APPLE RECORDS · DISCOGRAPHIE · PRESSAGES ET COLLECTION

Apple Records en France en 1968 : les premiers 45 tours APF 501 à 506

Les premières publications françaises d’Apple Records ne suivent pas seulement les numéros britanniques. La série APF 501 à 506 permet de retrouver, au lancement de 1968, Jackie Lomax, Mary Hopkin, les Iveys et James Taylor avant l’essor des références 2C.

L’arrivée d’Apple dans le réseau français

Le lancement international d’Apple Records en 1968 ne repose pas partout sur la même numérotation. En France, plusieurs premiers singles sont catalogués dans une série APF numérotée à partir de 501. Cette nomenclature fait coexister le visuel de la pomme et une logique de distribution nationale.

Il faut distinguer cette première famille des références Odéon FO associées aux Beatles et des numéros 2C plus largement employés par Pathé-Marconi à partir de 1969. Une discographie qui indique seulement APPLE 2 pour Mary Hopkin risque de passer à côté de la version effectivement mise en vente dans les magasins français.

APF 501 : Sour Milk Sea de Jackie Lomax

Le 45 tours « Sour Milk Sea » / « The Eagle Laughs at You » de Jackie Lomax apparaît sous APF 501. Cette première référence permet de relier la campagne française au programme international de 1968 et à la production de George Harrison.

La chanson principale est composée par Harrison, mais le single demeure une publication de Jackie Lomax. Une fiche matérielle notera la mention de l’artiste, les deux faces, le numéro APF, la pochette et les inscriptions d’édition, plutôt que d’en faire un disque solo de George.

APF 502 et 503 : deux versions de Mary Hopkin

APF 502 est associé à « Those Were the Days » / « Turn, Turn, Turn ». APF 503 présente « Le Temps des fleurs » avec la même seconde chanson. Ce voisinage de références est essentiel : il distingue une version francophone de la grande réussite de Mary Hopkin d’une simple traduction du titre sur une étiquette.

Il faut examiner le programme enregistré et la langue effectivement chantée. Les éditions Odéon FO 129 et FO 131 de 1968 ajoutent d’autres références françaises liées à ces deux programmes, sans transformer le numéro APF en numéro anglais. La notice peut rapprocher les disques tout en conservant leurs marques commerciales exactes.

APF 505 : les Iveys avant Badfinger

« Maybe Tomorrow » / « And Her Daddy’s a Millionaire » des Iveys est recensé en France sous APF 505. Le nom du groupe imprimé sur les rondelles doit être conservé : il s’agit de l’identité utilisée avant la transformation en Badfinger.

La présence d’un single français des Iveys à cette date démontre que l’histoire du groupe chez Apple commence avant « Come and Get It ». Pour les collectionneurs, le couplage et le numéro comptent autant que la future notoriété de Pete Ham et des autres membres.

APF 506 : James Taylor et une face principale différente

APF 506 est attribué à « Knocking Round the Zoo » / « Something’s Wrong » de James Taylor. Le programme se distingue du « Carolina in My Mind » américain, connu plus tard sous Apple 1805. Il ne faut donc pas classer APF 506 comme une simple variante de ce dernier 45 tours.

L’intérêt historique réside dans la sélection de chansons : le premier album Apple du jeune Taylor fournit plusieurs titres dont les partenaires nationaux peuvent promouvoir des combinaisons différentes. On identifie d’abord le disque réellement fabriqué, puis on rapproche les enregistrements dans la discographie de l’artiste.

FO, APF et 2C : trois systèmes à ne pas fusionner

Le single « Hey Jude » des Beatles paraît en France sous Odéon FO 127 au cours de la campagne de 1968. Les premières publications françaises des artistes Apple sont, elles, repérables par des références APF. Les numéros 2C, comme 2C 006-90.070 pour « Prince en Avignon » en 1969, relèvent d’une autre étape de la numérotation française.

Le pays, le numéro, la société de distribution et le couple des deux chansons forment le minimum de la fiche discographique. Deux emballages visuellement proches n’impliquent pas une édition commune ni une même date de pressage.

Pour une collection française fiable

Une notice d’exemplaire comportera la référence APF exacte, la transcription intégrale des titres, la matrice de chaque face et le type de pochette. Le caractère commercial, promotionnel ou importé sera précisé seulement lorsqu’il est établi.

Cette série constitue un excellent point de départ pour une collection des artistes Apple en France. Elle donne aussi des liens naturels vers les dossiers individuels de Mary Hopkin, Jackie Lomax, James Taylor et des Iveys sans les confondre avec l’histoire juridique d’Apple Corps.

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