APPLE RECORDS · FRANCE · 1971
Paul McCartney : Another Day / Oh Woman, Oh Why, Apple France 2C 006-04.758
45 tours français Apple Records : Paul McCartney · « Another Day » / « Oh Woman, Oh Why » · 2C 006-04.758 M. Le disque éclaire l’histoire du label et les spécificités de sa distribution en France.
Le 45 tours dans la discographie française
Interprète : Paul McCartney. Face A : Another Day. Face B : Oh Woman, Oh Why. Référence française : 2C 006-04.758 M. Année : 1971. Repère britannique : R 5889.
Le premier 45 tours solo officiel de McCartney
En 1971, Paul McCartney publie « Another Day » comme single indépendant des Beatles. La chanson, écrite autour du quotidien d’une jeune femme, devient un succès important et marque une nouvelle étape de sa carrière. L’édition française porte 2C 006-04.758 M, tandis que la publication britannique est connue sous R 5889. La référence 2C rend visible le rôle commercial d’Apple Records à une période où ses fondateurs mènent désormais des carrières séparées.
Une face B plus rugueuse
« Oh Woman, Oh Why » propose une interprétation plus âpre et plus bluesy que la face A. L’opposition est révélatrice de l’étendue du travail de McCartney en 1970–1971. Le couplage fait partie de l’identité du 45 tours et ne peut pas être remplacé par une piste issue de l’album Ram, même si ces productions appartiennent à des périodes voisines.
Le single Apple avant Wings
Le disque paraît avant l’installation durable du nom Wings sur les pochettes. Il doit donc être attribué à Paul McCartney, non rétroactivement à Wings. La précision du crédit, jointe à la référence française, constitue un élément essentiel de l’inventaire. Les différences de pochette entre pays n’impliquent pas automatiquement une version sonore particulière.
Ce que le pressage révèle
L’identité Apple Records n’uniformise ni les numéros de catalogue ni les stratégies des filiales. En France, les références 2C de Pathé-Marconi aident à identifier le produit local. Une concordance avec le Royaume-Uni doit respecter le couple des deux faces et le nom de l’interprète. Il arrive qu’un titre y soit sorti dans une autre configuration, voire qu’une édition britannique envisagée n’ait pas été commercialisée normalement. Les exemplaires ne peuvent être traités comme interchangeables sur le seul nom de la chanson.
Pour documenter un vinyle, il faut rapprocher la référence gravée ou imprimée, les informations de l’étiquette, la forme du centre et l’aspect de la pochette. Les enveloppes de disques se retrouvent parfois associées à des vinyles d’autres dates ; un ensemble doit donc être décrit d’après ses éléments effectivement observés. Un code national différent ne prouve pas à lui seul une version sonore différente. Cette distinction préserve la précision d’un inventaire destiné aux collectionneurs et aux historiens de la musique.
Une place dans l’histoire du label des Beatles
Les 45 tours Apple français montrent comment le répertoire des Beatles, de leurs proches et des artistes du label a circulé dans un réseau national de fabrication et de distribution. Chaque face B, chaque crédit d’interprète et chaque référence apportent une nuance à l’histoire artistique. En confrontant les pièces de collection aux catalogues internationaux, il devient possible de suivre les disques sans réécrire leur identité historique ni attribuer aux Beatles les œuvres publiées par leurs collaborateurs.
Questions fréquentes
Une référence 2C est-elle équivalente à un numéro APPLE britannique ?
Elle peut identifier une publication apparentée, mais les préfixes et parfois le programme des faces sont différents. Il faut conserver la référence complète de chaque pays.
Une pochette suffit-elle à confirmer l’édition française ?
Non. Les mentions du disque, les matrices et la cohérence entre le vinyle et l’enveloppe sont également indispensables.












