APPLE RECORDS · VARIANTES · COLLECTION · 1968–1974

Chris Hodge : APPLE 43 et les singles américains 1850 et 1858

Apple Records publie en 1972 le premier single de Chris Hodge sous APPLE 43. Le marché américain lui donne la référence 1850, avant un deuxième 45 tours sous Apple 1858 en 1973 : deux sorties qu’une discographie centrée sur Londres peut facilement rapprocher à tort.

Un artiste soutenu par Ringo Starr

Chris Hodge est introduit dans l’entourage d’Apple par Ringo Starr. Son premier disque réunit « We’re On Our Way » et « Supersoul », deux titres représentatifs d’une période où le label continue de publier des artistes nouveaux malgré la séparation des Beatles. Le couple de chansons apparaît sous APPLE 43 au Royaume-Uni en juin 1972.

La référence UK ne doit pas être confondue avec le numéro attribué aux États-Unis. Lorsque le même programme est distribué outre-Atlantique, il rejoint la série Apple 18xx. L’étiquette, la matrice et la pochette n’ont donc pas nécessairement la même configuration que l’original britannique.

APPLE 43 et 1850 : le premier programme

Le 45 tours américain « We’re On Our Way » / « Supersoul » porte Apple 1850 et paraît au printemps 1972. Des exemplaires sont connus avec une pochette illustrée claire mettant le chanteur en avant. La publication britannique APPLE 43 intervient dans la même période, sans reproduire mécaniquement chaque composant de l’édition américaine.

Pour une comparaison sérieuse, on notera l’ordre des faces et le libellé exact de l’artiste. Le fait que les titres soient identiques n’implique pas un même atelier de pressage. Une pochette américaine achetée isolément ne prouve pas qu’un disque britannique ait été vendu dans ce conditionnement.

Le second single américain Apple 1858

En janvier 1973, Hodge publie « Goodbye, Sweet Lorraine » / « Contact Love » sous Apple 1858 aux États-Unis. Le disque n’est pas une simple réédition du 1850 : les deux chansons diffèrent. Les inventaires de fabrication signalent des copies de Los Angeles et Jacksonville, identifiables par leurs marques d’usine et leurs étiquettes.

Contrairement au premier single américain, le 1858 n’est pas répertorié avec une pochette illustrée officielle. Sa présentation commerciale repose donc davantage sur l’enveloppe générique Apple. Une pochette confectionnée ultérieurement par un collectionneur ne doit pas être attribuée à Capitol sans preuve.

La mention de fabricant sur la pomme

Les étiquettes Apple 1858 de 1973 utilisent une mention « MFD. BY APPLE » sur la pomme entière. Cet emplacement fait partie des indices chronologiques observables sur les pressages américains de la période, à la différence de nombreux singles des premières années dont l’information figurait sur la moitié coupée.

La distinction reste relative : les usines n’épuisent pas forcément leurs stocks de papier au même moment. On ne peut pas dater toutes les rondelles au mois près à partir du texte périphérique. La matrice et la composition des crédits complètent le diagnostic.

Le rôle des pochettes illustrées

Les deux singles montrent un changement de stratégie de présentation. Le 1850 a été lancé avec une enveloppe illustrée ; le 1858 ne semble pas avoir bénéficié d’un tel habillage officiel. Ce contraste documente la promotion accordée à un artiste et non seulement le résultat commercial des chansons.

Les photos publicitaires et les pochettes distribuées au public relèvent de catégories différentes. La présence d’un portrait de Chris Hodge dans une annonce ne prouve pas que cette image ait été imprimée sur une pochette de magasin. Les documents doivent être classés par usage.

Trois entrées de collection complémentaires

La discographie distinguera APPLE 43 britannique, Apple 1850 américain et Apple 1858 américain. On indiquera deux programmes musicaux : « We’re On Our Way » / « Supersoul » puis « Goodbye, Sweet Lorraine » / « Contact Love ». Chaque entrée comportera la date commerciale connue, les deux faces et les indices de fabrication.

Cette organisation préserve l’histoire de Chris Hodge chez Apple Records, sans confondre un premier single exporté dans deux systèmes de numérotation avec un deuxième single réellement nouveau. Les pochettes et l’emplacement des mentions légales enrichissent ensuite la comparaison.

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