mention de fabrication Apple sur la pomme coupée, et les exemplaires recensés proviennent notamment de Scranton, Los Angeles et Jacksonville. La pochette illustrée américaine constitue une pièce supplémentaire à examiner.

Le numéro 1823 ne doit pas servir à dater automatiquement les copies britanniques. Il appartient à la série Capitol/Apple américaine et correspond à la propre campagne de promotion de Mary Hopkin sur ce marché.

Deux faces, plusieurs crédits

Le titre principal est une composition de Jay Livingston et Ray Evans ; « Fields of St. Etienne » renvoie à Benny Gallagher et Graham Lyle. Les crédits de production et d’édition peuvent être présentés différemment selon les territoires et les états d’étiquette. Il faut les transcrire tels qu’ils apparaissent, sans prétendre que deux lignes typographiques désignent à elles seules un nouveau mixage.

La présence du nom de Paul McCartney dans l’environnement de production de Mary Hopkin peut contribuer à l’intérêt de ces disques pour les fans des Beatles, mais elle ne change pas leur classement : l’artiste du single reste Mary Hopkin.

Une notice qui respecte les incertitudes

La notice de base distingue APPLE 16 britannique de 1969 et Apple 1823 américain de 1970. Une entrée dédiée à APPLE 27 documente la référence et expose prudemment son statut, sans l’affirmer vendue ni jamais fabriquée sans preuve. Les matrices, la pochette et les mentions de fabricant peuvent ensuite résoudre des cas particuliers.

L’intérêt du disque est précisément dans cette chronologie non uniforme. Une discographie encyclopédique a davantage à gagner à conserver le doute lorsqu’il est réel qu’à réunir sous une seule date tous les objets portant la même chanson.

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