APPLE RECORDS · 45 TOURS FRANÇAIS · 1968
The Iveys : Maybe Tomorrow, le 45 tours Apple français APF 505
The Iveys : « Maybe Tomorrow » / « And Her Daddy’s a Millionaire », APF 505. Une édition française Apple Records à replacer dans son contexte musical et dans la discographie internationale du label.
Référence et contenu du disque français
Interprète : The Iveys. Face A : « Maybe Tomorrow ». Face B : « And Her Daddy’s a Millionaire ». Catalogue français : APF 505. Année : 1968. Référence ou situation britannique : APPLE 5.
Avant Badfinger : le premier visage d’un groupe Apple
Avant de devenir Badfinger, le groupe s’appelle The Iveys. Son premier single chez Apple, « Maybe Tomorrow », est publié au Royaume-Uni sous APPLE 5 et reçoit en France la référence APF 505. Ce nom d’artiste est un repère historique : classer rétroactivement l’objet parmi les singles « Badfinger » sans signaler son crédit d’origine efface une étape de la carrière du groupe.
La face B et la transition artistique
« And Her Daddy’s a Millionaire » se trouve au verso. Le couplage rappelle la pop mélodique des Iveys, qui attire l’attention de l’entourage des Beatles sans rencontrer immédiatement le succès espéré. Lorsque le nom Badfinger s’impose à partir de la fin de 1969, le catalogue antérieur n’est pas automatiquement réétiqueté. Dans une collection, la mention The Iveys sur le disque reste un indice déterminant.
L’intérêt d’une édition française APF
APF 505 appartient à la première vague de références françaises Apple. Sa numérotation se distingue du catalogue britannique et des éditions américaine ou japonaise. Pour comparer les tirages, la pochette et l’étiquette doivent être étudiées ensemble : une copie vendue en France ne peut être décrite comme un original britannique sur la seule présence du logo vert. Le numéro et le nom d’interprète doivent être lus conjointement.
L’importance du pressage français dans la discographie Apple
Un single ne se résume pas au master de la chanson : c’est aussi un objet de commercialisation avec un territoire, un programme précis et une identité graphique. Les références APF et Pathé-Marconi 2C racontent comment Apple Records s’est adapté à la distribution française. Rechercher seulement un numéro britannique APPLE ferait perdre ce contexte, surtout lorsqu’un projet envisagé au Royaume-Uni n’y a pas connu une sortie de magasin normale.
Le programme des deux faces, les mentions d’éditeur et la formulation du nom d’artiste doivent être relevés sans normalisation excessive. Certains noms ont changé au cours de la période, d’autres titres ont circulé dans plusieurs langues, et une chanson enregistrée par un interprète peut être plus tard reprise par un Beatle. Aucune de ces circonstances n’autorise à réattribuer le crédit historique imprimé sur le 45 tours.
Identifier une copie : pochette, centre et matrice
Pour documenter un exemplaire, il faut comparer la référence sur le centre du vinyle avec les indications présentes sur la pochette. Une enveloppe peut avoir été échangée après la commercialisation : son ancienneté apparente ne suffit pas à authentifier l’ensemble. Les inscriptions gravées dans la zone non enregistrée, la forme du centre et les mentions de fabricant peuvent compléter l’enquête. Ces indices sont utiles sans qu’il soit nécessaire d’inventer un tirage chiffré ou une date de pressage non attestée.
La présence d’un autre numéro national sur un exemplaire semblable peut indiquer un import, une autre filiale ou une réédition. Elle ne prouve pas par elle-même une bande-son différente. La comparaison des versions musicales demande des preuves supplémentaires ; l’enquête discographique doit donc rester distincte des suppositions sur le mixage et sur la cote du disque.
Questions fréquentes
La référence française équivaut-elle exactement au numéro britannique ?
Elle permet de rapprocher les publications, mais les numéros et parfois les programmes des faces diffèrent selon les pays. Le catalogue français conserve sa valeur documentaire autonome.
Peut-on reconnaître le premier tirage sur une seule photo ?
Rarement : il faut confronter l’étiquette, les deux faces, la pochette et, lorsque c’est possible, les inscriptions de matrice.












