APPLE RECORDS · MATRICES · ÉDITIONS RARES
Mary Hopkin APPLE 2 : l’ancienne matrice 1002 du lancement Apple
Les premiers exemplaires d’« Those Were the Days » de Mary Hopkin portent une trace remarquable de la préparation du lancement d’Apple : d’anciennes inscriptions de matrices 1002 A-1 / 1002 B-1 se retrouvent associées à la numérotation APPLE 2.
Une découverte au fond du sillon
« Those Were the Days » / « Turn! Turn! Turn! » paraît sous APPLE 2 le 30 août 1968, dans la campagne inaugurale des Beatles. Le single, produit par Paul McCartney, est l’un des succès les plus importants de la première année du label.
La rondelle porte la célèbre pomme, mais la vraie singularité de certains premiers tirages apparaît dans la cire morte. Les descriptions de copies du coffret « Our First Four » relèvent des inscriptions 1002 A-1 et 1002 B-1 aux côtés des références APPLE 2 A-1 et B-1.
Un système numérique encore en évolution
Ces anciennes inscriptions montrent que les références Apple ont connu des ajustements pendant la préparation des disques du lancement. Les quatre premières publications ne se présentent pas toutes dans la même série commerciale : « Hey Jude » conserve le R 5722 britannique tandis que Hopkin, Lomax et le Black Dyke Mills Band utilisent la suite APPLE.
La matrice 1002 n’est pas un numéro de vente de « Those Were the Days » sur lequel un magasin aurait collé une étiquette de remplacement. C’est un indice technique de fabrication et d’évolution de la numérotation.
Le coffret Our First Four comme contexte
Apple prépare un ensemble promotionnel rassemblant les quatre premiers singles de 1968. Les disques y sont présentés dans des pochettes et dossiers destinés aux professionnels. Le programme comprend « Hey Jude », « Those Were the Days », « Sour Milk Sea » et « Thingumybob », avec leurs faces complémentaires.
Le 45 tours de Mary Hopkin inséré dans un tel coffret demeure un disque à identifier par ses propres matrices. Un coffret recomposé ultérieurement peut réunir des copies d’états différents. La provenance et le matériel d’origine doivent être examinés ensemble.
Ne pas confondre 1002 avec APPLES 1002
La présence d’une ancienne référence numérique 1002 sur APPLE 2 ne doit pas être confondue avec APPLES 1002, projet différent de la fin de 1969 associé à John Lennon et « You Know My Name ». Les deux usages appartiennent à des contextes et à des chronologies distincts.
Une recherche numérique limitée au groupe de chiffres peut créer une fausse concordance. La lecture de la totalité de l’inscription, des lettres et de la chanson gravée permet d’écarter cette erreur.
Les différents centres et étiquettes
Les premières copies d’APPLE 2 peuvent présenter des centres détachables ou des variations de typographie, avec une étiquette Apple sombre et la formule britannique de revente. Ces détails doivent être relevés aux deux faces et comparés au numéro commercial.
Une différence de papier vert ou un centre retiré après la vente ne suffit pas à dater une copie. L’étude du pressage demande l’examen conjoint de la matrice et du profil matériel.
Une fiche pour le spécialiste et le jeune collectionneur
Pour décrire le disque, on indiquera APPLE 2, les deux titres, leur attribution, les inscriptions 1002 et APPLE 2 lorsqu’elles sont présentes, l’état du centre et la pochette. On évitera de reprendre la date du coffret promotionnel comme date exacte de fabrication de toutes les copies.
Le cas illustre une règle précieuse : le premier succès d’un label peut garder dans sa gravure des traces de décisions prises avant même la mise en vente.












