APPLE RECORDS · FRANCE · 1970

Mary Hopkin : Que Sera, Sera, l’Apple français 2C 006-91.624 (1970)

45 tours français Apple Records : Mary Hopkin · « Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) » / « Fields of St. Etienne » · 2C 006-91.624 M. Le disque éclaire l’histoire du label et les spécificités de sa distribution en France.

Le 45 tours dans la discographie française

Interprète : Mary Hopkin. Face A : Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be). Face B : Fields of St. Etienne. Référence française : 2C 006-91.624 M. Année : 1970. Repère britannique : APPLE 16 : projet britannique non sorti commercialement.

Une chanson célèbre dans une nouvelle interprétation

« Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) » est associée depuis les années 1950 à Doris Day, mais Mary Hopkin en propose une lecture sur Apple. La France commercialise ce 45 tours en 1970 sous 2C 006-91.624 M. La chanson possède donc une existence discographique propre dans le catalogue français de la chanteuse, bien qu’elle appartienne déjà à la mémoire populaire internationale.

Une sortie française malgré le destin particulier d’APPLE 16

Le programme « Que Sera, Sera » / « Fields of St. Etienne » avait été envisagé au Royaume-Uni sous APPLE 16 en 1969, puis sous APPLE 27 en 1970, sans parution commerciale britannique régulière dans les deux cas. La France le publie ensuite, ce qui oblige à séparer un projet britannique d’un disque effectivement vendu. C’est l’un des exemples les plus parlants du rôle actif des marchés nationaux dans l’histoire d’Apple Records.

Fields of St. Etienne sur la face B

La deuxième face est déterminante pour l’authentification. Une réédition ou un disque utilisant seulement le titre principal ne doit pas être classé automatiquement comme le 45 tours français de 1970. Le collectionneur doit vérifier la référence complète, les inscriptions du centre et la cohérence de la pochette avec le disque.

Ce que le pressage révèle

L’identité Apple Records n’uniformise ni les numéros de catalogue ni les stratégies des filiales. En France, les références 2C de Pathé-Marconi aident à identifier le produit local. Une concordance avec le Royaume-Uni doit respecter le couple des deux faces et le nom de l’interprète. Il arrive qu’un titre y soit sorti dans une autre configuration, voire qu’une édition britannique envisagée n’ait pas été commercialisée normalement. Les exemplaires ne peuvent être traités comme interchangeables sur le seul nom de la chanson.

Pour documenter un vinyle, il faut rapprocher la référence gravée ou imprimée, les informations de l’étiquette, la forme du centre et l’aspect de la pochette. Les enveloppes de disques se retrouvent parfois associées à des vinyles d’autres dates ; un ensemble doit donc être décrit d’après ses éléments effectivement observés. Un code national différent ne prouve pas à lui seul une version sonore différente. Cette distinction préserve la précision d’un inventaire destiné aux collectionneurs et aux historiens de la musique.

Une place dans l’histoire du label des Beatles

Les 45 tours Apple français montrent comment le répertoire des Beatles, de leurs proches et des artistes du label a circulé dans un réseau national de fabrication et de distribution. Chaque face B, chaque crédit d’interprète et chaque référence apportent une nuance à l’histoire artistique. En confrontant les pièces de collection aux catalogues internationaux, il devient possible de suivre les disques sans réécrire leur identité historique ni attribuer aux Beatles les œuvres publiées par leurs collaborateurs.

Questions fréquentes

Une référence 2C est-elle équivalente à un numéro APPLE britannique ?

Elle peut identifier une publication apparentée, mais les préfixes et parfois le programme des faces sont différents. Il faut conserver la référence complète de chaque pays.

Une pochette suffit-elle à confirmer l’édition française ?

Non. Les mentions du disque, les matrices et la cohérence entre le vinyle et l’enveloppe sont également indispensables.

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