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Magic Christian Music au Japon : comparer les CD de 2005 et 2010

2005 : TOCP-67562, seize plages. 2010 : TOCP-70884, dix-neuf plages. Deux programmes de bonus distincts. Une comparaison des éditions documentées pour éviter de confondre prises, remasters et supports commerciaux.

Deux rééditions, un même album historique

Il serait tentant de voir dans les deux CD japonais de Magic Christian Music des copies sonores équivalentes, la différence tenant uniquement à la date. Cette lecture ignore le travail éditorial. Le mini-LP de 2005 et le remaster de 2010 choisissent des documents supplémentaires différents.

Le LP de 1970 demeure le point de départ. Pour les éditions modernes, il faut identifier la série TOCP, le mastering et surtout la liste de pistes avant de porter un jugement sur leur contenu.

Ce qu’ajoute le mini-LP de 2005

TOCP-67562 propose deux bonus après les quatorze chansons principales : Storm in a Tea Cup et Arthur. Ces archives prolongent le répertoire constitué autour des Iveys avant leur transition en Badfinger et permettent de suivre le développement de leur écriture.

La présentation en papier cartonné miniature est également un argument de collection, mais elle ne dit rien à elle seule de la qualité d’un mix ou de sa date. L’intérêt est de retrouver ces deux pistes dans un programme physique spécifique.

L’autre logique du remaster 2010

TOCP-70884 conserve les quatorze plages originales et propose cinq versions particulières : And Her Daddy’s a Millionaire, Mrs Jones, Sali Bloo, See-Saw Granpa et I’ve Been Waiting. Le programme privilégie les prises alternatives, les mixages mono et le remix non édité.

Il ne s’agit donc pas simplement d’un CD augmenté de trois plages par rapport à 2005. Le contenu a été reconfiguré : les deux bonus de 2005 ne se retrouvent pas au même endroit dans le programme courant du disque de 2010.

L’importance de la nature des versions

Une chanson en mono ne correspond pas forcément à une prise alternative. Un remix non écourté peut conserver une partie supplémentaire d’une même performance ; une version de travail peut refléter un choix de production jamais retenu.

Pour ne pas induire le lecteur en erreur, une discographie doit reprendre les qualifications précises de l’édition, puis distinguer ces notions lorsqu’elles possèdent un sens technique différent.

Reconstituer toute la période Iveys

La question centrale n’est pas de savoir quel CD est simplement « meilleur ». Le programme de 2005 met en lumière des chansons isolées ; celui de 2010 documente davantage les conditions de réalisation d’enregistrements connus.

Un collectionneur souhaitant explorer les archives des Iveys peut donc trouver dans les deux éditions des informations complémentaires. Il faut cependant vérifier les pistes disponibles dans les éditions numériques et les disques Apple Records Extra du coffret de 2010 avant de parler d’une version exhaustive.

La grille de comparaison indispensable

Les données minimales sont le numéro TOCP, la date japonaise, le total de pistes, les titres bonus et les indications mono/stéréo. TOCP-67562 date du 23 février 2005 ; TOCP-70884 du 3 novembre 2010.

Le lecteur dispose alors d’une chronologie à trois étages : les séances de 1968–1969, le programme LP de 1970 et les deux présentations japonaises modernes. Cette organisation supprime les faux raccourcis chronologiques.

La comparaison des deux éditions doit commencer après la quatorzième plage

Les premières chansons de Magic Christian Music constituent le programme historique autour duquel les éditeurs ont construit leurs versions enrichies. Le mini-LP japonais de 2005 ajoute Storm in a Tea Cup et Arthur, tandis que le remaster de 2010 privilégie cinq variantes provenant d’autres étapes de studio. La différence ne se réduit pas à une question de volume : chaque programme raconte une autre partie de la transition entre les Iveys et Badfinger.

Une bonne concordance énumère les titres supplémentaires, leurs mentions mono ou stéréo et les dates de fabrication des CD. Le fait qu’un morceau des Iveys apparaisse sur une réédition Badfinger n’efface pas son identité initiale. Le vinyle d’époque, l’édition 2005 et celle de 2010 doivent être décrits comme trois objets distincts.

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