APPLE RECORDS · RÉÉDITIONS JAPONAIS · 2010
Magic Christian Music TOCP-70884 : le remaster japonais de 2010
CD japonais TOCP-70884, Badfinger, Magic Christian Music, paru le 3 novembre 2010 ; 19 plages au total. Une étude des éditions Apple Records au Japon, des variations de programme et de la chronologie commerciale.
Le millésime 2010 ne désigne pas le premier album du groupe
Magic Christian Music appartient à la charnière 1969–1970, au moment où les Iveys deviennent Badfinger. L’album mêle des chansons de leur période antérieure, des titres liés au film The Magic Christian et des enregistrements plus récents. Ce caractère composite explique l’intérêt des archives.
Au Japon, la réédition de 2010 prend le numéro TOCP-70884. Sa date locale est le 3 novembre 2010, après l’annonce internationale de la campagne Apple pour la fin octobre. Le CD lui-même ne doit donc pas être répertorié comme un pressage de 1970.
Dix-neuf plages, dont cinq suppléments ciblés
L’édition contient quatorze titres de base et cinq bonus : And Her Daddy’s a Millionaire en version alternative, Mrs Jones en remix, Sali Bloo et See-Saw Granpa dans leurs présentations mono, puis I’ve Been Waiting dans un remix non écourté.
Ces intitulés précis sont plus instructifs que la mention générale « bonus tracks ». Ils permettent d’expliquer ce qu’Apple publie en 2010 : non pas cinq nouvelles chansons composées pour l’occasion, mais des versions de bandes de la première période du groupe.
Pourquoi le mono compte dans cette édition
Un mix mono n’est pas la simple addition des deux canaux d’un CD stéréo. Les choix de balance et parfois d’effets peuvent différer. Dans les archives des Iveys, ces variantes révèlent une autre présentation des voix, des guitares et de la section rythmique.
Le collectionneur doit cependant séparer le mixage du pressage. La présence de Sali Bloo en mono sur un CD de 2010 ne prouve pas que le même fichier ait servi à tous les singles d’époque. Une comparaison sonore détaillée suppose deux exemplaires identifiés.
TOCP-70884 face à TOCP-67562
Le mini-LP japonais de 2005 portait TOCP-67562 et ajoutait Storm in a Tea Cup et Arthur. Le CD 2010 possède un autre programme de bonus, une nouvelle référence et une autre opération de mastering.
L’identité de la pochette générale ne doit pas masquer ces différences. Un vendeur indiquant « Japan Apple CD » sans référence peut parler de deux éditions offrant une expérience d’écoute sensiblement différente.
De McCartney aux productions d’Apple
Come and Get It, écrite et produite par Paul McCartney, demeure le point d’entrée le plus connu, mais le disque documente aussi les contributions de Pete Ham, Tom Evans, Mike Gibbins et de producteurs comme Tony Visconti et Mal Evans.
Les bonus réhabilitent précisément le travail collectif du groupe avant sa grande période commerciale. La valeur historique de l’édition vient de la confrontation entre matériel filmique, compositions personnelles et prises alternatives.
Identifier la bonne édition
Noter TOCP-70884, la date du 3 novembre 2010, le total de dix-neuf pistes et les cinq derniers titres est une méthode fiable. Il faut ensuite vérifier livret, code-barres et conditionnement de l’exemplaire.
Ces critères sont plus solides qu’une photo réduite de la pochette ou qu’une annonce attribuant tous les bonus Badfinger à une même campagne.
Les cinq compléments sont des versions documentaires
TOCP-70884 ne présente pas cinq chansons nouvellement enregistrées en 2010. Les suppléments permettent de découvrir des étapes des bandes des Iveys et de Badfinger, notamment des mixages mono, un remix et une version non écourtée. La distinction entre ces termes compte : un remix réorganise un équilibre sonore, une prise alternative implique une autre interprétation, tandis qu’une version prolongée peut modifier la durée d’un enregistrement connu.
Pour comparer ce CD à TOCP-67562, le mini-LP de 2005, il faut lire les dernières plages plutôt que de s’appuyer sur une reproduction du visuel. Le premier ajoutait Storm in a Tea Cup et Arthur ; le second propose un parcours d’archives différent. L’examen des références évite de confondre ces campagnes éditoriales.












