APPLE RECORDS · VARIANTES · COLLECTION · 1968–1974
Billy Preston : APPLE 19, Apple 1814 et les variantes d’Everything’s All Right
Après « That’s the Way God Planned It », Billy Preston publie « Everything’s All Right » / « I Want to Thank You » chez Apple en 1969. Le single porte APPLE 19 au Royaume-Uni et Apple 1814 aux États-Unis : même programme, deux catalogues et plusieurs états de presse.
Une deuxième étape après le lancement de Billy Preston
Le nom de Billy Preston est particulièrement associé au single « Get Back » des Beatles en 1969, puis à ses propres publications chez Apple. « Everything’s All Right » / « I Want to Thank You » apparaît quelques mois après « That’s the Way God Planned It », confirmant l’ambition de faire exister Preston comme artiste du label, et non seulement comme musicien invité.
Le disque doit être replacé dans la chronologie de ses sorties solo. L’APPLE 12 du milieu de 1969 et l’APPLE 19 d’octobre ne sont pas deux états de la même chanson : leurs programmes sont distincts. Aux États-Unis, les références 1808 et 1814 remplissent des rôles analogues dans un autre système numérique.
APPLE 19 : la publication britannique
Le single britannique « Everything’s All Right » / « I Want to Thank You » est publié sous APPLE 19 en octobre 1969. Le couplage figure dans la série APPLE des artistes extérieurs aux Beatles, immédiatement avant le futur succès « Come and Get It » de Badfinger sous APPLE 20.
Une copie britannique doit être identifiée par la référence et les deux faces plutôt qu’au moyen du seul nom Preston. Les étiquettes de cette période appartiennent au graphisme de la pomme, mais les inscriptions d’éditeur, les matrices et le centre donnent des indices de fabrication plus précis que la nuance de couleur.
Apple 1814 : distribution américaine
Aux États-Unis, le programme est publié sous Apple 1814 à l’automne 1969. Des pressages de Scranton et de Los Angeles sont documentés, avec des étiquettes portant la mention « MFD. BY APPLE » sur la face à la pomme coupée. Les différences de police entre les deux ateliers contribuent à l’identification des copies.
Le numéro 1814 n’est pas une réédition américaine de 1972. Il ne faut pas le confondre avec Apple 1808, lequel sera précisément remis en circulation en 1972 sous le même numéro. Cette proximité dans la carrière de Preston rend la lecture des titres indispensables.
Étiquettes et presse : le raisonnement à suivre
Les inscriptions de copyright, les crédits d’auteurs et les marques d’usine doivent être comparés entre les copies Scranton et Los Angeles. Le texte de pourtour peut aider à situer la période, mais ne prouve pas à lui seul la présence d’une nouvelle gravure. Une matrice imprimée sur l’étiquette et une marque frappée dans le vinyle ne sont pas des informations interchangeables.
Pour un exemplaire proposé comme « première édition américaine », on doit pouvoir établir le pays et relever le contenu des deux faces. La pochette peut avoir été remplacée ; elle constitue un indice d’accompagnement, pas une preuve absolue de l’usine de fabrication.
Les deux faces dans la carrière de Preston
« Everything’s All Right » conserve l’énergie gospel et soul qui caractérise les sessions Apple du musicien. « I Want to Thank You » apporte la seconde chanson du 45 tours commercial. Le fait que ces titres appartiennent au répertoire de Preston doit être conservé, sans les assimiler à une nouvelle parution des Beatles sous le prétexte du logo Apple.
Les productions et collaborations du label créent des passerelles entre artistes ; elles n’effacent pas leur autonomie discographique. La notice doit rendre ce réseau intelligible, tout en évitant de réécrire l’œuvre de Preston comme un simple appendice de l’histoire du groupe.
Trois niveaux de description
Une fiche britannique APPLE 19, une américaine 1814 de Scranton et une américaine 1814 de Los Angeles peuvent être décrites à trois niveaux : numéro commercial, atelier de fabrication et état particulier de l’étiquette. Cette hiérarchie empêche de gonfler artificiellement le nombre d’éditions musicales.
La photo du recto et du verso, la transcription de la cire morte et l’état de l’enveloppe achèvent l’identification. Aucune différence de pressage ne devrait être annoncée comme un autre mixage sans comparaison sonore probante.












