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Pochettes Apple canadiennes : Ever Reddy, Modern Graphics et Shorewood
Reconnaître les imprimeurs de pochettes Apple au Canada : Ever Reddy, Modern Graphics, Shorewood, logos sur tranche, posters importés et variantes.
Un vinyle et son carton ont deux origines possibles
Les disques Apple commercialisés au Canada ont souvent été pressés par RCA, Compo ou Columbia/CBS, tandis que leurs pochettes provenaient d’imprimeurs spécialisés. Ever Reddy, Modern Graphics et, pour certaines séries ultérieures, Shorewood sont des noms importants dans cette histoire.
Une mention d’imprimeur sur la tranche ne doit jamais être transformée en identification de l’usine qui a fabriqué le vinyle. Les deux éléments peuvent avoir été assemblés à partir de stocks d’origine différente.
Ever Reddy : les premières années du label
Ever Reddy participe à la fabrication canadienne de pochettes pour le White Album, Wonderwall Music, Yellow Submarine et plusieurs autres albums de la première période. La structure de la jaquette, les plis et la présence d’un logo peuvent varier entre titres.
Les premières copies d’Abbey Road ont également été associées à ce fournisseur. Un exemplaire ne portant aucun logo visible peut toutefois appartenir à un stock de l’époque : l’absence de marque ne suffit pas à déclarer la pochette importée.
Modern Graphics sur la tranche
Modern Graphics est lié à plusieurs albums Apple dont McCartney, RAM, Hey Jude, Imagine et des coffrets de Harrison. Le nom de l’imprimeur peut apparaître sur la tranche, une zone souvent absente des photographies d’annonces.
Une comparaison doit porter sur les deux faces de la couverture, la largeur de tranche et la manière dont le carton est replié. Les caractères du titre peuvent être identiques sur des jaquettes venues de plusieurs fournisseurs.
Shorewood : l’évolution des années 1970
Certaines éditions canadiennes de Badfinger, Yoko Ono et des Wings sont recensées avec des pochettes portant Shorewood ou des mentions de lithographie canadienne. La chronologie de ces cartons ne coïncide pas parfaitement avec celle des usines CBS.
La marque d’un imprimeur peut donc servir à situer un lot, mais n’établit pas sans autre preuve un changement sonore ou une année exacte de presse.
Pochettes ouvrantes, inserts et affiches
Les LP Apple incluent parfois des éléments imprimés supplémentaires : pochettes à rabats, photographies, posters, livrets, cartes postales ou autocollants. Un composant peut être importé des États-Unis alors que la boîte a été fabriquée au Canada.
Le cas All Things Must Pass illustre cette organisation : boîte et poster peuvent relever d’un fournisseur canadien, tandis que certaines sous-pochettes ont été imprimées aux États-Unis.
Les ambiguïtés de l’occasion
Après plusieurs décennies, un vinyle peut être replacé dans une pochette d’un autre tirage. Les stickers commerciaux sur film, souvent perdus, ne doivent pas être recréés artificiellement pour faire paraître un ensemble complet.
Il faut distinguer la cohérence de l’ensemble et l’authenticité de chaque pièce. Une pochette originale mais sans le bon vinyle est un assemblage, pas nécessairement une publication officielle différente.
Photographier les détails qui comptent
Une bonne fiche rassemble le recto, le verso, une photo nette de la tranche et des éléments intérieurs. Elle relève le numéro, la mention de fabrication et la présence réelle des accessoires. Les différences doivent être reproductibles pour un autre collectionneur.
Cette méthode complète le guide des usines canadiennes et les études des albums, sans multiplier les variantes sur la seule base de couleurs approximatives.
Questions fréquentes
Ever Reddy presse-t-il les disques ?
Non, il s’agit d’un imprimeur de pochettes.
Où trouve-t-on souvent le logo Modern Graphics ?
Sur la tranche du carton.
Un poster imprimé aux États-Unis exclut-il un vinyle canadien ?
Non, les éléments ont pu être assemblés localement.
Comparer les éditions nationales
Les références commerciales, les étiquettes, les matrices et les documents imprimés permettent de situer un exemplaire dans le catalogue canadien. Une photo de couverture ou une date de copyright ne suffisent pas, seules, pour certifier un premier tirage.












