APPLE RECORDS · FRANCE · 1969
Badfinger : Come and Get It, Apple 2C 006-90.916 M en France
Badfinger — « Come and Get It » / « Rock of All Ages » : référence française 2C 006-90.916 M. Une étude du single, de sa place dans l’histoire du label des Beatles et de son identité commerciale française.
Fiche de l’édition française
Artiste : Badfinger. Face A : « Come and Get It ». Face B : « Rock of All Ages ». Référence : 2C 006-90.916 M. Année : 1969. Correspondance britannique : APPLE 20.
Le nom Badfinger prend le relais des Iveys
À la fin de 1969, le groupe qui enregistrait jusque-là sous le nom The Iveys devient Badfinger et publie « Come and Get It ». La chanson a été écrite par Paul McCartney pour le film The Magic Christian. Le 45 tours français porte 2C 006-90.916 M, tandis que l’édition britannique est identifiée par APPLE 20. Le changement de nom est un tournant dans la discographie : il ne faut pas enregistrer rétrospectivement tous les anciens singles des Iveys comme des publications Badfinger.
McCartney, la chanson et la face B
La signature de McCartney contribue à la visibilité de la face A, mais Badfinger en est l’interprète. « Rock of All Ages » au verso met davantage en avant l’énergie du groupe. Ce couplage contribue à raconter la transition entre l’artiste promu par les Beatles et une formation qui cherche sa voix propre. Les deux titres doivent rester associés dans toute notice d’édition française.
La référence 90.916 dans le catalogue français
L’exploitation nationale n’est pas datée uniquement par la parution de la version américaine. Le numéro 2C identifie le circuit Pathé-Marconi, et les mentions portées sur la pochette et l’étiquette permettent de distinguer un exemplaire français d’un import. Il convient de séparer les inscriptions de fabrication, les dates de catalogue et les rééditions ultérieures.
Le pressage, la pochette et les références nationales
Dans le catalogue français d’Apple Records, le préfixe et le suffixe du numéro ont leur importance. Le nom du label peut être identique à celui imprimé sur une édition britannique alors que le circuit de fabrication, la date de commercialisation, les graphismes de l’enveloppe et parfois la face B diffèrent. Pour un exemplaire réel, il faut observer les deux étiquettes, la forme du centre du disque, les indications Pathé-Marconi et les inscriptions gravées hors des sillons. Ces observations documentent la fabrication, mais ne remplacent pas une source datée pour déterminer le premier jour de mise en vente.
Une pochette imprimée à la même époque qu’un vinyle n’est pas nécessairement la pochette vendue avec lui à l’origine. Les mélanges de disques et d’enveloppes sont fréquents sur le marché de l’occasion. La présence d’un numéro étranger, d’une mention promotionnelle ou d’un couplage différent exige une description distincte. Aucune de ces particularités ne prouve à elle seule une bande inédite ou un mixage réservé au territoire français.
Pourquoi la version française compte
L’histoire d’Apple Records s’écrit dans plusieurs pays à la fois. Les références françaises offrent une manière de retrouver l’exploitation concrète des disques, de comprendre la place accordée aux artistes extérieurs aux Beatles et de suivre les premières années de leurs carrières individuelles. La fiche nationale complète donc la monographie musicale sans inventer de nouvelles versions et sans réduire l’histoire au seul catalogue britannique.
Questions fréquentes
Peut-on identifier un exemplaire avec le seul nom de la chanson ?
Non. Un single se définit par son interprète, sa référence locale, les deux faces et les mentions du support. Des éditions étrangères peuvent proposer le même titre dans un autre couplage.
La présence du logo Apple suffit-elle à dater le disque ?
Non. L’identité du label persiste dans les rééditions, tandis que les centres, pochettes et inscriptions changent. Une datation précise doit reposer sur plusieurs indices concordants.












