APPLE RECORDS · 45 TOURS FRANÇAIS · 1969
Mary Hopkin : Prince en Avignon, Apple français 2C 006-90.070
Mary Hopkin : « Prince en Avignon » / « The Game », 2C 006-90.070. Une édition française Apple Records à replacer dans son contexte musical et dans la discographie internationale du label.
Référence et contenu du disque français
Interprète : Mary Hopkin. Face A : « Prince en Avignon ». Face B : « The Game ». Catalogue français : 2C 006-90.070. Année : 1969. Référence ou situation britannique : Projet APPLE 9 non commercialisé normalement au Royaume-Uni.
Une véritable sortie française pour un projet britannique écarté
L’histoire de « Prince en Avignon » est particulièrement révélatrice des libertés prises par les filiales nationales Apple. En 1969, le Royaume-Uni envisage le single sous APPLE 9 mais ne le publie pas dans les conditions d’une sortie commerciale ordinaire. La France, en revanche, commercialise « Prince en Avignon » / « The Game » sous 2C 006-90.070. L’existence du disque français ne doit être ni effacée ni transformée en fausse édition britannique.
The Game : une face B stable dans les projets Apple
La face B « The Game » accompagne cette publication française. Elle est également présente dans le projet international lié à « Lontano dagli occhi ». L’association de deux faces sur une édition précise est toutefois plus importante que les similitudes entre programmes envisagés. Les notices sérieuses distinguent la réservation d’un numéro au Royaume-Uni, la commercialisation sur le continent et les autres versions de la chanson.
Une piste utile pour comprendre le catalogue de Mary Hopkin
Ce disque complète l’histoire de Mary Hopkin au-delà du succès de « Those Were the Days ». Il témoigne d’une stratégie plus européenne, attentive aux langues et aux goûts de plusieurs territoires. Pour identifier un exemplaire, la référence française 2C 006-90.070 prime sur le numéro anglais projeté. Le cachet Apple, le programme exact et les détails de la pochette permettent d’établir le statut national du disque.
L’importance du pressage français dans la discographie Apple
Un single ne se résume pas au master de la chanson : c’est aussi un objet de commercialisation avec un territoire, un programme précis et une identité graphique. Les références APF et Pathé-Marconi 2C racontent comment Apple Records s’est adapté à la distribution française. Rechercher seulement un numéro britannique APPLE ferait perdre ce contexte, surtout lorsqu’un projet envisagé au Royaume-Uni n’y a pas connu une sortie de magasin normale.
Le programme des deux faces, les mentions d’éditeur et la formulation du nom d’artiste doivent être relevés sans normalisation excessive. Certains noms ont changé au cours de la période, d’autres titres ont circulé dans plusieurs langues, et une chanson enregistrée par un interprète peut être plus tard reprise par un Beatle. Aucune de ces circonstances n’autorise à réattribuer le crédit historique imprimé sur le 45 tours.
Identifier une copie : pochette, centre et matrice
Pour documenter un exemplaire, il faut comparer la référence sur le centre du vinyle avec les indications présentes sur la pochette. Une enveloppe peut avoir été échangée après la commercialisation : son ancienneté apparente ne suffit pas à authentifier l’ensemble. Les inscriptions gravées dans la zone non enregistrée, la forme du centre et les mentions de fabricant peuvent compléter l’enquête. Ces indices sont utiles sans qu’il soit nécessaire d’inventer un tirage chiffré ou une date de pressage non attestée.
La présence d’un autre numéro national sur un exemplaire semblable peut indiquer un import, une autre filiale ou une réédition. Elle ne prouve pas par elle-même une bande-son différente. La comparaison des versions musicales demande des preuves supplémentaires ; l’enquête discographique doit donc rester distincte des suppositions sur le mixage et sur la cote du disque.
Questions fréquentes
La référence française équivaut-elle exactement au numéro britannique ?
Elle permet de rapprocher les publications, mais les numéros et parfois les programmes des faces diffèrent selon les pays. Le catalogue français conserve sa valeur documentaire autonome.
Peut-on reconnaître le premier tirage sur une seule photo ?
Rarement : il faut confronter l’étiquette, les deux faces, la pochette et, lorsque c’est possible, les inscriptions de matrice.












