APPLE RECORDS · DERNIERS 45 TOURS · 1975–1976
Ringo Starr : Snookeroo, R 6004 face au No No Song américain
Royaume-Uni : R 6004, Snookeroo / Oo-Wee, février 1975. États-Unis : Apple 1880, No No Song / Snookeroo, janvier 1975. Snookeroo, chanson écrite par Elton John et Bernie Taupin pour Ringo Starr, permet d’observer deux stratégies nationales différentes en 1975 : le Royaume-Uni met en avant Snookeroo, tandis que Capitol privilégie No No Song sur le disque américain.
Le disque dans les dernières années Apple
Snookeroo, chanson écrite par Elton John et Bernie Taupin pour Ringo Starr, permet d’observer deux stratégies nationales différentes en 1975 : le Royaume-Uni met en avant Snookeroo, tandis que Capitol privilégie No No Song sur le disque américain. L’histoire d’un single ne se confond pas avec celle de la chanson : les prises peuvent être antérieures et les dates de commercialisation varier selon les pays.
Le programme britannique
Au Royaume-Uni, R 6004 paraît en février 1975 avec Snookeroo sur la face principale et Oo-Wee sur l’autre. Le crédit de Ringo Starr demeure, même si la chanson est écrite par deux auteurs majeurs du rock britannique. Les numéros R sont hérités du circuit EMI employé pour les carrières solo des Beatles. Ils ne doivent pas être assimilés à la série britannique APPLE, qui avait publié des artistes extérieurs.
L’exploitation américaine
Aux États-Unis, Apple 1880 met No No Song en face A et Snookeroo en face B dès janvier 1975. Le programme diffère donc à la fois par le choix de la chanson principale et par le verso, car Oo-Wee ne figure pas sur cette édition. La distribution Capitol possède une numérotation indépendante. Un numéro voisin de celui d’un autre disque Apple ne prouve pas l’existence d’une version britannique exactement équivalente.
Faces B et différences de couplage
No No Song est une chanson humoristique sur les excès, alors que Snookeroo possède un caractère autobiographique et nostalgique. Les différents marchés privilégient donc des facettes distinctes de la personnalité musicale de Ringo. L’étude d’une face B exige de séparer composition, enregistrement et place sur le disque. Une chanson réutilisée dans un autre programme ou dans un autre pays n’est pas nécessairement une prise nouvelle.
La création musicale et ses collaborateurs
La période Goodnight Vienna repose sur un répertoire souvent fourni par des compositeurs extérieurs. Ce choix ne retire pas à Ringo son identité d’interprète, mais explique l’importance des crédits d’auteur pour décrire les disques Apple. Les contributions d’auteurs, d’interprètes et de producteurs restent à attribuer aux personnes concernées. L’appartenance d’un enregistrement au label Apple ne doit pas faire oublier l’identité propre du musicien qui le publie.
Identifier une édition pour sa collection
R 6004 et 1880 ne sont pas équivalents : le collectionneur doit regarder les deux faces avant toute attribution. Des copies promotionnelles de No No Song peuvent posséder un programme destiné aux radios et réclament un inventaire distinct. Il faut relever l’étiquette, les numéros des deux faces, la matrice et les mentions de fabrication. Une pochette illustrée ou une reproduction postérieure ne garantit pas un pressage d’époque.
La transition du label après 1974
La divergence illustre les dernières années d’Apple Records : le label permet encore des succès internationaux, mais la chanson présentée en priorité peut changer radicalement entre Londres et les États-Unis. Les marchés français, allemand, japonais et autres suivent leurs circuits nationaux. Il faut identifier les exemplaires plutôt que déduire leurs références des numéros anglais ou américains.
Une histoire du support, pas seulement du succès
Les mentions « R 6004, Snookeroo / Oo-Wee, février 1975 » et « Apple 1880, No No Song / Snookeroo, janvier 1975 » renvoient à des contextes commerciaux différents. Leur rapprochement permet de comprendre pourquoi un même répertoire a pu être distribué à des dates ou sous des formes distinctes.
À rapprocher dans la discographie Apple
Snookeroo est choisi pour une sortie britannique alors que le marché américain met davantage en avant No No Song. Le rapprochement avec Goodnight Vienna, également exploité comme single, permet d’observer une sélection territoriale des chansons de l’album. La face principale ne doit jamais être déduite de la seule pochette de Goodnight Vienna.












